« 2007-10 | Page d'accueil | 2007-12 »

20.11.2007

Arche de Zoé: Rachida était donc au courant du deal

Dans l'affaire de l'Arche de Zoé, la secrétaire d'Etat chargée des droits de l'homme, Rama Yade, affirmait avoir alerté son homologue de la justice sur l'opération illégale de l'ONG française. La lettre du Continent (Africa intelligence) s'est procuré la précieuse missive adressée le 1er août 2007 par Brigitte Collet, dircab de Rama Yade, à son homologue de la justice, Patrick Gérard, dircab de Rachida Dati. Le document et les explications de la Lettre du continent:

« Il y est écrit: "Je souhaite vous alerter sur l'annonce du transfert vers le territoire français de 250 à 1 000 enfants de moins de cinq ans rapatriés de la zone du Darfour (Soudan) et proposés à l'adoption ou l'accueil à des familles françaises, par l'association loi de 1901 "L'Arche de Zoé" qui présente l'opération comme imminente. Cette opération, si elle venait à être réalisée, se déroulerait en toute illégalité au regard des conventions internationales". Le Secrétariat général de l'autorité centrale pour l'adoption internationale (SGAI) qui est sous tutelle du Quai d'Orsay, a saisi le 9 juillet, le Procureur de Paris pour activité illicite en matière d'adoption.

"Nos services sont à la disposition des vôtres pour toute information complémentaire qui vous semblerait utile, qu'il s'agisse d'informer les familles susceptibles d'accueillir les enfants ou de toute autre disposition que vous jugeriez nécessaire" conclut la dircab de Rama Yade. Et pourtant, sur le terrain, les "sapeurs pompiers volontaires" ont poursuivi l'opération d'"ingérence humanitaire"  ! Misère de la diplomatie française… Elle n'est même plus écoutée à Paris !"

Voir le fac-similé de la lettre sur la page suivante.

Zoe_2_4

« Du côté du ministère de la défense, le ministre Hervé Morin s'est aussi mis "à l'abri" et a affirmé que l'armée française "a fait son travail et respecté les procédures" dans cette affaire. Le ministre a précisé : "Lorsqu'il y a eu en août la première demande de Children Rescue (le nom pris par l'Arche de Zoé au Tchad) pour le transport de trois personnes, l'armée française a utilisé la même procédure que d'habitude : elle a obtenu du ministère de l'intérieur tchadien l'autorisation pour l'ONG de circuler sur le territoire pour mener des opérations humanitaires au profit d'enfants soudanais réfugiés". Bref, c'est la faute aux Tchadiens ! »

16.11.2007

Ce que Sarko cache dans l'Arche de Zoé

YORO aux SARKO: Lettre adressée à Nicolas qui tente de retirer la main de son frère cadet François Sarkozy pris la main dans le sac de l'Arche de Zoé
(Yorongar.com 07/11/2007)


79342d53b406d2aaa55396437241d973.jpgExcellence Monsieur Nicolas Sarkozy
Président de la République
Objet : Votre déclaration du 6 novembre 2007

Excellence Monsieur,

«J’irai chercher ceux qui restent quoi qu’ils
aient fait» dites-vous. «Quoi qu’ils aient fait», en insistant pour être clair et bien compris. Vous narguez les Tchadiens qui sont à vos yeux moins que vos chiens, qui demeurent toujours des esclaves et qui ne méritent ni dignité ni respect comme les traitaient vos ancêtres.

Venez les chercher, Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy, puisqu’ils ont accompli des actes qui méritent la médaille d’honneur. Puisqu’ils n’ont enlevé et séquestré que des enfants nègres, bons pour les réseaux notamment des pédophiles, des voleurs d’organes humains, des proxénètes et des laboratoires d’expérimentation.

Nous savons ce qui vous fait présentement courir.

Vous paniquez depuis le jour où vos compatriotes dignes de la médaille d’honneur à leur décernée ont été arrêtés à Abéché. Mieux, après que vous ayez réussi à les kidnapper avec la complicité de M. Idriss Déby pour les ramener en France, alors qu’ils ont à peine été entendus par le Doyen des Juges d’instruction chargé de la procédure.

N’est-ce pas, Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy, vous voulez étouffer cette affaire dans l’œuf pour éviter le déballage de vos protégés?

En voici quelques raisons:

Nous soumettons à votre sagacité, le dossier que nous a fait parvenir un de vos compatriotes:

Rappelez- vous de ce rapport sur l’"Aide humanitaire, trafic d'enfants et terrorisme international" à l'OIPC-INTERPOL en 2004 publié depuis trois ans déjà sur l'Internet ! Voir également "Rapt international d'enfants"entre autres!
Votre frère cadet, François Sarkozy en plein dans le «merdier» !

C’est ce qui vous fait perdre la tête ces jours-ci.

«J'irai chercher ceux qui restent quoi qu’ils aient fait » clamez-vous hier, 6 novembre 2007, à qui veut vous entendre. On ne peut que s'en féliciter.

Maintenant à quoi la précipitation de notre Napoléon du Troisième Millénaire est-elle due ?

Dr François Sarkozy, votre frère cadet est-il lié, aux Pieds nickelés de l'humanitaire pour que vous soyez aux toutes premières loges des dessous de la « lamentable équipée » de l'Arche de Zoé.

En effet, on en croit à la bonne presse, la secrétaire générale de l'Arche de Zoé, n’est autre que la très respectable Stéphanie LEFEBVRE, une vielle connaissance du M. Eric BRETEAU, initiateur de l'opération foireuse «Children Rescue» au Tchad. Les deux protagonistes se connaissent, dit-on, depuis 15 ans.

Or, Mme Stéphanie LEFEBVRE est la directrice adjointe de Paris Biotech Santé comme vient de le révéler le Journal chrétien. Et François Sarkozy, votre frère cadet, figure, avec Stéphanie LEFEBVRE, parmi les membres du Comité d'évaluation de ce prestigieux organisme voué à la recherche biomédicale et à la santé. On est émerveillé.

En effet, le parcours de votre frère est éloquent: M. François Sarkozy a été nommé vice-président du conseil de surveillance de «Bio Alliance Pharma» en janvier 2006.

Cet organisme dit Bio Alliance Pharma est une «société biopharmaceutique d'innovation, spécialisée dans le développement et la commercialisation de nouveaux produits thérapeutiques focalisés sur le cancer, les infections graves (VIH)... » peut-on lire en ligne.

C'est là un domaine que connaissaient bien les infirmières bulgares en Libye.

En parallèle, votre frère cadet, le Dr François Sarkozy, 47 ans, occupe depuis 2001 un poste d‘associé au sein d‘AEC Partners.

Qu'y fait-il ? Votre frère cadet y est très actif. La preuve, tout l'intéresse: le développement de stratégies marketing et médicales au niveau international, le management de projets et ressources, la prospection et la négociation de produits, la commercialisation de nouveaux produits et le management de la transition lors de fusions et réorganisations.

Pédiatre de formation, votre frère cadet, le Dr François Sarkozy, est un bourreau de boulot ! Encore bravo. Avant cela, pendant la période 1990-2000, votre frère cadet, Dr François Sarkozy, fut successivement directeur médical France pour Aventis Pharma et directeur médical et pharmaceutique France pour Hoechst Marion Roussel.
Et, pendant trois ans, votre frère cadet, Dr François Sarkozy est, dans ses hautes fonctions pharmaceutiques,posté aux Etats-Unis.
Félicitations! Bravo !
Sachant qu'auparavant, Dr François Sarkozy est, chez Roussel-Uclaf, directeur du développement international, responsable du développement clinique international et chef de produit au niveau mondial pour les antibiotiques.

De 1983 à 1990, votre frère cadet, Dr François Sarkozy, a occupé un poste d‘assistant au sein du département de physiologie respiratoire à l‘AP-HP. Un partenaire attitré de Paris Biotech Santé (et de l'Arche de Zoé?). C‘est également au sein de l‘AP-HP que François Sarkozy a réalisé son internat en pédiatrie (Interne des Hôpitaux de Paris). Le Dr Sarkozy possède aussi un MBA obtenu auprès de l‘INSEAD, si l'on en croit Bio Alliance Presse le 5 janvier 2006 dans un communiqué de presse.
Que fait exactement Bio Alliance Pharma où siège votre frère cadet Dr François Sarkozy ?
La compagnie a développé des médicaments comme le Doxorubicin Transdrug® pour traiter des maladies décrites comme mille fois plus virulentes en Asie du Sud-est et dans l'Afrique sub-saharienne, si l'on prête foi à Boursorama.

D'autre part, pour développer ces remèdes, la société a fait appel à des expérimentations sur des patients, comme, par exemple, pour le Loramyc, 540 patients sur 40 sites répartis entre les Etats-Unis, le Canada et l'Afrique du Sud, peut-on lire sur Smartbrief.

Coïncidence, Eric BRETEAU, ses coauteurs et complices de l'Arche de Zoé voulaient «évacuer» 10.000 orphelins du Darfour vers la France, le Canada et les Etats-Unis.

Quant à AEC Partners où siège votre frère cadet, Dr François Sarkozy, son plus riche client est le géant américain Pfizer, leader mondial de l'industrie pharmaceutique, spécialiste entre autre du traitement de la maladie d'Alzheimer, «Grande Cause nationale » de la République française en 2007.

ll n'y a bien entendu aucun rapport entre le fait que votre frère cadet, Dr François Sarkozy ait pour plus riche client le géantisme Pfizer et le fait que la maladie d'Alzheimer devienne grande cause nationale de la France après votre brillante élection à la tête de la France, ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dit !

Au printemps, un petit pays africain géographiquement proche du Tchad, attaque devant la justice internationale le fameux Pfizer qui aurait «effectué en 1996 de façon illégale l'essai clinique d'un médicament appelé Trovan Floxacine sur 200 enfants atteints de méningite à méningocoque», selon de multiples sources au dessus de tout soupçon.

Selon Afrik.com, le géant américain aurait donc en 1996 «secrètement utilisé des enfants comme cobayes dans les tests d'un médicament ». 2,75 milliards de dollars d'indemnités sont réclamés à l'inventeur du Viagra, car « 11 enfants sont morts (5 ont pris le premier produit, 6 le second) et de nombreux autres ont subi des séquelles: surdité, paralysie, lésions cérébrales ou cécité», si l'on en croit Afrik.Com du 21 mai 2007, alors que c'est le très américain The Washington Post qui a déterré l'affaire.

Pour reprendre les termes du Journal chrétien, Parisbiotech, où bossent dur Stéphanie LEFEBVRE, secrétaire générale de L'Arche de Zoé et votre frère cadet, le Dr François Sarkozy, «n'est pas une histoire d'amateurs; ils sont très professionnellement organisés et ne manquent pas de fonds et de soutiens en tout genre. Ils n'avaient donc aucun mal pour organiser et financer l'opération « d'évacuation» menée par l'Arche de Zoé au Tchad »
Gilbert Léonard de constater dans les colonnes de l'organe de presse en question: La «petite» association «Arche de Zoé» semble avoir préparé cette opération avec beaucoup de relations d'influence et de moyens techniques et financiers. Fin de citation.
Voilà, pour éclairer vos lanternes, l’extrait d’un dossier que m’a envoyé un de vos compatriotes pour me permettre de comprendre le pourquoi de votre agitation.
Libre à vous de donner ordre à votre armée qui est séparée de la nouvelle prison que juste par une rue.

Permettez-moi, Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy,,de vous rappeler que vous passez complètement à côté de la convention entre la République du Tchad et la République Françoise. Vous avez une lecture erronée des dispositions de cette convention.

En effet, l’article 45 de cette convention relatif à l’extradition dispose sur les sujets à extrader que :

«1)- Les individus qui sont poursuivis pour crimes ou délits punis par les lois des Parties contractantes d’une peine d’au moins un an d’emprisonnement.

L’extradition peut être refusée «si les infractions ont été commises en tout ou partie sur le territoire de l’Etat» (article 49, alinéa c)..

Pour le cas d’espèce c’est un crime contre l’humanité de ces enfants. Donc, impossible de les extrader, M. Nicolas Sarkozy.

Pour vous, des Français bon teint comme les Breteau ne doivent pas être emprisonnés et jugés par des juges « nègres juges tchadiens».

Veuillez agréer, M. le Président, l’assurance de la fierté de M. Idriss Déby d’avoir un ami comme vous.

N’Djaména, le 7 novembre 2007
Le député Ngarlejy YORONGAR

Fédération, Action pour la République
(Far/Parti Fédération)
BP 4197 N’Djaména
Tchad
N°030/FAR/CEF/2007
  
  


Windows Desktop : retrouvez tout sur votre PC en un clin d'oeil ! X-Apparently-To: isabellelaurence@yahoo.com via 68.142.200.122; Thu, 15 Nov 2007 05:04:39 -0800 X-YahooFilteredBulk: 65.54.246.143 X-Originating-IP: [65.54.246.143] Authentication-Results: mta148.mail.re4.yahoo.com from=hotmail.com; domainkeys=neutral (no sig) Received: from 65.54.246.143 (EHLO bay0-omc2-s7.bay0.hotmail.com) (65.54.246.143) by mta148.mail.re4.yahoo.com with SMTP; Thu, 15 Nov 2007 05:04:39 -0800 Received: from hotmail.com ([10.6.54.111]) by bay0-omc2-s7.bay0.hotmail.com with Microsoft SMTPSVC(6.0.3790.3959); Thu, 15 Nov 2007 04:57:46 -0800 Received: from mail pickup service by hotmail.com with Microsoft SMTPSVC; Thu, 15 Nov 2007 04:57:45 -0800 Received: from 217.74.228.2 by bl103fd.blu103.hotmail.msn.com with HTTP; Thu, 15 Nov 2007 12:57:40 GMT X-Originating-IP: [217.74.228.2] X-Originating-Email: [djibo_eugenie@hotmail.com] X-Sender: djibo_eugenie@hotmail.com From: =?iso-8859-1?B?RXVn6W5pZSBESklCTy9aT05HTw==?= To: sanabouda@hotmail.com, camiss2001@yahoo.fr, bibiane.damiba@intelsat.com, dialloismael@yahoo.fr, isabellelaurence@yahoo.com, h.djido@caramail.com, jbadou@yahoo.com, mone@sburk.simis.com, jbaptisteky@yahoo.fr, lankdafa@hotmail.com, davidlank@netcourrier.com, tassembedo@cenatrin.bf, zilabfr@yahoo.com, beatrice_nikiema@hotmail.com, scobamfo@cenatrin.bf, delphine.ouandaogo@undp.org, o_alassane@hotmail.com, phinia90@yahoo.fr, yoyngo@yahoo.fr, ki.yolande@fasonet.bf Subject: FW: Tr: Que cachait l'operation "Arche de Zoe?" Echec d'un projet d'experimentation? Date: Thu, 15 Nov 2007 12:57:40 +0000 Mime-Version: 1.0 Content-Type: text/html; charset=iso-8859-1; format=flowed X-OriginalArrivalTime: 15 Nov 2007 12:57:45.0520 (UTC) FILETIME=[1DDDC300:01C82787] Content-Length: 5247 X-Apparently-To: isabellelaurence@yahoo.com via 68.142.200.122; Thu, 15 Nov 2007 05:04:39 -0800 X-YahooFilteredBulk: 65.54.246.143 X-Originating-IP: [65.54.246.143] Authentication-Results: mta148.mail.re4.yahoo.com from=hotmail.com; domainkeys=neutral (no sig) Received: from 65.54.246.143 (EHLO bay0-omc2-s7.bay0.hotmail.com) (65.54.246.143) by mta148.mail.re4.yahoo.com with SMTP; Thu, 15 Nov 2007 05:04:39 -0800 Received: from hotmail.com ([10.6.54.111]) by bay0-omc2-s7.bay0.hotmail.com with Microsoft SMTPSVC(6.0.3790.3959); Thu, 15 Nov 2007 04:57:46 -0800 Received: from mail pickup service by hotmail.com with Microsoft SMTPSVC; Thu, 15 Nov 2007 04:57:45 -0800 Received: from 217.74.228.2 by bl103fd.blu103.hotmail.msn.com with HTTP; Thu, 15 Nov 2007 12:57:40 GMT X-Originating-IP: [217.74.228.2] X-Originating-Email: [djibo_eugenie@hotmail.com] X-Sender: djibo_eugenie@hotmail.com From: =?iso-8859-1?B?RXVn6W5pZSBESklCTy9aT05HTw==?= To: sanabouda@hotmail.com, camiss2001@yahoo.fr, bibiane.damiba@intelsat.com, dialloismael@yahoo.fr, isabellelaurence@yahoo.com, h.djido@caramail.com, jbadou@yahoo.com, mone@sburk.simis.com, jbaptisteky@yahoo.fr, lankdafa@hotmail.com, davidlank@netcourrier.com, tassembedo@cenatrin.bf, zilabfr@yahoo.com, beatrice_nikiema@hotmail.com, scobamfo@cenatrin.bf, delphine.ouandaogo@undp.org, o_alassane@hotmail.com, phinia90@yahoo.fr, yoyngo@yahoo.fr, ki.yolande@fasonet.bf Subject: FW: Tr: Que cachait l'operation "Arche de Zoe?" Echec d'un projet d'experimentation? Date: Thu, 15 Nov 2007 12:57:40 +0000 Mime-Version: 1.0 Content-Type: text/html; charset=iso-8859-1; format=flowed X-OriginalArrivalTime: 15 Nov 2007 12:57:45.0520 (UTC) FILETIME=[1DDDC300:01C82787] Content-Length: 5247

Incroyable!... Bonne lecture!

Eugenie

YORO aux SARKO: Lettre adressée à Nicolas qui tente de retirer la main de son frère cadet François Sarkozy pris la main dans le sac de l'Arche de Zoé
(Yorongar.com 07/11/2007)


Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy
Président de la République
Objet : Votre déclaration du 6 novembre 2007

Excellence Monsieur,

«J’irai chercher ceux qui restent quoi qu’ils
aient fait» dites-vous. «Quoi qu’ils aient fait», en insistant pour être clair et bien compris. Vous narguez les Tchadiens qui sont à vos yeux moins que vos chiens, qui demeurent toujours des esclaves et qui ne méritent ni dignité ni respect comme les traitaient vos ancêtres.

Venez les chercher, Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy, puisqu’ils ont accompli des actes qui méritent la médaille d’honneur. Puisqu’ils n’ont enlevé et séquestré que des enfants nègres, bons pour les réseaux notamment des pédophiles, des voleurs d’organes humains, des proxénètes et des laboratoires d’expérimentation.

Nous savons ce qui vous fait présentement courir.

Vous paniquez depuis le jour où vos compatriotes dignes de la médaille d’honneur à leur décernée ont été arrêtés à Abéché. Mieux, après que vous ayez réussi à les kidnapper avec la complicité de M. Idriss Déby pour les ramener en France, alors qu’ils ont à peine été entendus par le Doyen des Juges d’instruction chargé de la procédure.

N’est-ce pas, Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy, vous voulez étouffer cette affaire dans l’œuf pour éviter le déballage de vos protégés?

En voici quelques raisons:

Nous soumettons à votre sagacité, le dossier que nous a fait parvenir un de vos compatriotes:

Rappelez- vous de ce rapport sur l’"Aide humanitaire, trafic d'enfants et terrorisme international" à l'OIPC-INTERPOL en 2004 publié depuis trois ans déjà sur l'Internet ! Voir également "Rapt international d'enfants"entre autres!
Votre frère cadet, François Sarkozy en plein dans le «merdier» !

C’est ce qui vous fait perdre la tête ces jours-ci.

«J'irai chercher ceux qui restent quoi qu’ils aient fait » clamez-vous hier, 6 novembre 2007, à qui veut vous entendre. On ne peut que s'en féliciter.

Maintenant à quoi la précipitation de notre Napoléon du Troisième Millénaire est-elle due ?

Dr François Sarkozy, votre frère cadet est-il lié, aux Pieds nickelés de l'humanitaire pour que vous soyez aux toutes premières loges des dessous de la « lamentable équipée » de l'Arche de Zoé.

En effet, on en croit à la bonne presse, la secrétaire générale de l'Arche de Zoé, n’est autre que la très respectable Stéphanie LEFEBVRE, une vielle connaissance du M. Eric BRETEAU, initiateur de l'opération foireuse «Children Rescue» au Tchad. Les deux protagonistes se connaissent, dit-on, depuis 15 ans.

Or, Mme Stéphanie LEFEBVRE est la directrice adjointe de Paris Biotech Santé comme vient de le révéler le Journal chrétien. Et François Sarkozy, votre frère cadet, figure, avec Stéphanie LEFEBVRE, parmi les membres du Comité d'évaluation de ce prestigieux organisme voué à la recherche biomédicale et à la santé. On est émerveillé.

En effet, le parcours de votre frère est éloquent: M. François Sarkozy a été nommé vice-président du conseil de surveillance de «Bio Alliance Pharma» en janvier 2006.

Cet organisme dit Bio Alliance Pharma est une «société biopharmaceutique d'innovation, spécialisée dans le développement et la commercialisation de nouveaux produits thérapeutiques focalisés sur le cancer, les infections graves (VIH)... » peut-on lire en ligne.

C'est là un domaine que connaissaient bien les infirmières bulgares en Libye.

En parallèle, votre frère cadet, le Dr François Sarkozy, 47 ans, occupe depuis 2001 un poste d‘associé au sein d‘AEC Partners.

Qu'y fait-il ? Votre frère cadet y est très actif. La preuve, tout l'intéresse: le développement de stratégies marketing et médicales au niveau international, le management de projets et ressources, la prospection et la négociation de produits, la commercialisation de nouveaux produits et le management de la transition lors de fusions et réorganisations.

Pédiatre de formation, votre frère cadet, le Dr François Sarkozy, est un bourreau de boulot ! Encore bravo. Avant cela, pendant la période 1990-2000, votre frère cadet, Dr François Sarkozy, fut successivement directeur médical France pour Aventis Pharma et directeur médical et pharmaceutique France pour Hoechst Marion Roussel.
Et, pendant trois ans, votre frère cadet, Dr François Sarkozy est, dans ses hautes fonctions pharmaceutiques,posté aux Etats-Unis.
Félicitations! Bravo !
Sachant qu'auparavant, Dr François Sarkozy est, chez Roussel-Uclaf, directeur du développement international, responsable du développement clinique international et chef de produit au niveau mondial pour les antibiotiques.

De 1983 à 1990, votre frère cadet, Dr François Sarkozy, a occupé un poste d‘assistant au sein du département de physiologie respiratoire à l‘AP-HP. Un partenaire attitré de Paris Biotech Santé (et de l'Arche de Zoé?). C‘est également au sein de l‘AP-HP que François Sarkozy a réalisé son internat en pédiatrie (Interne des Hôpitaux de Paris). Le Dr Sarkozy possède aussi un MBA obtenu auprès de l‘INSEAD, si l'on en croit Bio Alliance Presse le 5 janvier 2006 dans un communiqué de presse.
Que fait exactement Bio Alliance Pharma où siège votre frère cadet Dr François Sarkozy ?
La compagnie a développé des médicaments comme le Doxorubicin Transdrug® pour traiter des maladies décrites comme mille fois plus virulentes en Asie du Sud-est et dans l'Afrique sub-saharienne, si l'on prête foi à Boursorama.

D'autre part, pour développer ces remèdes, la société a fait appel à des expérimentations sur des patients, comme, par exemple, pour le Loramyc, 540 patients sur 40 sites répartis entre les Etats-Unis, le Canada et l'Afrique du Sud, peut-on lire sur Smartbrief.

Coïncidence, Eric BRETEAU, ses coauteurs et complices de l'Arche de Zoé voulaient «évacuer» 10.000 orphelins du Darfour vers la France, le Canada et les Etats-Unis.

Quant à AEC Partners où siège votre frère cadet, Dr François Sarkozy, son plus riche client est le géant américain Pfizer, leader mondial de l'industrie pharmaceutique, spécialiste entre autre du traitement de la maladie d'Alzheimer, «Grande Cause nationale » de la République française en 2007.

ll n'y a bien entendu aucun rapport entre le fait que votre frère cadet, Dr François Sarkozy ait pour plus riche client le géantisme Pfizer et le fait que la maladie d'Alzheimer devienne grande cause nationale de la France après votre brillante élection à la tête de la France, ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dit !

Au printemps, un petit pays africain géographiquement proche du Tchad, attaque devant la justice internationale le fameux Pfizer qui aurait «effectué en 1996 de façon illégale l'essai clinique d'un médicament appelé Trovan Floxacine sur 200 enfants atteints de méningite à méningocoque», selon de multiples sources au dessus de tout soupçon.

Selon Afrik.com, le géant américain aurait donc en 1996 «secrètement utilisé des enfants comme cobayes dans les tests d'un médicament ». 2,75 milliards de dollars d'indemnités sont réclamés à l'inventeur du Viagra, car « 11 enfants sont morts (5 ont pris le premier produit, 6 le second) et de nombreux autres ont subi des séquelles: surdité, paralysie, lésions cérébrales ou cécité», si l'on en croit Afrik.Com du 21 mai 2007, alors que c'est le très américain The Washington Post qui a déterré l'affaire.

Pour reprendre les termes du Journal chrétien, Parisbiotech, où bossent dur Stéphanie LEFEBVRE, secrétaire générale de L'Arche de Zoé et votre frère cadet, le Dr François Sarkozy, «n'est pas une histoire d'amateurs; ils sont très professionnellement organisés et ne manquent pas de fonds et de soutiens en tout genre. Ils n'avaient donc aucun mal pour organiser et financer l'opération « d'évacuation» menée par l'Arche de Zoé au Tchad »
Gilbert Léonard de constater dans les colonnes de l'organe de presse en question: La «petite» association «Arche de Zoé» semble avoir préparé cette opération avec beaucoup de relations d'influence et de moyens techniques et financiers. Fin de citation.
Voilà, pour éclairer vos lanternes, l’extrait d’un dossier que m’a envoyé un de vos compatriotes pour me permettre de comprendre le pourquoi de votre agitation.
Libre à vous de donner ordre à votre armée qui est séparée de la nouvelle prison que juste par une rue.

Permettez-moi, Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy,,de vous rappeler que vous passez complètement à côté de la convention entre la République du Tchad et la République Françoise. Vous avez une lecture erronée des dispositions de cette convention.

En effet, l’article 45 de cette convention relatif à l’extradition dispose sur les sujets à extrader que :

«1)- Les individus qui sont poursuivis pour crimes ou délits punis par les lois des Parties contractantes d’une peine d’au moins un an d’emprisonnement.

L’extradition peut être refusée «si les infractions ont été commises en tout ou partie sur le territoire de l’Etat» (article 49, alinéa c)..

Pour le cas d’espèce c’est un crime contre l’humanité de ces enfants. Donc, impossible de les extrader, M. Nicolas Sarkozy.

Pour vous, des Français bon teint comme les Breteau ne doivent pas être emprisonnés et jugés par des juges « nègres juges tchadiens».

Veuillez agréer, M. le Président, l’assurance de la fierté de M. Idriss Déby d’avoir un ami comme vous.

N’Djaména, le 7 novembre 2007
Le député Ngarlejy YORONGAR

Fédération, Action pour la République
(Far/Parti Fédération)
BP 4197 N’Djaména
Tchad
N°030/FAR/CEF/2007

15.11.2007

Cadeau empoisonné ou gratuité de manuels scolaires?

e8918a01342173c2c600ed43b8e95aa0.jpgAnnoncée à grand renfort médiatique, l’opération de dotation gratuite des écoles primaires (publiques en priorité) en manuels scolaires ne serait-elle que du pipeau? Alors que le train de l’année scolaire 2007-2008 est à quelques encablures de sa 1ère halte, nombreux sont les élèves qui attendent désespérément, sur le quai de départ, la couleur des «manuels gratuits». Quel gâchis pour eux et pour leurs parents! Hélas! Entre les belles assurances données, le 27 août dernier à Fada, par le Premier ministre, les jolies conférences du ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation et la réalité du terrain, il y a un monde. Opération mal orchestrée? Promesse impossible à tenir? Cadeau empoisonné? La polémique s’enfle. La colère gronde. La gratuité trouble la quiétude de l’école.

 

76ceab1bdc0bc113adc0513ee757469b.jpg«Je tiens à rappeler qu’il est demandé avec insistance à tous les responsables des services déconcentrés du MEBA de procéder à la distribution immédiate desdits manuels et de communiquer les écarts à la Direction de l’Allocation des Moyens Spécifiques aux Ecoles pour compléments nécessaires». Cet extrait d’un communiqué du ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation publié en fin du mois dernier cachait difficilement le dépit de Mme Odile Bonkoungou, obligée de sortir de ses gongs pour taper dans la fourmilière. En effet, l’opération de distribution gratuite des manuels scolaires était supposée s’achever le 30 septembre. Mais plusieurs semaines après le délai officiel, de nombreuses écoles attendaient d’entrer en possession de leurs dotations. Comme elle devrait s’y attendre, des coups de gueule n’ont pas tardé à se faire entendre. En plus de charrier les récriminations qui fustigent les dysfonctionnements constatés ici et là, la presse est allée faire ses propres constats sur le terrain. De quoi confondre «Aux deals...Beaucoup-d’gouaille» et de lui jeter à la figure la dissonance criarde entre la réalité et le discours.

 

Des directeurs entre le marteau et l’enclume

On peut croire que le respect des engagements pris passe pour un impératif catégorique pour le gouvernement Testicus Zorro dans cette délicate opération de «gratuité» très équivoque dans un contexte marqué par une mendicité ambiante et un flou artistique entretenu par la politique politicienne. La réussite de ce coup d’essai pourrait servir à attendrir des bailleurs de fonds devenus très «vigilants comme des CDR» depuis les vilains coups de la première phase du Programme de développement décennal de l’éducation de base (PDDEB). L’enjeu est de taille. Mais si les choses semblaient bien ficelées au départ pour mobiliser l’opinion nationale et internationale, le désenchantement n’a pas mis trop longtemps à gagner les rangs, et pour cause.

Dur, dur de comprendre que «toutes les circonscriptions d’éducation de base aient reçu leurs dotations conformément aux besoins exprimés en fin d’année scolaire 2006-2007», comme l’affirme la ministre dans le communiqué du 24 octobre, alors que la satisfaction des besoins réels de certaines écoles pose problème au point que les chefs d’établissement préfèrent ne pas procéder à la distribution gratuite au risque de faire de la discrimination entre les élèves. En plus, lorsque les livres ne parviennent pas en deçà des besoins exprimés par leurs destinataires, la dotation ne semble pas couvrir toutes les disciplines fondamentales concernées. En clair, la gratuité est mise en difficulté parce qu’il n’y a pas assez à distribuer à ceux qui en ont droit. Conséquence, les directeurs d’école sont pris entre le marteau et l’enclume.

 

58011e2461f7e8e2acdb5550fd64cd53.jpgUn cadeau qui empoisonne l’école

Des parents d’élèves qui rechignaient déjà à prendre en charge la scolarisation de leur progéniture ne trouvent-ils pas dans la perche de la «gratuité» le moyen de se dérober de leurs obligations traditionnelles? Les premiers responsables des établissements peuvent-ils réguler cette histoire de «gratuité» dont l’interprétation divise les acteurs de l’éducation de base?  Que dire de l’exigence de «cartables minima» que certaines écoles continuent d’attendre pour mettre leurs élèves dans les conditions minimales d’apprentissage? Dans ce dernier lot, on cite notamment les fournitures scolaires nécessaires pour permettre aux élèves d’avoir de quoi écrire et noter.

Au regard de ces différentes fausses notes de ce qu’il convient d’appeler «gratuité de manuels scolaires», l’opération apparaît bien plus comme un nœud de problèmes que comme un catalyseur de l’impasse dans laquelle se trouve le devoir régalien de l’Etat d’assurer «l’éducation pour tous». Dans certains cas, elle apparaît comme un cadeau qui risque - si ce n’est déjà fait - d’empoisonner l’atmosphère de sérénité et de quiétude qui doit régner autour de l’école. 

Le Premier ministre doit courageusement reconnaître que la gratuité est mal partie et rectifier au besoin le tir avant qu’il ne soit trop tard. La ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation, qui semble avoir pris la mesure des dysfonctionnements, gagnerait à faire prendre des mesures concrètes conformément aux réalités du terrain qui semblent curieusement la surprendre. A moins de vouloir jouer à la politique de l’autruche, il faut faire comprendre aux bailleurs de fonds que la «gratuité c’est pas bon, mais c’est arrivé». Un point c’est tout.

C'est l'autorégulation des médias burkinabè qui manque le plus

c55d01c021d35095605d4665f483af7b.jpgAvec une panoplie de titres aussi riches que variés et un paysage audiovisuel en plein essor, la presse burkinabè peut se targuer d’avoir gagné le pari du développement quantitatif. Lecteurs, auditeurs et téléspectateurs ont même l’embarras du choix. La croissance quelque peu exponentielle des médias audiovisuels n’est pas moins source de casse-tête pour le Conseil supérieur de la communication (CSC) dont les moyens sont désormais en deçà de sa mission et donc de ses ambitions. «Les équipements techniques actuels ne permettent plus d’assurer un contrôle efficace du contenu des médias audiovisuels, au regard de leur nombre grandissant et de la complexité des avancées technologiques dans ce secteur. Il s’agit là d’un défi, car la régulation des médias est impossible sans équipements techniques performants», a souligné Luc Adolphe Tiao, président du CSC, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation de son rapport public d’activités, lundi dernier au chef de l’Etat.

Cette institution, dont certains ne donnaient pas cher de sa peau à sa création en 1995, a fini par conquérir le capital de confiance nécessaire pour s’imposer comme une référence dans la galaxie des institutions motrices du processus démocratique. Force est de reconnaître qu’elle force l’admiration en sacrifiant régulièrement à la production d’un rapport annuel sur l’état de la régulation des médias, mais elle s’est assez bien approprié son rôle d’interface entre les différents acteurs concernés par l’activité médiatique dans une société désormais pluraliste en quête d’une démocratie véritable.

Cependant, l’ancrage institutionnel et démocratique du CSC contraste avec le sempiternel problème de l’autorégulation. Et cela constitue le ventre mou de cet univers dont on voudrait dire de bonnes choses. «Il faut déplorer la quasi-inexistence de l’autorégulation; ce qui constitue une faiblesse du paysage médiatique national», souligne désespérément Luc Adolphe Tiao. Comme pour dire que les performances et les ambitions de son institution seront vaines tant que ce déficit ne sera pas comblé. Aussi longtemps que ce sera ainsi, le CSC a de fortes chances d’apparaître comme un chevalier enthousiaste sur une piètre monture.

Certains maux du malheureux «cheval noir» sont désormais du domaine public. Il s’agit, entre autres, de l’éternelle «question du professionnalisme, de l’éthique et de la déontologie» devenue un refrain sans fin qu’on répète à toutes les occasions. On ne manque pas non plus de jeter la pierre dans le jardin des patrons de presse dont certains gèrent leur «chose» parfois à la lisière des règles de transparence. L’Etat ne corse pas moins l’addition à travers un système d’imposition fiscale quasi suicidaire pour les entreprises de presse. Chaque entité a donc une part de responsabilité. Quand viendra la délivrance définitive? Ce n’est certainement pas au prochain Noël.

La seule promesse à l’horizon n’est que la fameuse «adoption d’une convention collective et des modalités pratiques de délivrance de la carte de presse» dont la finalisation est prévue «avant la fin de l’année» selon le président du CSC. En attendant, les Canards fâchés peuvent continuer à régler leurs différends en justice, à l’instar de nos confrères L’Evénement et Sidwaya, qui comparaissaient en première audience au palais de justice de Ouagadougou au moment même où le président du Faso et les présidents des autres «pouvoirs» recevaient le rapport sur l’état de la régulation des médias au Burkina. La coïncidence est si troublante qu’il ne peut y avoir meilleure illustration du mal de l’autorégulation dont souffre la presse burkinabè?

08.11.2007

Des canards fâchés font L'Evénement

7622649e46a43d193f15dd51e22354f6.jpgSauf déprogrammation de dernière minute, on assistera lundi 12 novembre prochain à un procès assez inédit dans la petite histoire du paysage médiatique du Faso. C’est la première fois, sauf ignorance de notre part, qu’un canard en traîne un autre au tribunal pour régler un différend relatif à leur activité commune. Pour être les acteurs de ce fait historique notable, nos deux confrères ne portent pas moins des noms prémonitoires. Pour ceux qui ne le savent pas, c’est le bimensuel L’Evénement qui attrait le quotidien d’Etat Sidwaya - qui signifie «La vérité est là», en langue nationale mooré.

Pour un événement (médiatique), c’en est vraiment un, puisque ce procès devrait permettre de connaître la vérité sur ce qui s’est réellement passé au cours du voyage que le rédacteur en chef du journal L’Evénement, Newton Ahmed Barry, a effectué en août dernier dans la capitale togolaise. Relatant une trouble et troublante histoire d’arrestation dont celui-ci a été victime, sous le titre «Un journaliste burkinabè sous les verrous à Lomé», Sidwaya a insinué qu’il s’agissait d’une «affaire de droit commercial privé qui frise la délinquance...». Quoique cet article paru le 22 août sous la rubrique Kantigui a tenté de ne pas citer de nom en ne parlant que de «rédacteur en chef d’un bimensuel de la place», les allusions paraissent si nettes et les flèches si directes que la direction de L’Evénement y a finalement détecté de la «diffamation». Et vlan!

Des commentaires charriés par d’autres confrères sur l’affaire, notamment L’Hebdomadaire du Burkina et L’Opinion, semblent avoir confirmé une lointaine sinon profonde «haine confraternelle» pour laquelle cet épisode ne serait que la dernière goutte qui a fait déborder le vase. C’est du moins ce qui transparaît de l’incapacité ou de l’impuissance - c’est selon - à laver le linge sale en famille.

Cette affaire, qui se déporte finalement au Palais de justice, brise sans doute une certaine convenance inhérente à tout corps de métier qui veut cultiver la cohésion en son sein. Mais il est peut-être quelquefois nécessaire de toucher le fond pour comprendre pourquoi... il ne faut jamais descendre aussi bas. Au-delà de toutes les considérations compréhensibles, ce procès sera, il faut l’espérer, l’occasion de tirer des leçons.

"Le mois de l'arbre" qui cache la forêt

cbc076b93d2824431f68eaedc3f99e51.jpgRessortiront, ressortiront pas? Alors que les Forces armées nationales se préparaient à fêter, comme il se doit, leur 47e anniversaire, les bidasses à la retraite ou proches de la retraite qui se croient lésés dans la jouissance de certains de leurs «droits» ne décoléraient pas. Ils ont même eu l’outrecuidance de rappeler leurs revendications à la mémoire de la hiérarchie militaire et surtout de l’opinion nationale en tenant, le 28 octobre, une assemblée générale à la Maison du Combattant de Ouagadougou. C’est à l’issue de ces assises qu’ils se sont saisi d’une nouvelle date, celle du 12 novembre - c’est-à-dire lundi prochain - pour réinvestir la rue. Si l’on en croit les précisions qui ont été ajoutées à la déclaration... de guerre, le rassemblement des «doyens» aurait lieu à «4 heures du matin à la Place de la Nation».

Si le rendez-vous est maintenu, ce sera le signe que «le mois de l’arbre», thème autour duquel se sont tenues les festivités du 47e anniversaire des Forces armées nationales, n’aura donc pas réussi à cacher la forêt des mécontentements. L’ombre de cette saute d’humeur a plané sur la commémoration. Yéro-la-bagarre, le sinistre de la Défonce, s’en serait voulu de l’ignorer. En guise de clin d’œil aux frondeurs qui ne devaient pas avoir l’air à la fête le 1er novembre dernier, il a indiqué que son département serait en train de concocter «une politique cohérente en matière de reconversion et de santé» pour résorber «définitivement la psychose de la prise en charge médicale» ainsi que «la sempiternelle question des retraités». Cette note de consolation suffira-t-elle à calmer les ardeurs? Rien n’est moins sûr.

Le plus dur sera de ramener dans les casernes un débat qui n’aurait pas dû en sortir. Or, en étalant sur la place du marché les problèmes d’augmentation de l’âge du départ à la retraite ainsi que ceux de la rétroactivité des mesures d’accompagnement des retraités, la sérénité a foutu le camp. Chaque partie campe sur sa position et la négociation a désormais tourné à un dialogue de sourds. Les bidasses frondeurs qui comptent sur le soutien de la rue et sur la gêne légendaire du régime Compaoré face aux revendications des militaires n’entendent apparemment pas s’arrêter en si bon chemin. Se fondant probablement sur l’aboutissement des grognements précédents où les manifestations se sont quasiment soldées par la satisfaction parfois totale et sans condition, le groupe des militaires semble bénéficier de vent trop favorable pour lâcher prise. Qui est fou?

Disons-le net. Le ventre mou du pouvoir n’est-il pas en train de payer sa trop grande révérence aux militaires? Comment veut-on discipliner ces gens-là si l’on cède trop facilement à leurs revendications, alors que la même République est prête à mater les autres corps pour des requêtes moindres? Si un groupe de militaires en vient à en faire à sa tête au point de défier les institutions républicaines, le ministère de la Défense, et par ricochet le gouvernement, ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Le boulevard leur a été ouvert par la gestion laxiste et complaisante des précédentes manifestations.

N’est-ce pas consacrer le désordre et l’incivisme dans les rangs des forces armées que de n’avoir jamais pris de sanction officielle contre les militaires déchaînés qui ont pris le pays en otage en décembre 2006 et qui ont mis à feu et à sac des édifices publics et pas des moindres, tels le commissariat central de Ouagadougou et la direction générale de la police nationale qui abrite également la sûreté de l’Etat?

Si les militaires à la retraite ou proches de la retraite semblent si intransigeants au point de ne pas vouloir entendre raison, il faut chercher le ver dans le fruit. L’arbre ne doit pas cacher la forêt. Il ne faut pas se voiler la face. L’Armée a mal à sa discipline.

 

Le Blaiso toujours aux abonnés absents

Les habitués des festivités de l’anniversaire des Forces armées nationales ont été une fois encore surpris de constater l’absence très remarquée du chef suprême. Une fois encore, le Blaiso a préféré se faire représenter par son Premier ministre. Che Ernesto Yonli l’a pratiquement fait durant tout son septennat à la Primature. Au moment où les militaires ont peut-être un message fort de leur premier responsable, voilà que le capitaine à la retraite Blaise Compaoré continue de jouer à la politique du fauteuil vide. Qu’est-ce qui fait mouiller tant «l’enfant terrible de Ziniaré»? C’est vrai que sa présence à ces fêtes n’est pas constitutionnellement consacrée. Mais un chef suprême à l’anniversaire de l’Armée, ça peut toujours remonter le moral des troupes. Surtout dans un contexte où elles ont mal à leur cohésion.  

 

Qui c’est, cet émissaire du «petit président»?

La médiation annoncée de François Compaoré dans l’affaire des militaires risque de ne pas être une partie de plaisir pour le «petit président». Si l’on en croit la première réaction des retraités frondeurs à cette nouvelle, ses services ne seraient pas les bienvenues sur ce front-là.  «François Compaoré est passé par un intermédiaire pour nous contacter. Mais nous avons refusé pour éviter les confusions. Notre problème est avant tout une affaire de militaires», peut-on lire du compte rendu qui a été fait le 29 octobre de l’assemblée générale tenue la veille par les militaires à la Maison du Combattant à Ouagadougou. Celui qui a eu le culot de cette riposte à la proposition de médiation n’est autre que le sergent à la retraite Clément Ouédraogo. Qui se cacherait derrière l’intermédiaire dont il parle? Faut-il croire que la médiation est mal partie? Pourquoi la hiérarchie de la Grande muette ne fait-elle pas de déclaration officielle sur ce projet de médiation qui fait tant jaser?  Peut-être qu’on en saura un peu plus des bruits de bottes de lundi prochain.

 

Le colonel Zagré à l’épreuve de l’honneur

S’il y a bien quelqu’un qui doit se faire beaucoup de souci à l’annonce d’une autre manifestation des militaires retraités, c’est bien le colonel Pingrenoma Zagré, qui n’est autre que le président du comité ad hoc de négociation entre l’administration militaire et les frondeurs. De nouveaux bruits de bottes dans la rue seraient synonymes non seulement de rupture totale des fils du dialogue, mais aussi une nouvelle défiance à l’instance qu’il préside. A défaut d’œuvrer à faire avorter la manif’, il devra prouver qu’il a tout essayé. Ce qui ne sera pas une mince affaire.

06.11.2007

Lettre de mon amie F16 sur l'Arche de Zoé

eafa35a77b017e1c0f74f866c933f4d4.jpgIci on entend bien parler de l'Afrique avec l'histoire de l'Arche de Zoé - sans revenir sur les faits, j'espère qu'ils seront jugés au Tchad et qu'ils effectueront leurs travaux forcés là-bas : ça sera sûrement une opération "humanitaire" plus utile aux Tchadiens que de leur voler des gamins! Si tu voyais le traitement médiatique de cette affaire ici en France, je te jure que je ne suis pas fière d'avoir du sang bleu blanc rouge dans les veines !!! Racisme latent quand tu nous tiens - Le pire de ce racisme est celui, hypocrite, que l'on dissimule sous cet engagement "humanitaire" : sauver ces pauvres petits noirs, mais attention s'il vous plaît, juste les enfants de moins de 5 ans, quand ils sont encore mignons sur les photos de famille de nos chers foyers français - et qu'ils ne sont pas trop "africains". À l'heure où la France expulse des familles entières de clandestins et de réfugiés politiques (qui n'ont pas pu, comme par hasard cette année-là, justifier de leur statut de réfugiés politiques!) et surtout, REFUSE de reconnaître sa part de responsabilité dans les crises qui ont secoué ou secouent toujours le continent, dans la corruption et l'étouffement économique de ses anciennes colonies!  - Une France "humanitaire" part chercher (enlever pardon!) des enfants à des familles tchadiennes qui n'ont rien demandé pour satisfaire les désirs de "solidarité" de foyers français gavés de fausses informations télévisuelles... Schyzophrénie chronique de mon pays. Enfin, en matière de comportements paradoxaux, l'humanité n'a plus rien à prouver - et nous en sommes tous les victimes plus ou moins consentantes : le problème, selon moi, c'est d'arriver à l'admettre. Histoire de progresser un tout petit peu, si on accepte enfin, le fait d'être de pauvres petites créatures imparfaites.

02.11.2007

S'achemine t-on vers une "fratrocratie" au Burkina?

10a39a8bd1dcfbe652a23fbae8cef6b8.jpgAu moment où la fièvre du «15-Octobre» retombe et que les Burkinabè de toutes les 517d07c44d3d5d82d200fd13f08729a4.jpgrépubliques retrouvent leur train-train quotidien, il n’est peut-être pas inutile de s’arrêter sur la figure des non-dits de certains faits et gestes qui semblent pourtant en dire long sur l’avenir du pouvoir au Faso.

En effet, si l’on a pu lire des signes de grisaille dans la façon cavalière dont les ‘’hommes du président’’ ont échafaudé les «20 ans de renaissance démocratique avec Blaise Compaoré», on s’aventure très peu sur la fin... du pouvoir du même Blaise Compaoré.

La pilule de la Constitution tripatouillée sur mesure étant passée comme une lettre à la poste, après la dernière présidentielle de novembre 2005, il peut rempiler jusqu’en... 2015. Si l’on s’en tient à la tristement célèbre logique qui veut qu’un chef d’État en fonction n’organise pas des élections pour les perdre, les blaisistes devraient se préparer à célébrer leurs noces d’argent en 2012 et pourquoi pas les noces de nickel en 2015 qui marque officiellement la fin constitutionnelle de son règne. 

L’enfant terrible de Ziniaré voudrait-il faire durer aussi longuement le plaisir de jouir de son naam? Telle est la question que même les plus fidèles de ses fidèles éviteraient soigneusement de lui poser. On aurait tort de croire que le Blaiso ne pense pas, même secrètement, à sa succession à la tête de l’État. On a beau aimer le pouvoir, on finit par s’en lasser. Mais une chose est de quitter le pouvoir - volontairement, par la force de la loi ou par la force des choses -, mais une autre - bien plus angoissante - est de passer la main avec certitude et surtout l’assurance de partir se la couler douce et, plus encore, de vivre tranquille et le cœur apaisé.

Le chemin de croix que le Tribunal pénal international impose, en ce moment, à son cher copain Charles Taylor ne doit particulièrement pas l’inciter à passer la main au premier dauphin venu. Plus que tous ces courtisans qui nourrissent le secret espoir d’être, un jour, calife à la place du calife, Blaise Compaoré sait que dès qu’on s’empare du pouvoir, on est capable de tous les coups fourrés, y compris contre tous ses meilleurs amis.

Comme on peut le voir, l’éventuelle décision de Blaise Compaoré de quitter le pouvoir paraît intimement liée au choix d’un dauphin qui bénéficie de sa pleine confiance à lui assurer une retraite paisible et sécurisée.

Cette condition est à la fois si délicate et majuscule que des observateurs avisés pensent qu’il n’hésitera pas à préparer l’héritier par ses propres soins. Connaissant l’homme comme un fin stratège qui ne se laisse pas surprendre par les événements, il n’attendra probablement pas le crépuscule pour se mettre à cette tâche essentielle. Dans le même temps, il se doit de s’entourer d’un maximum de candeur pour ne pas enflammer des rivalités réelles ou supposées qui alimentent les rumeurs les plus folles.

La dernière qui a débordé des ondes de la TéNéBreuse est sans doute ce qu’il convient d’appeler la guéguerre entre le ministre d’État Calife Diallo et le «petit président», François Compaoré. Lors de sa sortie télévisée du 9 septembre dernier, Blaise Compaoré a tenté de banaliser ce qui apparaît aux yeux d’une certaine opinion comme un antagonisme entre «un de ses plus proches collaborateurs» et son frère. S’il est vrai qu’il n’a pas pris le parti de l’un contre l’autre, force est de reconnaître que la suite des événements éclaire le statut et la place de chacun dans la galaxie du pouvoir. Les derniers faits se sont laissé découvrir à la faveur de la commémoration du 20e anniversaire de l’ascension du Blaiso au pouvoir.

Visiblement friands de symboles à revendre, les «rectificateurs de la Révolution d’août 83» se sont donné rendez-vous, le 18 octobre dernier, dans la ville historique, d’où sont partis les commandos qui ont allumé... la flamme qui n’a pourtant brillé que 4 années. On ne parlera jamais assez de cette rencontre dite «historique» entre Blaise Compaoré et la jeunesse burkinabè. Mais au-delà du cours d’histoire improvisé du Capitaine à la retraite... de l’Armée, il s’est produit un événement historique qui ne donne pas moins à réfléchir.

Pour la première fois, François Compaoré raconte ses «hauts faits de guerre» aux côtés de son grand frère de président. contant tout ce qu’il a fait «la nuit où Blaise est revenu de Bobo», il souligne: «C’est ma façon de... permettre à Blaise de s’éloigner de la maison». A en croire son témoignage, il aurait activement contribué à sauver Blaise du guet-apens qui lui était tendu dans la fameuse nuit du 17 mai.  

Voilà donc le «frangin» auréolé de la reconnaissance qui fait de lui un acteur clé de ce qui a permis à son frère de rester en vie. Pour avoir risqué sa propre vie pour «sauver» celle de son frère, ne mérite-t-il pas aussi de jouir des privilèges dont pourront jouir les ouvriers de la première heure?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que François n’apparaît plus désormais comme un «parachuté» qui récolte ce qu’il n’a pas semé. Par la magie de ce «tribunal d’histoire» dressé le 18 octobre 2007 par les rectificateurs d’une révolution d’où ils cherchent paradoxalement leur propre légitimation, «le petit président» acquiert lui aussi ce «passé glorieux» qui manquait tant à la recherche du destin national qui semble le faire courir ces dernières années. Car, dans le présent, sa paternité - même contestée - des Amis de Blaise Compaoré (ABC) lui confère un poids non négligeable au plan politique et ses nombreux parrainages d’événements sociaux dont le plus important est d’être le parrain national de l’Union des sports scolaires et universitaires du Burkina Faso (Ussu-BF) font de lui un «homme incontournable», selon certaines indiscrétions. Toutes choses qui expliqueraient son choix pour servir de «médiateur» ou de «facilitateur» dans le bras de fer qui oppose une partie de l’Armée - par militaires retraités interposés - au régime Compaoré. Si cette information se confirmait et que Moukila venait à réussir le coup de gagner la sympathie de «ceux qui ont toujours fait et défait les régimes», il ne lui resterait plus qu’un avenir... présidentiel à conquérir. Avec la bénédiction de son frère.

Le showbiz, c'est pas de la charité

76226ba6de45f398f4d84bbd5ff5b8ce.jpgLes organisateurs de spectacles devraient-ils être charitables avec les artistes musiciens burkinabè? Suite à un coup de gueule de l’Association des jeunes artistes musiciens contre ce qu’elle ressent de plus en plus comme une «charité mal ordonnée», certains confrères n’ont pas hésité à prendre leur parti, mieux, à plaider pour la «priorité à nos musiciens». En effet, les prestations musicales tiennent une place de plus en plus centrale dans les manifestations qui se suivent et se ressemblent au Faso. Avec la force des choses, un «marché assez juteux» s’est créé autour de ces choses-là.
Naturellement, les stars qui ravissent parfois la vedette aux parrains des événements sont les mieux servies et sont au centre de toutes les attentions. Sans compter que plus le demandeur est important et feuillu, plus les v’loppes des musiciens sont consistantes. Il y a de quoi faire rêver. Surtout que dans le cadre de ces manifestations ces heureux musiciens sont totalement aux frais de la princesse, et leurs managers n’ont généralement aucune angoisse à se faire pour mobiliser les mélomanes. Tout est assuré par ceux qui les invitent. Tout ce qu’on leur demande, c’est d’assurer le spectacle.
L’affaire est juteuse, sinon bénéfique, à tout point de vue. Et certains musiciens du Faso aimeraient bien profiter de cette manne. Mais lorsqu’ils ne sont pas royalement ignorés, on ne leur réserve que les avant-scènes avec tout ce que cela constitue comme «miettes». Ce qui semble aguicher le plus, ce sont les stars que l’on fait venir d’ailleurs pour jouer les premiers rôles. D’où la frustration légitime des musiciens locaux.
Mais cela mérite-t-il que l’on jette l’anathème sur les organisateurs de ces spectacles payés à l’avance? Dans un contexte où l’on veut forcer l’art à nourrir son homme, il paraît peut-être logique de prêcher la logique d’un certain partage équitable du gâteau. Cela permettrait de résoudre certainement des problèmes tube-digestivistes immédiats et concrets.
Mais il ne repose pas moins la question de la notoriété et de la valeur intrinsèque de l’artiste et de sa valeur marchande. Or, dans le cas d’espèce, ce n’est pas sur la valeur propre de l’artiste, ou sa nationalité, ou encore son patriotisme qu’il est choisi, mais sur sa capacité à mobiliser du monde. Le but de ces manifestations n’est-il pas d’abord d’attirer du monde pour un prince ou une organisation qui a besoin de réchauffer sa cote de popularité?!
Lorsque certains artistes d’ailleurs, tels le groupe Magic System et Meiway, pour ne citer que ceux-là, sont sur tous les coups, au point d’apparaître comme pratiquement établis ici, cela peut faire croire à une préférence mal placée. Mais au-delà de la frustration compréhensible de l’association, on ne doit pas perdre de vue la logique implacable qui veut que l’aura du véritable musicien se bâtit non pas sur des scènes payées, mais sur des scènes payantes que des mélomanes ne sont prêts à rater pour rien au monde. C’est à cette bagarre qu’il faut élever les débats et les ébats. Sinon, on peut se tromper de combat.

Toutes les notes