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27.09.2007
En musique, partager, c’est pas diviser
La faune musicale made in Faso - ou ce que l’on considère comme telle - n’a peut-être pas la fertilité qui fait la fierté de certaines contrées, mais elle sait parfois accoucher d’initiatives qui prouvent qu’on peut toujours compter avec elle. Ainsi, après le concept «Le Gouvernement» qui continue de susciter des ersatz dans le milieu du showbiz burkinabè, le mouvement Génération Partage vient d’afficher une nouvelle leçon de convergence de talents qui rompt avec la monotonie qui étaient devenue le lot d’une génération spontanée de corbeaux de la chanson.
Bien qu’ayant toujours du talent à revendre, Sami Rama, Mawndoé du groupe Yeleen, Sissao, Floby, David de Faso Kombat, Leekma et Dudn’J de Clepto Gang donnent une belle leçon de créativité partagée à travers une compilation pilotée de main de maître par le Commandant Papus Zongo de Merveilles productions et bétonnée par les soins de Green Stone.
Au-delà de quelques couacs inhérents au milieu du showbiz, il s’agit-là d’une heureuse innovation qui conjugue non seulement des rythmes et des sonorités, mais donne la preuve que nos jeunes musiciens sont capables de s’associer pour donner une impulsion certaine à leur passion commune. Mieux, le morceau, «On veut s’aimer» - qui panache les voix de chacune de ces étoiles montantes - est porteur d’un message qui résume tout le sens de l’initiative. Rien donc à voir avec la guéguerre anachronique que certains groupes tentent d’instaurer dans le milieu du showbiz en manipulant des concepts non moins incongrus.
En effet, il faut reconnaître que le concept du «Gouvernement» - lancé par le collectif de rappeurs composé de Madson Junior, David et Malcom de Faso Kombat, Smarty et Mawndoé de Yeleen et Smokey comme chef d’orchestre - avait insufflé une certaine dynamique à une musique burkinabè galvanisée par le très entraînant air de takborsé remis au goût du jour par Ahmed Smany. Mais force est de reconnaître que ce mouvement a été quelque peu galvaudé par certains de ses promoteurs qui n’ont pas trouvé mieux à faire qu’à se tancer. Au lieu de sortir des sentiers battus d’un couper-décaller constipant, ils semblent se complaire à faire «Le Malin» ou à se hisser sur une imaginaire «Cour suprême» pour prononcer des sentences qui n’apportent rien de nouveau sous le soleil du Faso. On a même vu pousser, comme des champignons, des groupes du genre aussi abracadabrant que le «Parlement», le «Peuple», etc. sans aucune forme de message que de pinailler sur des futilités déconcertantes. Ce n’est certainement pas dans le ressassement que la musique burkinabè peut se donner des ailes au plan national et international.
Serge Bambara, alias Smokey, qui est à l’origine de ce mouvement de créativité partagée au Burkina, en récolte indirectement le prix. Ce n’est certainement pas par hasard qu’il défend, depuis février 2005, les couleurs du Burkina au sein du collectif international des Artistes unis pour le Rap africain (Aura). Au sein de ce réseau de musiciens engagés pour les droits des enfants, militent également Smarty du groupe Yeleen, le Béninois Mouna de Dch, l’Ivoirienne Priss K, le Gambien Egalitarian, le Malien Jo Dama du groupe Tata Pound, le Mauritanien Brahim du groupe Waraba, le Nigérien Pheno B et Safia du groupe Kaidan Gaskia et le Togolais Bobby de Djanta Kan. Comme on peut le voir, le partage de talents ne permet pas seulement de défendre des causes nobles; cette forme de produire peut ennoblir la création musicale.10:04 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Cocorico manqué pour Télecel Faso
Ceux qui ont écouté le traditionnel compte-rendu du Conseil des ministres dans la soirée du mercredi 19 septembre au journal télévisé et à la radio nationale sont pratiquement tombés des nues en apprenant, le lendemain, dans les colonnes de «L’Observateur paalga» que le Conseil a retiré «l’autorisation d’installation et d’exploitation de la téléphonie mobile à la société Telecel Faso» pour «...non exécution correcte de cahier de charge».
Bourde gouvernementale ou intention trahie de rayer Telecel Faso de la carte des opérateurs de téléphonie mobile? Telle est la question qui brûle les lèvres, depuis cette cacophonie que le secrétariat général du gouvernement ne se foule pas la rate d’éclaircir. Seul notre confrère s’est donné la peine de rattraper ce qui était encore possible, le vendredi, en indiquant que «ce n’était pas le bon CR», tout en soulignant que «... Si responsabilité il y a à situer dans ce cafouillage, elle ne peut de ce fait être que gouvernementale».
Porte-parole et SG du gouvernement aphones et atones
Malgré cet avertissement sans frais, le sinistre F’lipe le parigot - qui est de surcroît en charge de la Communication - et Adrien Koné - SG du gouvernement et du Conseil des ministres - sont curieusement restés aphones et atones. Comme si ce quiproquo préjudiciable pour l’image de Telecel Faso n’était pas suffisamment grave pour mériter ne serait-ce qu’un communiqué officiel. A quoi rime ce silence coupable à plus d’un titre?
Si la société Telecel Faso était cotée en bourse, il est évident qu’elle aurait essuyé un crash financier tel qu’il lui aurait été difficile de se relever. Ici au Faso, on a peut-être la chance ou la malchance - c’est selon - de ne pas être encore à ce niveau. Mais cela ne devrait pas justifier la désinvolture qui a entouré la publication du compte-rendu du Conseil des ministres du 19 septembre dernier. Si erreur il y a eu dans la version publiée par inadvertance par notre confrère «L’Observateur paalga», des coquilles, et pas des moindres, subsistent dans la soi-disant «bonne» version diffusée par les médias d’État. Dans ledit document, il est aussi écrit «éducation non fonctionnelle» au lieu de «éducation non formelle». Serait-ce une faute de frappe ou une faute frappée? N’est-ce pas trop gros de vouloir faire passer le quiproquo du «retrait de la licence de Telecel» comme la seule «erreur du texte»?
Certes, les coulisses du gouvernement et du Conseil des ministres sont insondables, comme le Dromadaire en a fait l’expérience, en voulant décortiquer les ficelles de ce dossier. Mais, il est tout aussi curieux de relever que la Direction générale de Telecel Faso ou son Conseil d’administration n’a pas osé lever le petit doigt pour exiger ne serait-ce que des excuses officielles. Ce qui peut laisser croire qu’il y aurait anguille sous roche ou que ce qui apparaît comme un quiproquo gouvernemental n’est en fait qu’un cocorico manqué.
Il n’y a pas de fumée sans feu
La vraie fausse annonce du retrait de la licence de Telecel a vite fait de ramener à la surface l’imbroglio judiciaire dans lequel la société a été plongée ces dernières années, suite à une bagarre de leadership entre ses principaux actionnaires. De sources proches de ce dossier toujours brûlant, les protagonistes se seraient même retrouvés ces derniers jours à Ouagadougou sous la médiation du ministre des Postes et Technologies de l’Information et de la Communication, afin de concilier leurs intérêts. Aux dernières nouvelles, ils ne seraient finalement pas tombés d’accord. Ceci expliquerait-il la décision du gouvernement de «prendre ses responsabilités»? Jomachin N.T.I.Coano serait-il allé trop vite en besogne? Il y a, apparemment, autant de questions à se poser que de fumée autour de ce dossier.
Les agents jouent la prudencia
On peut croire que le CR de L’Obs. a dû donner des sueurs froides à plus d’un agent de Telecel Faso. Depuis vendredi dernier, c’est le branle-bas général. La direction générale multiplie les réunions afin de contenir l’angoisse légitime qui a pu naître ici et là. Dans de pareilles circonstances, les canards fouineurs ne sont pas toujours les bienvenus. Le Dromadaire, qui a tenté d’entrer en contact avec le DG de la boîte, n’a eu pour seule réponse: «...le directeur a pour le moment un agenda chargé, laissez votre numéro et on vous rappellera...». Quoi de plus classique et tactique!
L’ARTEL fait de la rétention de l’information
Avant tout retrait de licence à un opérateur, il doit y avoir un constat et un rapport technique préalable dûment établi par l’Autorité de régulation des télécommunications (Artel), qui est l’instance chargée de «veiller au respect des cahiers de charges». Logiquement, la clé du mystère qui entoure le compte-rendu du Conseil des ministres se trouve au siège de cette institution. Lorsque nous avons tenté d’en savoir un peu plus, nous nous sommes fait dire, une fois encore, que «le DG va rappeler». On n’est aucunement avancé en allant consulter l’arrêté n° 00-024 portant autorisation d’établissement et d’exploitation accordé le 25 mai 2000 à Telecel Faso. Car tout en publiant cette décision sur le www.artel.bf, l’Artel n’a pas daigné y adjoindre les exigences du cahier de charges. Et pourtant, il est bien stipulé à l’article 2 de l’arrêté que «Cette autorisation est assortie du cahier des charges joint en annexe au présent arrêté, lequel cahier des charges fait partie intégrante de celle-ci. TELECEL FASO S.A. devra en tout temps respecter les prescriptions de ce cahier des charges». Voilà qui est clair. Mais l’Artel préfère la rétention de l’information. Dans ces conditions, il faut attendre Godot pour sortir de l’auberge des erreurs et des rumeurs.10:03 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.09.2007
Accepter le Web.2 malgré les fossés qu’il crée
Elle a souligné que le système des Nations Unies à travers le Sustainable Development Networking Programme en partenariat avec APC, ont établi des réseaux d’accès Internet pour certaines universités et O.N.G de développement, mais le terme web.2 n’a pas été employé dans ce cadre. Pour Anriette Esterhuysen, le terme est apparu avec le boom des télécommunications dans les années 90, le processus de réforme de politique des telecom : privatisation, libéralisation, ouverture sur le marché des opérateurs internationaux. C’est justement à cette période que diverses termes comme the Digital Opportunities Task Force, the United Nations Information Communication Technologies (UN ICT) Task Force, et the World Summit on Information Society (WSIS) sont nés. Selon Anriette, le «développement est un travail sérieux. La pauvreté est vraie. Nombreuses sont les personnes qui sont en danger». Elle note également que les pays développés ont une approche égoïste de l’appropriation des TIC d’autant plus qu’ils sont centrés sur des intérêts personnels tels que l’envoi d’emails personnels, les jeux d’ordinateur, l’achat et la vente en ligne, le téléchargement de musiques et autres sons et vidéos sur le Net pendant que le monde en voie de développement parce que même n’ayant pas les infrastructures reste sur la bande. Néanmoins, l’exagération accrue continue avec cette vague de téléphonies portables connectées à Internet, des technologies solaires plus efficaces, et ordinateurs consommant moins d’énergie.
September 26th, 2007 by Ramata Soré
15:17 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le Wiki, un outil multiple et populaire
Mais que peut-on faire avec un Wiki ? Avec un wiki, on peut prendre et éditer des notes, son agenda, créer un site sur Internet qui permet à tous les Internautes de participer à des activités ; créer un Intranet permettant un partage de connaissances au sein d’une organisation.
L’objectif d’un Wiki est d’avoir un contenu riche. Et de contenus, le wikipédia en est vraiment riche. Une application appelée WikiCalc est actuellement en phase de test. C’est une feuille de calcul au service de l’internet collaboratif. Cet outil sera utile pour le monde agricole pour le calcul des données et le stockage des données.
Le ludopédia, lui, concerne les jeux de tous types : cartes, dés, Jeu vidéo… Il y a bien d’autres comme le Wiktionnaire, ou dictionnaire universel, le Wikiquote sur les Recueil de citations, le Wikispecies, qui fait l’inventaire du vivant, etc.
Le wiki étant le symbole de la démocratie, l’utilisation d’un Wiki peut s’avérer être un ¨choc¨ car il abolit les barrières qui empêchent la participation dans le partage de contenu et de connaissances. C’est donc un outil démocratique et de partage de connaissances.
September 25th, 2007 by Ramata Soré
15:10 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le blog brise les fossés interpersonnels
A cet effet, il existe plusieurs types de blog et leur existence dépend de l’objectif que vise l’auteur.
Par exemple ; le blog-photo est essentiellement composés de photos. Il peut être utile pour le monde rural car il leur permet d’exposer et de vendre via le blog les productions aussi bien artisanales qu’agricoles et de diffuser de nombreuses autres techniques agricoles souligne Sylvestre Ouadraogo, Coordinateur de l’association Yam pukri. Le blog est utilisé dans ce sens par l’association Yam Pukri du Burkina Faso pour la promotion de techniques agricoles dans les zones rurales.
Aussi, les paysans peuvent toujours utiliser le blog CV pour mettre en évidence leurs atouts professionnels, leurs connaissances, leur savoir-faire, leurs expériences ainsi que leurs formations dans divers domaines.
De même, le blog carnet de voyage pour son auteur permet de donner de ses nouvelles à ses proches et sur ce qu’il a découvert à l’étranger et ce qu’il vit.
Réelle espace de partage, le blog établit une communication horizontale selon Christian Kreutz ainsi, il rend dynamique une interface d’entreprise et la publication d’informations plus accessibles au grand public. Outre cela, le blog permet également à des PME d’avoir une présence sur Internet sans nécessairement avoir de compétences informatiques complexes à la création d’un site. D’ailleurs, nombreuses sont les entreprises qui utilisent le système du blogging comme moyen de communication interne, un espace de développement de projets où les employés peuvent interagir à volonté.
L’interaction est également visible sur un blog politique ou l’homme politique cherche une certaine proximité et accessibilité. De même, le blog d’actualité, en plus de donner des informations, est un espace d’expression dédié aux débats, aux idées. C’est le cas du blog de la conférence web.2for Dev.org aue vous etes en train de visiter.
Pour Christian Kreutz, le blog, c’est faire partir d’un réseau grâce à l’utilisation d’une technologie très légère donnant des orientations sur des grandes discussions. Avec le blog ; l’interaction est au maximum et nul besoin de connaissance en informatique pour être une star sur le Net, parler de soi ou poster des informations ou des images. Les mises à jour peuvent être effectuées depuis n’importe quelle connexion Internet. Les articles permettent à tous les visiteurs de réagir sur un sujet par des commentaires. Ces commentaires sont le lien particulier entre l’auteur et ses lecteurs.
Mieux ; l’usage du tagging, selon Christian Kreutz est un système de balisage qui permet de sauvegarder et de classer des contenus des blogs, des liens et de les partager avec d’autres utilisateurs via del.icio.us, reddit et digg-mashing. Le tagging est également appelé signet ou social bookmarking
September 25th, 2007 by Ramata Soré
15:08 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le Net pour être vigilant
La ville de Boura compte de 26 347 habitants et est située à une cinquantaine de kilomètre de Léo, le chef-lieu de province. Ce chef-lieu est à 165 km de la capitale politique, Ouagadougou. La création de ces cybercentres répond à un besoin. « Faire face au déficit d’information et de communication » comme l’affirme Joseph Dagano. Le paysan, avec le Net, arrive donc à contacter ses collègues des autres villes du Burkina Faso et à avoir l’information vraie sur les prix des céréales et les intrants. «Certains commerçants véreux des grandes villes venaient tromper les paysans sur les prix des produits et des intrants agricoles. Aujourd’hui, on ne peut plus venir tromper un paysan, depuis que le cyber existe à Boura » assure le président de la Société coopérative de production céréalière (SOCOPROC) et de la FEPPASI Joseph Dagano.
Bien avant les TIC, les paysans faisaient foi aux propos des commerçants venant acheter leurs productions. S’étant rendu compte que les acheteurs les grugeaient sur les prix des vivres et autres céréales, les paysans ont décidé de se connecter à Internet pour avoir les bonnes informations. Ils refusent de se faire arnaquer.
Ainsi donc, avec Internet et la téléphonie mobile, ils sont mieux informés. Partant de ce fait, les NTIC ont déclenchés un nouveau comportement dans cet espace social auparavant basé sur l’oralité.
L’information véhiculée par les NTIC est donc chargée de connaissances nouvelles, d’informations vraies. La parole d’autrui perd plus ou moins sa valeur intrinsèque. Les NTIC permettent de la revérifier, de la recouper. Ces technologies amorcent donc la construction de nouvelles identités et désagrègent les anciennes. L’adhésion des paysans aux nouvelles formes de communication, via les NTIC, s’est opérée que parce qu’il y a menace immédiate sur leur devenir, leur épanouissement, leur gagne-pain. Somme toute, les paroles de son semblable. «Dans les villages, le recours aux NTIC n’est pas le résultat de choix préalablement raisonnés, mais celui de violences imposées, bon gré mal gré», déclare le sociologue burkinabè André Nyamba.
September 7th, 2007 by Ramata Soré
15:03 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La télévision et la radio deviennent interactives
Au cours des différentes émissions télévisions ou de radio, les téléspectateurs peuvent intervenir en donnant leur avis, en posant des questions grâce à des services interactifs ou outils de communication tels les SMS, les blogs, le webcam… Ces outils illustrent la participation du public à l’alimentation et à l’enrichissement de la grille des programmes.
Le revers de la médaille liée au fait qu’Internet allume la télévision réside dans cette nouvelle fracture numérique. La télé-Internet, en tant que fenêtre sur le monde, accélère la communication ainsi que l’accès au savoir, mais elle reste inaccessible à des oubliés, les 97% de la population burkinabè située aussi bien dans les villes que dans les campagnes. Leur inaccessibilité au monde du partage de la connaissance et du savoir est due, en outre à la non connexion de tout le territoire à l’Internet, la difficulté linguistique et le manque de moyens pour l’achat de matériel informatique ou télévisuel.
Des changements en perspective
Certes la e-télévision est encore à ses balbutiements au Burkina Faso, mais elle pose un certains nombre de problématiques vu l’imbrication de la télévision et de l’Internet ainsi l’on peut se demander quel pourrait être le rapport entre la redevance de télévision et Internet ? Nombreux sont les Burkinabè qui ne possèdent pas de poste de télévision à domicile, mais qui s’acquittent de la redevance. L’abonnement sur Internet avec accès à la télévision nationale sera-t-il assujetti à la redevance audiovisuelle ? Pour le ministère des télécommunications et des nouvelles technologies l’accès à Internet qui inclue l’accès à la e-télé, ne sera pas soumis à cette redevance audiovisuelle. Seule la location des lignes seront taxée.
September 6th, 2007 by Ramata Soré
14:58 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Internet et la télévision participative au Burkina Faso
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication allument et animent la télévision au Burkina Faso. TV Wagues veut faire éclore l’aube de l’Afrique battante, souriante, innovante sur le Net…
«Bienvenue sur TV Wagues. Regardez nos vidéos et nos photos et proposez nous les vôtres, Bonne visite». C’est l’annonce qui accueille «l’interneto-télé-spectateurs» sur www.wagues.org.
TV wagues est une initiative consistant à publier des vidéos et des images sur l’Afrique qui bouge, qui innove, qui travaille. C’est une TV virtuelle qui se veut citoyenne et porte parole des actions africaines dans le monde entier assure Sylvestre Ouédraogo initiateur de cette télévision. Wagues existe depuis 2006. Les difficultés liées à la conception de cette télé ont été liées à la réalisation de films très courts et intéressants car le début au Burkina Faso est très faible. Nombre de personnes ont pensé que du fait de ce faible débit, il n’était pas possible de faire une télévision sur le Net.
Dans les prochaines années, à l’instar du Web 2.0 participatif, la TV 2.0 va émerger avec des programmes à la demande, s’adressant à une audience individuelle et interactive dans un environnement d’hyper choix.
Au Burkina Faso, avec TV Wagues les producteurs de contenus peuvent proposer directement leurs programmes aux consommateurs en vidéo à la demande sur des sites Internet.
A l’heure où le numérique commence à entrer dans les habitudes des populations urbaines burkinabè, proposer des informations multimédias sur le web paraît une réelle utopie avec les connexions extrêmement lentes. Malgré cette situation Sylvestre Ouédraogo veut essayer de mettre à la disposition des internautes burkinabè et du monde entier une télévision virtuelle.
Toutefois, il faudra encore des années pour que toutes les populations aient accès au Web. «S’il a fallu une décennie pour faire de la téléphonie mobile un outil banalisé sur le continent africain; il se pourrait que demain, ce soit l’Internet. Il est donc impérieux que l’on commence à s’y mettre en proposant des contenus locaux », tel est le défi que se fixe l’initiative TV Wagues.
A travers TV Wagues, Sylvestre veut montrer un visage joyeux de l’Afrique. Il veut faire voir l’Afrique qui lutte, qui innove et qui travaille.
14:54 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Internet et la télévision participative au Burkina Faso
«Là, d’où je viens, nous faisons face à deux grands défis concernant l’accès aux technologies de l’information et de la communication. L’infrastructure est l’un des très grands défis. De nombreuses personnes ignorent ce qu’est un courrier électronique.» a souligné Dorothy Mukhebi, de la structure Asareca/Rain intervenant en Ouganda. Puis de renchérir que «Cette situation concerne la majorité des africains». La seconde problématique est liée aux compétences. Aussi Dorothy préconise la modification du processus d’apprentissage en Afrique afin de favoriser un accès aux technologies. «Je pense, par exemple, qu’avec la téléphonie portable beaucoup de progrès ont été enregistrés dans certaines communautés rurales africaines. C’est le cas pour le transfert d’argent. Le contenu est donc très important. Quel moyen pour quel contenu ? Ce questionnement permet de répondre à la problématique de l’innovation car même si les outils sont disponibles et si l’on n’a pas de contenu disponible et adéquat cela est inutile» souitent Dorothy.
Pour Michael Powell, les défis du partage de connaissances sont plus liés à un changement de stratégies de partage de l’information. La méthodologie qu’il a adoptée est plus basée sur les échanges plutôt que la formation univoque et verticale. Il affirme que selon une évaluation faite dans 6 pays africains, les personnes ne n’intéresseraient pas aux mêmes choses selon qu’elles soient femmes ou hommes vivant dans une même zone géographique.
L’un de ses défis est lié à la recherche de la bonne information car la question de l’actualité fait que l’on trouve difficilement des réponses fiables à des questions précises. «Je pense que l’on doit prendre des mesures simples par rapport à la qualité. Il faut un contrôle de la qualité en dépit de l’existence d’outils tels del.icio.us qui regroupent les données selon des thématiques bien précises» propose Michael.
Mike Pereira de Devgateway Found affirme que pour son organisation, les systèmes d’alerte permettent d’informer les membres des Communautés dans lesquelles sa structure œuvre. Toutefois, peu de personnes visitent le site web à la recherche de l’information. Néanmoins, l’interactivité est à l’honneur car les Communautés participent à l’élaboration des contenus. Pour arriver à cette participation, Mike Pereira reconnaît que «Cela nous appris un temps de passer un organisation centraliser à celle décentraliser».
Quant à Jennifer Heney de
la Fao, elle confie qu’au niveau des structures internationales oeuvrant dans le domaine du développement, pour faire face au défi d’échange d’informations, plusieurs discussions ont eu lieu car ces organisations internationales souhaitaient collaborer plutôt que de se concurrencer. Elles voulaient trouver une synergie pour collaborer. Ces initiatives ont eu lieu bien avant le web.2 et la solution choisit était qu’elles devaient utiliser les technologies de l’information et de la communication. Pour les initiatives, le chef de file étaitla FAO. C’est dans ce cadre que le Centre de partage de connaissances dans le domaine des activités rurales a été crée.
Somme toute, pour Jennifer dans
la Communauté du développement, les types d’activités ont pour objectif de se mixer aux technologies déjà existantes afin d’être utiles aux populations qui le désirent.
September 26th, 2007 by Ramata Soré
14:48 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.09.2007
Faisons l'amour...confraternel mais pas la guerre
Fidèles à la réputation grossière de s’occuper de «ce qui ne les regarde pas», les journalistes savent faire mentir aussi le sage adage qui veut que «le linge sale se lave en famille». Lorsqu’il arrive que certains d’entre eux se haïssent cordialement, il suffit d’un simple fait divers pour mettre le feu aux poudres. Eh oui! Ceux qui croient que la plume est plus dangereuse que le fusil ont donc raison. Ce ne sont pas seulement les «lecteurs» qui peuvent perdre leur sang-froid devant les rumeurs qui sont hebdomadairement distillées par Kantigui chez notre confrère Sidwaya. Il n’est d’ailleurs pas le seul.
À en croire une enquête réalisée par radio Koulouba, il paraît que la rumeur, «ça fait marcher les journaux». Mieux, ce «genre journalistique» s’est même imposé comme une rubrique phare. Selon la même enquête, elle fait partie des pages les plus lues. Ainsi, pour savoir «qui veut manger son piment dans la bouche de qui», il faut aller farfouiller dans le Confidentiel de “Bendré”, les Confidences du week-end et le Pot-pourri du «Pays», Kantigui de “Sidwaya”, «Un point, c’est tout» du Dromadaire, la Lucarne citoyenne de “L’Evénement” ou dans Une Lettre pour Laye de “L’Obs.”, pour ne citer que ceux-là. La caractéristique essentielle de ces rubriques est qu’elles sont animées par des scribouilleurs cagoulés qui ne laissent pas de trace de leur signature. Ce qui permet de tirer à bout portant sur la cible, sans toujours courir le risque de se faire remarquer.
Mais dans ce «pays de savane», il n’est pas facile de se cacher. Tout finit par se savoir. Lorsque les personnes mises en cause dans les rumeurs décident de laver ce qu’ils considèrent comme un affront, cela fait parfois beaucoup de bruit. On imagine donc que quand les éléphants de la même jungle se battent, l’herbe en pâtit certes, mais le spectacle qu’ils offrent n’est pas toujours à l’honneur de la race du pachyderme. Dans le jargon des journaleux, cela s’appelle de la haine confraternelle. Comme on a pu le voir dans les échanges par médias interposés au cours du mois d’août, cette haine est aussi forte et aussi dévastatrice que la guerre.
Au regard des derniers développements de l’actualité des médias, il est peut-être bon de tirer leçon du malaise qu’entretient le vilain jeu de l’amplification des rumeurs dont tout le monde - y compris le Blaiso - déplore les effets pervers, mais personne n’a visiblement le courage d’attaquer de front. À moins qu’on ne veuille toucher le fond...
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