« Blaise Compaoré est aussi un malcauseur | Page d'accueil | Le Burkina c'est pas le paradis, mais c'est comme si! »
20.09.2007
Faisons l'amour...confraternel mais pas la guerre
Fidèles à la réputation grossière de s’occuper de «ce qui ne les regarde pas», les journalistes savent faire mentir aussi le sage adage qui veut que «le linge sale se lave en famille». Lorsqu’il arrive que certains d’entre eux se haïssent cordialement, il suffit d’un simple fait divers pour mettre le feu aux poudres. Eh oui! Ceux qui croient que la plume est plus dangereuse que le fusil ont donc raison. Ce ne sont pas seulement les «lecteurs» qui peuvent perdre leur sang-froid devant les rumeurs qui sont hebdomadairement distillées par Kantigui chez notre confrère Sidwaya. Il n’est d’ailleurs pas le seul.
À en croire une enquête réalisée par radio Koulouba, il paraît que la rumeur, «ça fait marcher les journaux». Mieux, ce «genre journalistique» s’est même imposé comme une rubrique phare. Selon la même enquête, elle fait partie des pages les plus lues. Ainsi, pour savoir «qui veut manger son piment dans la bouche de qui», il faut aller farfouiller dans le Confidentiel de “Bendré”, les Confidences du week-end et le Pot-pourri du «Pays», Kantigui de “Sidwaya”, «Un point, c’est tout» du Dromadaire, la Lucarne citoyenne de “L’Evénement” ou dans Une Lettre pour Laye de “L’Obs.”, pour ne citer que ceux-là. La caractéristique essentielle de ces rubriques est qu’elles sont animées par des scribouilleurs cagoulés qui ne laissent pas de trace de leur signature. Ce qui permet de tirer à bout portant sur la cible, sans toujours courir le risque de se faire remarquer.
Mais dans ce «pays de savane», il n’est pas facile de se cacher. Tout finit par se savoir. Lorsque les personnes mises en cause dans les rumeurs décident de laver ce qu’ils considèrent comme un affront, cela fait parfois beaucoup de bruit. On imagine donc que quand les éléphants de la même jungle se battent, l’herbe en pâtit certes, mais le spectacle qu’ils offrent n’est pas toujours à l’honneur de la race du pachyderme. Dans le jargon des journaleux, cela s’appelle de la haine confraternelle. Comme on a pu le voir dans les échanges par médias interposés au cours du mois d’août, cette haine est aussi forte et aussi dévastatrice que la guerre.
Au regard des derniers développements de l’actualité des médias, il est peut-être bon de tirer leçon du malaise qu’entretient le vilain jeu de l’amplification des rumeurs dont tout le monde - y compris le Blaiso - déplore les effets pervers, mais personne n’a visiblement le courage d’attaquer de front. À moins qu’on ne veuille toucher le fond...
17:50 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


Les commentaires sont fermés.