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  • Journalistes trouble-foot

    a85cfa053ee0b469c7321c5feb1f5da4.jpgLes journalistes sportifs seraient-ils des incorrigibles trouble-foot? Alors que la grande famille du sport, notamment celle du sport roi qu’est le football, tente de recoller les morceaux de ses inconséquences, il ne serait pas inutile de jeter une bonne pierre dans le jardin de nos confrères qui font l’actualité sportive. Une certaine tradition journalistique veut que les journalistes sportifs soient une race à part, un groupe de professionnels dont la logique - et peut-être même la déontologie - serait à cheval sur celle de la profession. Mais toutes les compromissions leur sont-elles permises au point que certains poussent le bouchon jusqu’à devenir de vulgaires caisses de résonances de leurs mentors? Evidemment non.

    Une chose est d’admettre et de respecter la tendance partisane des journalistes sportifs lorsqu’il s’agit de défendre les équipes nationales, mais lorsque certains se révèlent plus zélés que des supporters ordinaires, il y a de quoi s’inquiéter. Un des principes cardinaux stipule que «malgré ses préférences, le journaliste se doit toujours d’être le plus objectif possible». Mais force est de reconnaître qu’ici au Faso, chacun a son clan. Certaines mauvaises langues disent même que la plupart des plumes, micros et caméras s’émeuvent en fonction des mots des chapelles sportives qui se combattent en dehors des stades. Ce serait peu de dire que la presse sportive burkinabè souffre d’un partisanisme aigu. Et ce mal serait si profond qu’au sein d’une même rédaction, chaque confrère prêcherait pour sa chapelle. Intox ou réalité?

    Les bisbilles qui ont précédé la démission de l’ancien bureau fédéral et l’élection d’un nouvel exécutif ont montré à plus d’un que l’objectivité et la neutralité minimale ne sont pas toujours les vertus les mieux partagées au sein de la presse sportive. Lorsqu’ils ne sont pas eux-mêmes à ces postes que l’on dit juteux - à tort ou à raison -, certains n’hésitent pas à s’afficher pour untel contre un tel autre. D’autres vont même jusqu’à jeter l’anathème sur celui ou ceux qu’ils ne voulaient pas voir à la tête des instances dirigeantes. Ces partis ostensiblement pris divisent nécessairement les différents acteurs et empoisonnent une atmosphère qui n’est pas déjà facile à gérer à cause des passions qui s’y télescopent. Et cela n’arrange pas le sport, encore moins la presse. Il est urgent de briser ce cercle vicieux.

    Le 11 janvier, les confrères ennemis de l’Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB) et de l’Union de presse sportive du Burkina (UPSB) ont fumé le calumet de la paix et se sont mis à nouveau ensemble. Serait-ce de l’unité retrouvée pour toujours? On ne comprend pas pourquoi des confrères qui n’animent plus depuis belle lurette la moindre rubrique sportive sont toujours maintenus dans le nouveau bureau de consensus. En attendant le vrai changement des hommes et des mentalités, il faut espérer que cette réunification ne soit pas un simple postiche.