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16/11/2009

Le Burkina à l'épreuve de l'incivisme fiscal

I 3.jpgDepuis quelques semaines, la Direction générale des impôts est en guerre contre les entreprises qui n’honorent pas leurs engagements vis-à-vis du fisc. Les fins limiers des différentes divisions fiscales multiplient des contrôles inopinés dans les boîtes pour distribuer de bons et de mauvais points. Mais comme ils devaient s’y attendre, le nombre de mauvais élèves est malheureusement encore supérieur à celui des bons. Ils sont légion, les entrepreneurs, commerçants et autres opérateurs, à se faire prendre en flagrant délit de non-paiement des sommes dues au Trésor public, de non-reversement de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), ou encore des cotisations sociales dues à leurs employés.

L’incivisme fiscal a la peau dure au Faso. La gangrène semble difficile à éradiquer, et pour cause. Si l’on peut se féliciter de la volonté du pasteur Testicus Zorro de mettre de l’ordre dans les Finances publiques et d’imposer une certaine discipline dans l’environnement des affaires, force est de constater que les mauvaises habitudes qui persistent de chaque côté ne lui facilitent pas du tout la tâche. La grande majorité des opérateurs économiques du Burkina n’a pas encore intégré le paiement des impôts et des différentes taxes dues au fisc comme une obligation dont ils doivent obligatoirement et volontairement s’acquitter.

Ils préfèrent toujours feinter l’Etat plutôt que d’honorer leurs engagements. Et lorsqu’adviennent les contrôles, ils usent de toutes les astuces imaginables pour ne pas payer ce qu’ils doivent. Les tactiques les plus usitées en la matière restent la falsification des documents comptables et la corruption des agents des Impôts. C’est peu de dire que la comptabilité de beaucoup d’entreprises qui font des affaires dans le pays ne respecte pas toujours les règles éthiques. Entre les comptes qui sont présentés aux contrôleurs des impôts et la réalité des recettes et des charges de l’entreprise, le fossé est parfois abyssal. La transparence n’est pas encore la chose la mieux partagée. Le sport favori est de brouiller le plus possible les pistes afin de continuer à gagner beaucoup d’argent tout en payant très peu d’impôts. C’est un jeu de cache-cache quasi institutionnalisé qui s’est installé dans les rapports entre les entreprises et la Direction générale des impôts.

I 1.jpgDans ce jeu, qui devient logiquement malsain, ce sont les plus malins qui se sucrent le plus. Conscients que les entreprises ne respectent pas toujours les règles, certains agents du ministère de l’Economie et des Finances n’hésiteraient pas à exploiter cette faille pour empocher des sommes indues afin, diraient-ils, d’effacer les ardoises ou de fermer les yeux. Ainsi sont nées les brebis galeuses qui s’enrichissent en un temps deux mouvements, bâtissent des villas somptueuses à Wagda 2000, roulent dans les grosses cylindrées alors qu’ils ont à peine 5 années de carrière et que leurs salaires n’ont connu aucune avancée substantielle. La situation de ces agents qui s’enrichissent subitement est du reste connue de leurs supérieurs hiérarchiques qui, curieusement, n’osent même pas s’interroger sur l’origine de leur fortune ostentatoire. Le pire c’est qu’ils sont quelquefois présentés ou enviés (c’est selon) comme des modèles de réussite sociale. Et pourtant, tout le monde est convaincu que ce ne sont que des affairistes, des dealers qui polluent impunément l’environnement des affaires.

Par ailleurs, on connaît aussi des entrepreneurs et des opérateurs économiques qui n’ont coutume que de régler leur problème de fisc dans les couloirs obscurs du service des impôts. Ceux-là n’ont ni recours aux voies légales de remise de taxes dues, ni de demande de paiement à tempérament de ce qu’ils doivent. Ils préfèrent graisser les pattes des fonctionnaires plutôt que verser le moindre kopeck dans les caisses de l’Etat. Certains sont passés maîtres dans l’art d’utiliser leurs relations administratives et politiques pour solder leurs comptes. Ils sont convaincus qu’il suffit d’avoir les bras suffisamment longs pour passer à travers les mailles des filets. Vrai ou faux ?

La promiscuité entre des opérateurs économiques et des acteurs politiques de haut rang n’est pas toujours de nature à favoriser le civisme fiscal au Faso. Car il est reconnu que les grands commerçants et autres entrepreneurs qui financent les activités des partis politiques ou sponsorisent des manifestations caritatives organisées par des personnalités attendent toujours un retour d’ascenseur. Soit en termes de marché, soit d’exonération d’impôt, ou de couverture en cas de pépin avec l’Administration en général ou le service des impôts en particulier. Tout compte fait, ils ne sont pas généreux pour rien. Le hic c’est que cette générosité a des effets polluants sur l’environnement des affaires. Dans le jeu du chat et de la souris entre le service des impôts et les acteurs du monde économique, il y a aussi ceux qui comptent sur leur lien de sang avec tel ou tel môgô puissant du régime pour échapper au fisc et à toute forme de contrôle.

I 2.jpgCeux-là s’adonnent à tous les écarts possibles. Et lorsque surviennent des impairs, c’est toute la république qui est éclaboussée par leur gaffe. Dans ce lot, on cite les beaux-frères, les belles-sœurs, mais aussi les belles-mères proches ou lointaines. Ainsi, dans l’affaire peu reluisante de « chèques roses » dans laquelle deux personnalités importantes du ministère de l’Economie et des Finances sont impliquées, certains sont déjà convaincus que ceux-ci joueront de leurs « liens de sang » pour se tirer d’affaire. Mais apparemment, l’affaire est plus sérieuse qu’on ne peut l’imaginer, puisque les intéressés auraient été déférés à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (Maco) en attendant qu’ils soient situés sur leur sort. Ce malgré leur statut et leurs relations. Le pasteur Testicus Zorro pourra-t-il résister aux « interventions » et autres influences dans sa croisade contre l’incivisme fiscal ou laissera-t-il passer les gros poissons à travers la nasse ? Il est peut-être encore trop tôt pour en juger. Ce qui est sûr, c’est que ce nouveau front ne sera pas de tout repos pour lui. Mais c’est seulement lorsqu’il ira jusqu’au bout qu’il pourra prouver sa ténacité et donc sa capacité à briser ces mauvaises pratiques qui plombent dangereusement l’économie burkinabè

13/09/2009

Vite, une arche de Noe a Ouagadougou

Après le déluge, il faut maintenant construire une arche suffisamment grande et solide pour abriter les 150 000 sinistrés recensés à Simonville et dans les communes rurales de la région du Centre. A en croire la situation établie par le Premier ministre, «180 logements se sont (également) écroulés occasionnant environ 500 sinistrés» dans les autres localités touchées par les pluies diluviennes du 1er septembre. Ce sont donc, au total, 150 500 sans-logis à qui il faut trouver une demeure.
«Pour ce qui concerne la commune de Ouagadougou, 24 489 maisons d’habitation se sont écroulées pour une valeur estimée à 13 224 060 000 F CFA. 67,08 % de ces logements se retrouvent en zones non loties et 32,92 % en zones loties». Même si la cagnotte de la «campagne de solidarité nationale et internationale» lancée lundi dernier par le Blaiso national permet de prendre les sinistrés en charge pendant un certain temps, il va falloir résoudre l’équation du logement pour tout ce monde. Le gouvernement pourra-t-il régler le problème de tous ces non-lotis et mal-lotis du Faso?
Le déluge n’a fait que mettre à nu une politique d’aménagement territorial et de logement. C’est connu, la galère des non lotis était devenue un casse-tête chinois pour le courtmestre de la ville de Ouagadougou et aussi la source de tous les problèmes des maires d’arrondissements. Malgré les professions de foi destinées à mettre un terme à la cacophonie qui a fini par s’installer autour du problème des lotissements, les collectivités locales n’ont presque jamais réussi à trouver la bonne solution. Certains conseils municipaux, pour ne pas dire des maires, ont tissé leur toile de deals sur de sales affaires de lotissements. Ils ont parcellé et loti partout, au-delà des limites officielles de la ville, dans les zones réservées et même dans les «bandes vertes» destinées à aérer la ville. Beaucoup d’affairistes ont trouvé là l’occasion de s’enrichir sur le dos de pauvres citoyens qui ne demandaient qu’un bout de terre pour reposer leurs pieds.
A côté des édiles dealeurs, il y a aussi des habitants fieffés de non-lotis qui ont fait pousser ces habitations précaires comme des champignons. En dehors de Baskuy qui n’a plus de terres à bazarder, le marché des parcelles a fait couler beaucoup d’encre et de salive dans les 4 autres arrondissements de la capitale. On a vendu à tour de bras. Les plus cupides ont dribblé les plus naïfs et se sont engraissés sur leur dos. Pour bénéficier à tout prix du sésame, certains ont choisi d’élire domicile sur leur lopin de terre, dans l’espoir que les agents recenseurs ne passeront pas en leur absence. Ils sont devenus des habitants de non lotis, malgré eux. Cela fait plusieurs années que ça dure...
A côté de ces “clodos”, il y a aussi ceux qui voguent de non-loti en non-loti. Leur stratégie est simple: ériger un clapier de «8 tôles» pour marquer le territoire. Dès qu’ils sont recensés par la mairie, ils s’empressent de liquider leur numéro de recensement et vont plus loin pour créer un nouveau quartier non loti et cela avec la complicité souvent de conseillers municipaux qui y voient là l’occasion de lotir pour se remplir les poches. Pour avoir la parcelle et l’argent de la parcelle, certains ont accepté de vivre dans le lit des eaux de ruissellement avec tous les risques que cela comporte.
Au non-loti du secteur 30, par exemple, plusieurs sinistrés avaient leurs maisons dans le couloir des eaux qui convergent vers le barrage de Yamtenga. Ce qui veut dire que, logiquement, ces habitations en banco blaguées par quelques pelletées de ciment ne pouvaient pas résister à la pression de la flotte de 263 mm d’eau qui s’est abattue sur Ouagadougou en 10 heures. Les sinistrés des berges du barrage n° 3 de Ouaga, eux, ont poussé l’outrecuidance jusqu’à s’installer sur un espace réputé inondable et donc dangereux pour leur propre vie en cas de pluie diluvienne. Certains auraient même été indemnisés, quelques années plus tôt, par la mairie de Ouagadougou qui leur aurait attribué des parcelles pour les aider à déguerpir des bords du barrage. Hélas. Par cupidité surtout, ils ont choisi de prendre des risques qui leur ont été finalement fatals le 1er septembre dernier. La plupart d’entre eux ont perdu leurs maisons et devront nécessairement aller voir ailleurs.
Plus besoin donc de leur faire un dessin pour leur démontrer la dangerosité de leur option. Ils ne devront pas également trop rêver à un quelconque dédommagement, surtout pour ceux qui avaient déjà eu des parcelles et ont préféré les vendre. Une chose est sûre, quel que soit le montant des collectes de l’opération de solidarité, il sera difficile que le gouvernement bâtisse une maison pour chaque sinistré des zones non loties et mal loties. En dehors des entreprises privées tel l’hôtel Silmandé qui a souscrit à une assurance pour ses installations, l’écrasante majorité des victimes n’a aucun recours pour les biens mobiliers et immobiliers qu’elle a perdus. Tous les regards sont tournés vers le pasteur Testicus Zorro et son équipe gouvernementale. A l’instar de Noé, aura-t-il les moyens de bâtir une arche qui peut contenir les 150 000 sinistrés? Rien n’est moins sûr.
Au-delà du malheur du déluge, il faut espérer que la catastrophe serve de leçon aussi bien aux autorités gouvernementales, communales qu’au citoyen lambda. Le lotissement anarchique et l’habitat sauvage ne peuvent pas être adoptés comme une voie d’urbanisation d’une ville qui se veut moderne et sûre. Une chose est de faire appel à l’aide internationale pour essayer de colmater les brèches. Mais il faut surtout faire une introspection et construire désormais selon un schéma et des normes rigoureux. Tout compte fait, même si le gouvernement consent d’ores et déjà à la réhabilitation et à la réinsertion des sinistrés, ce programme ne saura être crédible que s’il tient compte du «déguerpissement des zones inondables des villes comme des villages», comme l’a du reste souligné le document élaboré par le Premier ministre.
Mais comme on le sait aussi ici au Faso, le tout n’est pas de savoir ce qu’on doit faire. C’est surtout d’avoir les coudées franches pour le faire. Et le faire bien. Attendons donc de voir ce qu’on va faire concrètement de ces zones non loties et mal loties.

28/08/2009

La "clinique du plaisir" qui fait couler beaucoup d'encre et de salive

R 1.jpgDepuis presque deux décennies, le Burkina Faso est devenu une terre de prédilection des adeptes du «prophète» Raël. Officiellement reconnu seulement en 1996, le mouvement ne compte pas moins d’«un millier d’adhérents, dont 350 actifs», selon son guide national, le Dr Sié Benoît Da, qui officie comme médecin psychiatre au centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo. Malgré leur petit nombre, ils sont si actifs qu’ils ont marqué leur territoire par l’implantation du «village des raëliens», un site pittoresque situé à Dingasso, à 15 km au sud de Bobo-Dioulasso.

Il y a quelques mois, ils ont lancé la construction d’un centre hospitalier de réparation et de restauration des clitoris mutilés. Dénommé au départ «Hôpital du plaisir», ce projet vise, selon ses initiateurs, à permettre aux femmes victimes de l’excision de jouir, un tant soit peu, de leur précieux organe sexuel. Une noble mission qui devrait apporter de l’espoir et une nouvelle vie aux milliers de clitoris que l’on continue de mutiler dans ce pays. Mais il a suffi que cette intention soit étalée sur la place publique pour qu’elle suscite une controverse. Faut-il  craindre que le mouvement raëlien profite de ce projet pour faire du prosélytisme? Telle est la question qui brûle les lèvres et fait couler beaucoup d’encre et de salive. Certains se sont même crus obligés d’attirer l’attention des autorités sanitaires sur la dérive que constituerait ce projet.

R 2.jpgAu sein du Comité national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE), les membres émettent des inquiétudes, même si personne n’a encore osé dire haut tout ce qui se pense bas. Dans une interview accordée à une télévision française, le Pr Michel Akotionga - l’un des pionniers de la réparation et de la restauration des victimes de l’excision - n’y est pas allé par quatre chemins. En tant que membre du CNLPE, il a déclaré: «Le Comité se démarque de cet hôpital du plaisir. Il en est de même pour l’équipe du Pr Lankoandé.»

Le ministre de la Santé préfère, lui, jouer la carte de la diplomatie. Interrogé par notre confrère Jeune Afrique (n°2535 du 9 août), Seydou Bouda a laissé échapper que «Lorsque de telles propositions permettent d’élargir le potentiel sanitaire, on ne fait pas les difficiles...», avant d’ajouter: «Nous aurons un œil vigilant et nous fermerons l’hôpital à la moindre dérive.» Comme on peut le voir, le département en charge de la santé publique ne ferme pas la porte à la contribution des raëliens. Il est visiblement intéressé par la contribution de ce mouvement qui, il faut le reconnaître, ne manque pas de délicatesse et de lobbying.

Officiellement, le projet est porté par l’Association Voix des femmes pour l’épanouissement (AVFE) et non directement par le mouvement raëlien. C’est donc cette organisation qui est partenaire de Clitoraid, un organisme raëlien basé à Las Vegas, aux Etats-Unis, et qui est chargé de collecter les fonds nécessaires pour la réalisation du complexe hospitalier. A en croire Mariam Banémanie Traoré, présidente de l’AVFE, «cette association est composée des gens de différentes religions, de femmes burkinabè et maliennes. Elle n’est pas formée uniquement de raëliens, mais de tous ceux qui veulent redonner espoir aux victimes de l’excision». Agée de 54 ans, cette évêque raëlienne basée à Bobo-Dioulasso est la cheville ouvrière du projet. Elle ne s’embarrasse d’aucune pudeur pour témoigner de ce que la restauration de son clitoris, mutilé à 13 ans, a pu apporter comme «changement positif» dans sa vie. Elle reconnaît néanmoins que l’initiative d’implanter l’hôpital au Burkina est de Raël lui-même qui, après avoir écouté son témoignage à elle, a été bouleversé au point de demander aux adeptes du mouvement de «faire quelque chose pour les femmes d’Afrique».

R 3.jpgC’est probablement pour répondre à cet appel de Raël que Pierre Bolduc, un ingénieur de bâtiments et travaux publics, a quitté son Canada natal pour s’établir depuis 3 ans à Bobo-Dioulasso où il s’occupe de suivre l’exécution du projet. Sur le chantier, il a mis au point une machine à tailler les pierres naturelles afin d’associer des matériaux locaux à la construction de l’édifice. Le coût global de l’ouvrage (équipement compris) est estimé à quelque 150 millions de francs CFA. Conçu à 2 niveaux, il comporte un hall d’accueil des patientes, une salle de conférences et d’animation, des salles de consultation et d’hospitalisation, un bloc opératoire et des bureaux pour le personnel médical. Ses concepteurs prévoient de se consacrer dans un premier temps à la réparation des séquelles de l’excision et à la restauration des victimes qui voudraient recouvrer l’usage de leur clitoris.

Même si le projet a été déclaré comme «un hôpital généraliste», il affiche une priorité qui ne trompe pas. Cela est d’autant plus excitant pour le mouvement raëlien qu’il a déjà engagé une campagne de sensibilisation des victimes de l’excision. Selon Mariam Banémanie Traoré, «Plus de 200 femmes sont déjà inscrites». Abibata Sanon, guide raëlienne, n’a pas attendu l’hôpital du plaisir. Elle s’est fait opérer dans l’une des cliniques privées de Ouagadougou. Ravie d’avoir recouvré cet organe dont on l’a mutilée depuis l’âge de... 7 jours. Mariée à un évêque raëlien, elle fait partie de l’équipe de sensibilisation du mouvement et n’hésite pas à exhiber à qui veut le voir son premier fils qu’elle considère comme «l’enfant de la restauration», c’est-à-dire «l’enfant conçu avec le maximum de plaisir». En fait, selon la doctrine raëlienne, le sexe ne sert pas seulement à la procréation, mais surtout au plaisir. D’où l’appellation de «l’hôpital du plaisir» au départ du projet.

R 4.jpgLorsque les autorités burkinabè ont trouvé que «le mot plaisir aliène la femme», les raëliens n’ont trouvé aucun inconvénient à le retirer de leurs documents officiels. Ainsi, au lieu d’hôpital du plaisir, ils ont opté désormais pour «Kamkaso», «La maison de la femme noire».

A défaut d’aller jusqu’au bout de son rêve aventureux de «l’immortalité par le clonage», l’ancien journaliste français Claude Vorilhon, alias Raël  - «instruit par les extra-terrestres» en 1973 -  est désormais à l’assaut des clitoris mutilés au Burkina. Pourvu que tout cela nous fasse garder les pieds sur terre et la tête bien sur les épaules.