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ouagadougou

  • Pauvre Dadis, il est sorti par le petite porte!

    D 1.jpgAlors que le monde médiatique était privé du Dadis-show depuis plus d’un mois, voilà que le « miraculé de Conakry » est apparu dans la soirée du mardi 12 janvier à Ouagadougou. On imagine que nos confrères des grandes chaînes de radios et de télévisions occidentales avaient dû faire des pieds et des mains pour obtenir des informations sur la santé du Capitaine admis dans une clinique de Rabat au Maroc. Malgré son long séjour hospitalier, rien n’avait filtré de ce qu’il avait pu recevoir comme soins, des personnes qui étaient à son chevet.

    On imagine que le cordon sécuritaire était infranchissable. Le secret a été bien gardé. Ça a été difficile pour les paparazzis et autres chasseurs de scoops des médias marocains et d’ailleurs. Les portes étaient apparemment fermées pour tout le monde, aux médias locaux comme aux puissants groupes qui ont généralement des micros même dans les murs et derrière les portes les plus capitonnées. Mais entre Rabat et Ouaga, les consignes de secret (ou de sécurité, c’est selon) n’ont visiblement pas été les mêmes. Si le capitaine convalescent a été débarqué quasi clandestinement à la Base aérienne 511 de Ouagadougou, sans tapis rouge, son arrivée n’est pas passée inaperçue. Y aurait-il eu fuite ? Mystère et boule de gonré.

    D2.gifEn revanche, le reportage diffusé dès le 13 janvier sur la très introduite Radio France internationale semble avoir surpris les autorités burkinabè. Une certaine logique aurait voulu que la présence du miraculé guinéen soit d’abord rendu publique par des « voix plus autorisées » au niveau de la présidence du Faso ou encore du Service d’information du gouvernement (SIG). Mais hélas. Une fois encore, c’est sur une radio étrangère (même si elle émet en FM à Ouaga) que les Burkinabè vont apprendre la présence de cet hôte spécial qu’est le capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte militaire au pouvoir en Guinée.

    Dans l’après-midi du mercredi 13 décembre, le Service d’information du gouvernement et le ministère des Affaires étrangères vont tenter de sauver la face. D’abord, par un laconique communiqué de presse qui indique que Dadis est à Ouaga « pour poursuivre sa convalescence... ». Une information largement en deçà du scoop de RFI qui a même l’avantage de révéler, en substance, que le capitaine Camara aurait été surpris d’atterrir à Ouaga. Dès lors, ils ameutent la presse nationale pour un soi-disant « point de presse sur l’actualité des dernières heures ». Mais ce ne fut qu’un rendez-vous manqué, pour ne pas dire un faux rendez-vous, comme on pouvait du reste s’en douter.

    C’est au ministère des Affaires étrangères que la plupart des confrères apprendront l’annulation du fameux point de presse pour la raison nonD3.gifmoins floue de « l’arrivée du général Sékouba Konaté, ministre de la Défense et président par intérim de la Guinée ». Comme si cette visite n’était pas prévisible. En fait, tous les arguments, même les plus farfelus, sont bons pour tourner les journalistes en rond et en ridicules. C’est malheureusement à ce jeu que le SIG et la direction de la communication et de la presse du ministère des Affaires étrangères ont été associés. Mais cela était encore loin d’être le scénario le plus cocasse.

    A en croire notre confrère « Le Pays » dans sa livraison du vendredi 15 janvier, « Les prises de vue étaient interdites à l’arrivée du président intérimaire guinéen, Sékouba Konaté ». On est où, là ? C’est à croire que la médiation dans la crise guinéenne est devenue brusquement officieuse. La presse était non grata. Et il y avait de quoi frustrer les confrères qui ont fait le déplacement de l’aéroport, juste dans le souci d’informer l’opinion nationale. Que voulait-on donc cacher et à qui ?

    D4.gifLa suite des événements a montré qu’un scénario de dévoilement était bel et bien prévu. En fait, on voulait que la presse nationale voie uniquement ce qu’on voulait qu’elle voie. Eh oui ! C’est malheureusement cela le triste sort des médias locaux, à chaque fois qu’il y a un événement stratégiquement important sous les tropiques. Les scoops sont réservés aux médias pompeusement qualifiés d’internationaux, alors que les autres doivent se contenter des mises en scène qu’on veut bien leur servir. Nos présidents, ministres et leurs conseillers ne sont-ils pas plus prompts à s’exhiber sur les chaînes étrangères qu’à communiquer à l’intérieur ?! Comment peut-on obtenir, dans ces conditions, des informations de première main, si personne ne veut les donner ? Ou encore si des forces de sécurité généralement trop zélées vous empêchent de faire votre travail ? Certes, le comité de gestion de la médiation n’avait pas intérêt à jeter Dadis en pâture à la presse. Surtout pas dans l’état dans lequel il était. Mais de là à faire un black-out sur son arrivée, il y avait un pas de trop. Cela n’a, du reste, servi à rien, puisque c’est seulement la presse locale qui n’était pas dans le coup. Certes, les vannes d’images ont été ouvertes par la suite sur la Télévision nationale du Burkina. On a même eu droit à la diffusion d’un reportage réalisé par les Forces armées guinéennes sur un entretien pathétique entre le capitaine Moussa Dadis Camara et le général Sékouba Konaté et auquel a assisté le chef d’état-major particulier de la présidence du Faso, le colonel-major Gilbert Diendéré.

    Tout cela montre bien qu’on avait besoin d’un show médiatique pour célébrer la conclusion de l’accord de Ouagadougou. Seulement, tout cela a donné l’impression d’un film trop beau pour convaincre. Finalement, le Dadis-show qui a été servi en fin de semaine dernière à Ouagadougou ressemble plutôt à un scénario bien monté. Ceci explique, peut-être, pourquoi on voulait tenir la horde des paparazzis le plus loin possible. En attendant de savoir qui va récolter les vrais dividendes de tout ça, il faut craindre que les agitations médiatiques qui ont suivi la signature de cet autre « accord de Ouagadougou » ne poussent pas à « vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ». Comme l’illustrent bien la médiation togolaise et la facilitation ivoirienne.

  • Vite, une arche de Noe a Ouagadougou

    Après le déluge, il faut maintenant construire une arche suffisamment grande et solide pour abriter les 150 000 sinistrés recensés à Simonville et dans les communes rurales de la région du Centre. A en croire la situation établie par le Premier ministre, «180 logements se sont (également) écroulés occasionnant environ 500 sinistrés» dans les autres localités touchées par les pluies diluviennes du 1er septembre. Ce sont donc, au total, 150 500 sans-logis à qui il faut trouver une demeure.
    «Pour ce qui concerne la commune de Ouagadougou, 24 489 maisons d’habitation se sont écroulées pour une valeur estimée à 13 224 060 000 F CFA. 67,08 % de ces logements se retrouvent en zones non loties et 32,92 % en zones loties». Même si la cagnotte de la «campagne de solidarité nationale et internationale» lancée lundi dernier par le Blaiso national permet de prendre les sinistrés en charge pendant un certain temps, il va falloir résoudre l’équation du logement pour tout ce monde. Le gouvernement pourra-t-il régler le problème de tous ces non-lotis et mal-lotis du Faso?
    Le déluge n’a fait que mettre à nu une politique d’aménagement territorial et de logement. C’est connu, la galère des non lotis était devenue un casse-tête chinois pour le courtmestre de la ville de Ouagadougou et aussi la source de tous les problèmes des maires d’arrondissements. Malgré les professions de foi destinées à mettre un terme à la cacophonie qui a fini par s’installer autour du problème des lotissements, les collectivités locales n’ont presque jamais réussi à trouver la bonne solution. Certains conseils municipaux, pour ne pas dire des maires, ont tissé leur toile de deals sur de sales affaires de lotissements. Ils ont parcellé et loti partout, au-delà des limites officielles de la ville, dans les zones réservées et même dans les «bandes vertes» destinées à aérer la ville. Beaucoup d’affairistes ont trouvé là l’occasion de s’enrichir sur le dos de pauvres citoyens qui ne demandaient qu’un bout de terre pour reposer leurs pieds.
    A côté des édiles dealeurs, il y a aussi des habitants fieffés de non-lotis qui ont fait pousser ces habitations précaires comme des champignons. En dehors de Baskuy qui n’a plus de terres à bazarder, le marché des parcelles a fait couler beaucoup d’encre et de salive dans les 4 autres arrondissements de la capitale. On a vendu à tour de bras. Les plus cupides ont dribblé les plus naïfs et se sont engraissés sur leur dos. Pour bénéficier à tout prix du sésame, certains ont choisi d’élire domicile sur leur lopin de terre, dans l’espoir que les agents recenseurs ne passeront pas en leur absence. Ils sont devenus des habitants de non lotis, malgré eux. Cela fait plusieurs années que ça dure...
    A côté de ces “clodos”, il y a aussi ceux qui voguent de non-loti en non-loti. Leur stratégie est simple: ériger un clapier de «8 tôles» pour marquer le territoire. Dès qu’ils sont recensés par la mairie, ils s’empressent de liquider leur numéro de recensement et vont plus loin pour créer un nouveau quartier non loti et cela avec la complicité souvent de conseillers municipaux qui y voient là l’occasion de lotir pour se remplir les poches. Pour avoir la parcelle et l’argent de la parcelle, certains ont accepté de vivre dans le lit des eaux de ruissellement avec tous les risques que cela comporte.
    Au non-loti du secteur 30, par exemple, plusieurs sinistrés avaient leurs maisons dans le couloir des eaux qui convergent vers le barrage de Yamtenga. Ce qui veut dire que, logiquement, ces habitations en banco blaguées par quelques pelletées de ciment ne pouvaient pas résister à la pression de la flotte de 263 mm d’eau qui s’est abattue sur Ouagadougou en 10 heures. Les sinistrés des berges du barrage n° 3 de Ouaga, eux, ont poussé l’outrecuidance jusqu’à s’installer sur un espace réputé inondable et donc dangereux pour leur propre vie en cas de pluie diluvienne. Certains auraient même été indemnisés, quelques années plus tôt, par la mairie de Ouagadougou qui leur aurait attribué des parcelles pour les aider à déguerpir des bords du barrage. Hélas. Par cupidité surtout, ils ont choisi de prendre des risques qui leur ont été finalement fatals le 1er septembre dernier. La plupart d’entre eux ont perdu leurs maisons et devront nécessairement aller voir ailleurs.
    Plus besoin donc de leur faire un dessin pour leur démontrer la dangerosité de leur option. Ils ne devront pas également trop rêver à un quelconque dédommagement, surtout pour ceux qui avaient déjà eu des parcelles et ont préféré les vendre. Une chose est sûre, quel que soit le montant des collectes de l’opération de solidarité, il sera difficile que le gouvernement bâtisse une maison pour chaque sinistré des zones non loties et mal loties. En dehors des entreprises privées tel l’hôtel Silmandé qui a souscrit à une assurance pour ses installations, l’écrasante majorité des victimes n’a aucun recours pour les biens mobiliers et immobiliers qu’elle a perdus. Tous les regards sont tournés vers le pasteur Testicus Zorro et son équipe gouvernementale. A l’instar de Noé, aura-t-il les moyens de bâtir une arche qui peut contenir les 150 000 sinistrés? Rien n’est moins sûr.
    Au-delà du malheur du déluge, il faut espérer que la catastrophe serve de leçon aussi bien aux autorités gouvernementales, communales qu’au citoyen lambda. Le lotissement anarchique et l’habitat sauvage ne peuvent pas être adoptés comme une voie d’urbanisation d’une ville qui se veut moderne et sûre. Une chose est de faire appel à l’aide internationale pour essayer de colmater les brèches. Mais il faut surtout faire une introspection et construire désormais selon un schéma et des normes rigoureux. Tout compte fait, même si le gouvernement consent d’ores et déjà à la réhabilitation et à la réinsertion des sinistrés, ce programme ne saura être crédible que s’il tient compte du «déguerpissement des zones inondables des villes comme des villages», comme l’a du reste souligné le document élaboré par le Premier ministre.
    Mais comme on le sait aussi ici au Faso, le tout n’est pas de savoir ce qu’on doit faire. C’est surtout d’avoir les coudées franches pour le faire. Et le faire bien. Attendons donc de voir ce qu’on va faire concrètement de ces zones non loties et mal loties.

  • Que devient le dossier de la bavure policière de Boulpouré?

    B 1.jpgEn décembre 2005, une procédure judiciaire a été ouverte contre X suite à la découverte de 4 corps criblés de balles et abandonnés en brousse, dans le village de Boulpouré, sur la Départementale n°1, Ouaga-Kongoussi.  La justice s’était ainsi mise en branle sur une plainte du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (Mbdhp) et des familles des victimes. Il avait été établi, à l’époque, qu’il s’agirait d’une bavure policière consécutive à une traque de coupeurs de route. Les forces de l’ordre se seraient trompées de cibles. Les premières investigations avaient orienté les regards vers la Direction des compagnies d’intervention rapide (Dcir), l’actuelle Compagne républicaine de sécurité (CRS). Quatre années après, les plaignants attendent toujours que les auteurs de cette bavure policière soient identifiés, jugés et punis, conformément à leurs actes. Hélas! L’appareil judiciaire se hâte lentement.

    Le 10 janvier 2006, Me Halidou Ouédraogo, alors président du MBDHP et fraîchement investi de sa nouvelle mission de «défenseur de la veuve et de l’orphelin», s’est constitué conseil aux côtés des parents des suppliciés de Boulpouré. Malheureusement, cette période a coïncidé avec ses propres ennuis de santé. C’est donc entre ses différentes hospitalisations et évacuations sanitaires à l’étranger que l’intrépide avocat défenseur des droits humains a déposé les éléments nécessaires pour le traitement du dossier. Mais il a fallu attendre le 10 janvier 2007, soit une année après, pour que le juge en charge de l’affaire lui signifie que le dossier a été transmis au Parquet de Ouagadougou. Malgré ce temps qui paraît long aux yeux des profanes, Me Halidou Ouédraogo pense que «C’est un exploit». Qu’à cela ne tienne.

    B 2.jpgPendant ce temps, les familles des victimes sont inconsolables. Elles ne voient rien venir. Naturellement, il leur est difficile de faire le deuil de leurs parents fauchés, aussi longtemps qu’ils ne connaîtront pas la vérité sur les circonstances de leurs disparitions tragiques.

    En effet, ce sont 2 ouvriers (Jean-Baptiste Nacanabo, né en 1980, et Abdoul Aziz Ouédraogo, né en 1984), 1 chauffeur  (Adama Sawadogo, né en 1977, fils unique et unique soutien de son père) et 1 passager qui ont été pris au piège de l’opération de police. Les 3 ouvriers étaient employés par l’entreprise de construction General Eco, sise dans les environs du marché de Sankaryaaré à Ouagadougou. Ils rentraient alors d’un chantier situé à Rollo, dans la nuit du 7 au 8 décembre 2005, à bord d’un camion de transport de matériaux de construction. Trois jours après qu’ils urent quitté leur point de départ, leur patron n’avait toujours pas de nouvelles d’eux. Il s’était alors mis à les chercher partout. C’est pratiquement 9 jours après, soit le 14 décembre, que la découverte macabre a été faite. Avant, ce fut la croix et la bannière pour être situé. Il a fallu que le patron de General Eco apprenne que son camion était cloué au commissariat de police du département de Dapélogo pour voir enfin le bout du tunnel. Mais c’était sans compter avec un jeu de cache-cache de la police qui ne semblait pas disposée à laisser jaillir la lumière sur ce qui est arrivé à ses employés.

    Au commissariat de Dapélogo, on lui a juste laissé entendre que le camion a été immobilisé par des policiers venus de Ouagadougou. Dans la capitale, il lui a fallu marcher plusieurs fois entre l’état-major des CRS, la direction régionale de la police judiciaire et la Sûreté nationale pour enfin tomber sur un certain Almissi qui était censé détenir le secret du dossier. C’est auprès de ce cadre de la Police nationale qu’il va apprendre finalement que ses employés ont été pris en flagrant délit comme coupeurs de route. Et c’est pour cette raison qu’ils ont été liquidés sans autre forme de procès.

    B 3.jpgComme il fallait s’y attendre, cette information n’a convaincu ni le P-DG de General Eco, encore moins les familles des victimes. Même si les malheureux ouvriers avaient été pris sur des faits de braquage sur la route, cela pouvait-il justifier que des policiers en opération les envoient ad patres et jettent leurs cadavres dans la brousse? Indéniablement, les éléments envoyés en expédition punitive ont franchi le rubicond. Ils ont eu la main trop lourde et surtout aucun respect pour la vie humaine.

    En effet, sur les lieux où les corps ont été balancés, on a pu dénombrer 38 douilles de kalachnikov. Plus accablant pour les auteurs de cet horrible carnage, les restes découverts 9 jours après le forfait portaient des fractures diverses et des parties amputées. Après avoir été probablement liquidés sur la voie, ils ont été traînés à 150 m du lieu du crime à la merci des charognards et des chiens. Ce qui peut laisser présager d’un acte consciemment exécuté et non d’une simple erreur de cible. C’est, du reste, suffisamment grave pour demander des comptes à la hiérarchie policière.

    En s’associant aux familles des suppliciés de Boulpouré pour porter plainte contre X, le MBDHP ne s’attendait pas à un marathon judiciaire aisé. Quoi que des soupçons sérieux pèsent sur la police, notamment sur des éléments de la CRS, l’organisation de défense des droits humains a choisi de ne pas devancer l’iguane dans l’eau. De sources proches du dossier, il y aurait eu trois personnes inculpées. Le sont-elles toujours?

    Même si l’issue de la bataille judiciaire semble encore loin, elle aura eu le mérite de faire avancer les choses. Le dossier est déjà passé du Parquet de Ouaga à la Chambre d’accusation où il peut encore subir les derniers réglages si on estime que les faits ne sont pas suffisamment constitués. Pour l’heure, on ne saurait dire si des personnes ont été nommément inculpées ou non. Le voile du secret d’instruction ne permettant pas d’aller au-delà, il ne reste plus qu’à attendre le fameux arrêt de renvoi qui pourra permettre de l’enrôler pour le jugement.

    B 4.jpgPendant ce temps, le camion-benne de la société de construction General Eco est toujours bloqué au commissariat de police de Dapélogo. Si l’on estime que ce type de véhicule se loue à environ 75 000 F par jour, force est de constater qu’en 4 années d’arrêt, c’est toute une fortune qui est ainsi perdue. Et rien ne prouve qu’il sera récupérable à la fin de cette histoire. Visiblement impatient de voir arriver le procès, l’avocat des victimes espère que le dossier sera enfin prêt pour les prochaines assises criminelles. Très confiant, il pense qu’«il ne peut pas se perdre dans le sable. Il doit être jugé pour l’exemple». Foi de Me Halidou Ouédraogo.