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ATT

  • ATT, un "général-président" comme les autres!

    medium_ATT.jpgLe miracle n'a donc pas eu lieu pour l'opposition malienne. Le général Ahmadou Toumani Touré a été réélu à plus de 70%. Même si les candidats malheureux contestent ces résultats à la soviétique, ils doivent se rendre à l'évidence que la démocratie malienne n'est pas allée plus loin que de secréter un "général-président devenu" l'otage d'un système politique dans lequel, des Maliens, visiblement naïfs dans leur grande majorité ont cru qu'il était possible de faire de la démocratie sans opposition. Le faux vrai consensus autour de ATT ne pouvait que produire cette cacophonie électorale à laquelle on assiste ces derniers jours. "Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument".

    Jusque-là, seul Nelson Mandela aura prouvé que la seule manière de préserver le pouvoir, c'est de quitter le quitter avant que le vrai pouvoir ne vous quitte. Si le général ATT n'avait résisté à la tentation de revenir au pouvoir, il paraît logique qu'il bénisse aussi toutes supposées fraudes que ses partisans se seraient rendues coupables pour le maintenir au pouvoir. Un pouvoir dont il est devenu, de gré ou de force, l'esclave. Finalement, cet officier qui avait sauvé le peuple malien de la semelle de fer de Moussa Traoré, devient lui-même un général-président comme les autres. C'est-à-dire un timonier national pour qui les électeurs sont prêts à offrir les scores les plus fous. Ainsi va la démocratie en Afrique: un pas en avant, deux pas en arrière.