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coup d'etat

  • Péché politique originel

    Après l’euphorie du vrai faux coup d’Etat qui a installé le jeune Andry Rajoelina, alias TGV, au pouvoir, voici qu’une turbulence politique plane sur la grande île. Contraint à la démission, le désormais ex-président Marc Ravanomalana ne s’avoue pas hors jeu de son exil au Swaziland. Les démonstrations de forces auxquelles on a assisté ces derniers jours de ces partisans est un mauvais présage pour ce pays classé parmi les plus pauvres au monde.
    Andry.jpgLorsque les démons se mettront en branle, il ne faudra surtout pas compter sur la communauté internationale encore Gnass.jpgmoins sur l’Union africaine impuissante et foncièrement incapable de faire respecter la légalité et la légalité dans quelque Etat que ce soit. En fait, sur ce continent «béni des dieux» mais trahi par ses fils, le coup d’Etat est un péché originel. Et Andry Rajoelina n’a fait que perpétuer cette maudite tradition à Madagascar. Certains puristes politiques s’offusquent du fait que le président autoproclamé, âgé seulement de 34 ans, serait trop jeune et trop petit pour le trône. Soit. Mais n’est-ce pas avoir la mémoire trop courte qu’il devrait avoir un âge requis pour faire un coup d’Etat en Afrique ?
    Si l’on en croit l’authenticité de sa date de naissance –officiellement le 26 décembre 1935-, le tout premier putschiste africain avait à peine 30 ans. Le sergent-Chef Etienne Eyadéma Gnassingbé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait liquidé le président Sylvanus Olympio le 13 janvier 1963 au Togo. Ce péché originel n’a jamais fait l’objet d’aucune sanction sérieuse, puisque ce putschiste a même bénéficié d’un pouvoir à vie qui a duré 38 longues années. 46 ans, l’Afrique continue de traîner ce péché originel comme une véritable malédiction. Faut-il en rire ou en pleurer ?