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  • Le Togo a encore raté le virage !

     

    T1.jpgOn a cru que la présidentielle du 4 mars dernier allait permettre d’exorciser le Togo des démons qui divisent les politiques de ce pays. Hélas. Malgré les longues palabres qui ont conduit à l’accord politique de Ouagadougou et l’arsenal des observateurs de la Cedeao, de l’Union européenne et des forces de sécurité, les résultats proclamés dans la nuit du 5 mars ne sont pas arrivés à mettre tous les protagonistes d’accord. Pour avoir été crédité d’un score provisoire de plus de 60%,  le camp présidentiel jubile, tandis que c’est l’amertume au niveau des opposants, notamment du parti de Jean-Pierre Fabre qui est estime que «sa victoire a été volée».

    T2.jpgVoilà que les affrontements et autres échauffourées tant conjurés sont de retour. Les bombes lacrymogènes ont repris leur droit, dans le quartier mythique de Bè où se trouve le siège de l’UFC, principal parti d’opposition. Ce n’est pas seulement Jean-Pierre Fabre et ses partisans qui contestent les résultats du scrutin. Les autres candidats tels que Yaowi Agboyibor et Messan Agbéyomè Kodjo ont aussi des griefs contre la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

    Les marches de protestations annoncées par l’opposition sont la preuve d’un malaise électoral.T3.jpgIncontestablement, le Togo vient, une fois encore de rater le virage d’une élection présidentielle apaisée dont les résultats ne souffrent d’aucune controverse. On n’a visiblement pas trouvé le remède au mal dont souffre ce pays depuis le vent de la démocratie des années 90. Curieusement, il se trouve être le seul où, depuis lors, les consultations électorales sont toujours sujettes à caution. C’est aussi le seul pays de l’Afrique de l’Ouest où le même régime est au pouvoir depuis 1963. Ceci n’expliquerait-il pas cela ?

     

  • Mélodrame fraternel au Togo

    K 2.jpgDepuis quelques jours, il se joue un mélodrame entre deux héritiers de feu le Général Eyadéma Gnassingbé, l’ex-président qui a dirigé d’une main de fer pendant 36 années durant sur le Togo. Soupçonnant son demi-frère Kpatcha Gnassingbé de vouloir fomenter un coup d’Etat, le président Faure Essozimna Gnassingbé a ordonné, d’abord la fusillade en règle de son domicile et ensuite son arrestation puis son inculpation mercredi dernier. De quoi faire sourire les observateurs avisés de la scène politique. Et oui! Kpatcha Gnassingbé ci-devant ministre délégué à la défense nationale et actuellement député à l’Assemblée nationale togolaise a été inculpé pour «Complot et tentative d’attentat» contre son président de frère. Certains seraient tentés de croire que c’est le «Togo à l’envers».

    K 3.jpgMais les putschs n’arrivent pas toujours du côté qu’on les imagine plus souvent. Visiblement, ces deux frères Gnassingbé que l’on disait se haïr cordialement ont fini par étaler leur haine sur la place publique. Malgré tout, on pouvait s’attendre à tout sauf à une affaire de coup d’Etat. Mais dans ce «petit pays» de l’Afrique de l’Ouest, tout peut être désormais possible. Surtout depuis qu’un des fils qu’aucune loi de la République ne destinait à hériter officiellement du pouvoir s’en est quand même emparé avec la complicité de l’Armée. Doit-on s’étonner que son autre frère cherche à vouloir la même chose ? Le coup d’Etat n’est-il pas finalement aussi cet héritage non dit que leur a légué Eyadéma qui s’est illustré comme le premier putschiste de l’histoire politique de l’Afrique noire en 1963 ? L’adage ne enseigne-t-il pas que «Tel père, tel fils» ? Sérieusement, il faut sauver l’Etat togolais de ce drame qui risque de lui enlever la crédibilité qui lui reste encore.

     

  • Togo: Robert Dussey, un intellectuel mal inspiré

    55bab87c5426906340de4c86f472c23c.jpgConseiller diplomatique du président togolais Faure Gnassingbé, Robert Dussey vient de publier un ouvrage intitulé "L'Afrique malade de ses dirigeants". Un titre assez original et courageux qui lui a, probablement, valu une interview sur Radio France internationale (RFI). Il a fallu attendre la fin de l'entretien pour se rencontre compte que Robert Dussey n'est qu'un courtisan comme les autres. En effet, on tombe complètement à la renverse à l'entendre dire conclure l'interview  en lançant que "Faure Gnassingbé est un miracle pour le Togo". Une déclaration digne de ces griots qui avait jadis fabriqué le dictacteur Eyadéma.

    Quand on sait que Robert Dussey se fait passer pour un universitaire, de surcroît, un docteur en philosophie politique, cette prise de position n'est pas du tout digne d'un intellectuel de son rang. On comprend qu'il soit séduit par "l'ouverture" du jeune président Faure Gnassingbé. Mais de là à vouloir en faire déjà une idole pour les togolais qui attendent toujours de voir, il y a un pas de trop que Dussey a franchi. A moins qu'à l'instar des dirigeants africains qu'il charge, il ne soit lui même aussi malade de son enthousiasme.

    Le Togo et les togolais n'ont plus besoin de ces envolées lyriques qui poussent à la révolte et au doute. Attention à ne pas faire déjà le lit à une autre dérive totalitaire. Nous n'avons plus besoin d'intellectuels griots à la mémoire courte et à l'enthousiasme trop facile.