Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

révolution burkinabè

  • Haïlé Gérima et Blaise Compaoré

    G.jpgVainqueur de l’Etalon de Yennenga, la plus prestigieuse récompense du Festival panafricain de cinéma et de télévision de Ouagadougou (Fespaco), Haïlé Gérima a brillé par son absence dans la capitale burkinabè. C’est sa sœur cadette et associée qui a reçu le trophée des mains du président Blaise Compaoré. Ironie du sort, le cinéaste éthiopien avait promis de ne pas mettre les pieds au Burkina tant que l’actuel chef de l’Etat sera au pouvoir. Grand admirateur de Thomas Sankara, il n’a pas supporté la liquidation de la révolution.

    Il a certainement tenu sa promesse en ne venant pas à Ouagadougou. Mais en acceptant de participer à la compétition officielle du Fespaco, il se met quelque peu dans une position ambiguë. Son œuvre n’est-elle pas finalement une partie de lui-même ? Il faut croire la participation de Gérima au Fespaco est un clin d’œil aux Burkinabè. N’est-ce pas également une manière de rendre hommage à son ami Sankara que de remporter l’Etalon de Yennenga ?

    2-sankara_1236630802.jpgIl est évident que sa joie serait plus grande si c’est des mains de Thomas Sankara qu’il reçoit l’Etalon. Mais il n’est pas réaliste de continuer à faire la fixation sur un passé révolu. Cela n’est que source de rancœur inutile. Le plus important n’est-elle pas que Haïlé Gérima et Blaise Compaoré fassent la paix des braves et se rencontrent pour voir ce qu’ils peuvent faire ensemble pour faire avancer l’Afrique. Ainsi, la consécration de Teza ne sera pas simplement celle d’un film, mais de la capacité de ce grand homme qu’est Gérima d’enterrer les querelles du passé pour tracer de nouveaux sillons pour l’avenir d’une Afrique qui nous est tous cher.