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population

  • La fécondité serait-elle une bombe au Burkina?

    F 1.jpgL'incapacité des pays africains à décoller économiquement serait-elle liée à la trop grande fécondité de ses populations? A la faveur de la présentation, le 14 novembre 2008, des résultats du quatrième recensement général de la population et de l'habitation, la question refait surface au Burkina Faso.

    A en croire les chiffres officiellement validés, l'accroissement démographique pointe désormais à 3,1% par an. Ce qui veut dire que les Burkinabè sont plus que jamais féconds. Plus concrètement, chaque femme a, en moyenne, 6,2 enfants. Nous voilà donc en route pour une croissance exponentielle de la population dans un pays où la croissance économique tire le diable par la queue. A qui la faute?

    Pour les partenaires techniques et financiers, à qui incombe le financement la grosse partie de l'enveloppement du développement, cette croissance démographique donne la chair de poule. Le représentant résident du Fonds des nations unies pour la population (UNPFA) n'a pas manqué de s'inquiéter pour la «bombe à retardement» que constitue la trop grande fécondité, dans un contexte où la pauvreté se généralise.

    F 2.jpgSon collègue de la Banque mondiale y est allée, elle aussi, de son impérieuse exhortation: «Il faut que le taux de fécondité baisse!» Mais par quels moyens? Personne n'a osé le dire. Poussant le bouchon un peu plus loin, c'est l'ambassadeur, chef de la délégation de l'Union européenne au Burkina qui a osé dire haut tout ce que tous les bailleurs de fonds pensent tout bas: «Si les politiques ne prennent pas des mesures, ils seront morts entre temps et la bombe va exploser après».

    Le diable est donc lâché. Il faut donc «prendre des décisions pour juguler la démographie galopante». Le gouvernement burkinabè peut-il avoir le courage de limiter officiellement les naissances dans ce pays où l'on croit, à tort ou à raison, que l'enfant est aussi une «richesse»? A-t-il les moyens de proposer une contrepartie assez motivante pour ceux qui se priveront d'avoir autant d'enfants qu'ils voudront, comme cela s'est fait ailleurs? Faut-il imposer la limitation des naissances? Les dés sont jetés…