04.03.2009
Cinéma africain, cinéma saisonnier
Au cours de cette semaine dédiée aux cinémas d’Afrique et de la diaspora, on a les films africains plein les yeux. Mieux, on n’a pas nécessairement besoin de venir à Ouagadougou pour voir ou revoir du cinéma africain. Certaines télévisions internationales ont même aménagé spécialement leur grille de programmes pour diffuser se mettre quelque peu aux couleurs du Fespaco. La télévision nationale du Burkina n’est pas en marge du mouvement. Les films dits «africains» ont signé leur retour sur le petit écran. Et cela au grand bonheur de ceux qui vivent hors de la capitale et qui ne peuvent pas prendre part à la biennale.
Mais le hic dans cette coloration momentanée des écrans –grands et petits-, c’est qu’on se demande ce que devient le cinéma africain après le Fespaco. Tout laisse croire que malgré le combat qu
e mènent les cinéastes d’Afrique et de la diaspora pour imposer les images du continent sur la scène internationale, on est toujours aux schémas traditionnels. On a l’impression que le cinéma africain est simplement toléré sur certaines chaînes de télévision, juste pour la forme. Et cela est certainement très frustrant. Mais à qui la faute ? Telle est la crue et cruelle qu’on ne se pose pas assez.
Aussi longtemps qu’on ne répondra pas sérieusement à cette question, il sera bien difficile de considérer le cinéma africain autrement que comme un cinéma saisonnier, bon pour le Fespaco et rangé après dans les tiroirs. Le combat doit commencer par les télévisions nationales africaines et les opérateurs économiques qui préfèrent investir dans des films et feuilletons importés plutôt que de faire une promotion sincère des images d’Afrique. Quoique le Fespaco soit déjà vieux de 40 ans, il n’est jamais trop tard pour relever ce défi vital pour les cultures et les civilisations africaines. Personne ne viendra le faire à notre place.
15:15 Publié dans Parlons-en | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma africain, télévisions, ouagadougou, fespaco, burkina faso
02.03.2009
Délinquance juvénile chronique
Dans le lot des malfrats appréhendés tout récemment par la police, il se figure un «étudiant en 4e année de médecine à l’Université de Ouagadougou» et «deux jeunes élèves dont l’un en classe de terminale». Aussi incroyable que cela puisse paraître, ces jeunes délinquants sont régulièrement ainsi dans leur établissement tout se livrant à ce genre de délinquance. En effet, tandis que les élèves se sont spécialisés dans les vols à l’arraché des sacs à main des femmes et des touristes, l’étudiant est le cerveau d’un réseau de vol et de trafic d’engins à deux roues. Mettant ainsi son intelligence au profit de la rapine, Dramane Kagoné ne s’embarrassait même pas de dérober les engins de ses propres camarades étudiants. Au lieu de s’occuper des ses chères études pour lesquelles ses parents l’ont envoyé à l’Université, il s’est allié une bande de malfrats qui s’est rendue coupable du vol plus d’une centaines de motocyclettes.
Au-delà de leurs actes répréhensibles, le statut social de ces jeunes délinquants interpelle à plus d’un titre. Qu’est-ce qui a bien pu pousser un étudiant, de surcroît en 4e année de médecine à se livrer à ce genre de gangstérisme ? Mystère et boule de gomme.
On veut peut-être croire qu’il a été poussé par une mauvaise compagnie, mais cela ne peut pas lui valoir des situations atténuantes, surtout pour son niveau d’étude. C’est en tout cas très difficile de comprendre cette déviance au niveau d’un jeune homme a apparemment tout pour réunir. A moins qu’il ne souffre d’une délinquance juvénile chronique. Dans ce cas, il gagnerait à se soigner promptement de ce mal à la Maison d’arrêt de correction de Ouagadougou où il a été conduit avec ses camarades.
17:17 Publié dans Parlons-en | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : délinquance juvénile, voleurs de mobylette
19.02.2009
Energie: le Burkina mise enfin sur le solaire!
Alors que la facture du pétrole devient de plus en plus salée pour les Etats et pour les populations, le gouvernement burkinabè fait, enfin, le choix de l’énergie solaire. C’est du moins ce qui ressort du compte rendu de l’hebdomadaire conseil des ministres tenu ce mercredi 18 février à Ouagadougou. Il s’agit, en fait, d’une «demande d’autorisation pour la signature d’un protocole d’Accord entre le Burkina Faso et la Société d’exploitation minière d’Afrique de l’Ouest (SEMAFO) pour la construction d’une centrale solaire de vingt (20) mégawatts». C’est une grande première dans ce pays qui a du Soleil à revendre mais qui n’avait pas encore osé exploiter cette énergie renouvelable. En tout cas, ce n’est pas trop tôt.
Estimée à quelques 60 milliards de F Cfa, cette réalisation se veut aussi un renforcement du «leadership du Burkina dans un contexte international favorable aux projets en conformité avec les objectifs de Kyoto et des exigences d’un développement durable». Soit. Il ne faut pas rêver. Il faudrait certainement encore beaucoup d’autres centrales solaires pour arriver à couvrir les besoins en électricité du pays. C’est déjà un bon point que de penser à cette source d’énergie à portée de main. Le principal défi est d’arriver à la produire sans interruption et à la vendre moins cher. Car, il ne servirait à rien d’avoir à s'alimenter à l'énergie solaire sensiblement aussi cher comme on le fait maintenant avec le pétrole importé. Vite, entrons dans l’économie… du soleil. Et surtout que notre vie soit plus belle !
13:21 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : energie solaire, pétrole, burkina faso, semafo, mégawatt


