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09.07.2007
La revanche du théâtre
Mieux vaut tard que jamais. Au moment où le cinéma burkinabè a du plomb dans l’aile, voilà que le public montre un grand intérêt pour le théâtre. Et cela à l’agréable surprise des animateurs de cette discipline qui vivait encore à l’ombre du 7e art. Les planches ont repris leur droit; mieux, le théâtre semble prendre sa revanche et ses amateurs se comptent désormais par centaines, voire par milliers.
Entre le public burkinabè et le théâtre, il peut y avoir de véritables atomes crochus. La preuve a été donnée par le succès sans précédent que connaît la pièce «L’os de Mor Lam», une adaptation du roman de l’écrivain sénégalais Birago Diop, mise en scène par Issaka Sawadogo du Carrefour international de théâtre de Ouagadougou (Cito). Les premières représentations de cette satire à la sauce burkinabè ont attiré plus de 5 000 personnes en une trentaine de séances sur les planches du Cito. Avec environ 150 places assises, le Centre s’est révélé trop exigu pour répondre à la forte demande qui fusait aussi bien des écoles, des institutions et de tous ceux qui ont trouvé en «L’os de Mor Lam» l’occasion de se réconcilier avec le théâtre. Même avec une longue période de 4 représentations hebdomadaires qui s’est étalée du 10 janvier au 22 février, le Cito n’a pas pu servir tout le monde. Il a été obligé de programmer une prolongation du 8 au 30 juin dernier. Là également, le monde s’est bousculé aux portes et le Carrefour s’est révélé, une fois encore, trop petit.
Incontestablement, le Cito a réussi le pari de susciter ou de ressusciter l’amour du théâtre. Mieux, il a gagné le pari de faire le printemps de cet art vivant et ennoblissant avec une bagatelle de 10 créations, dont la dernière, présentée en mars dernier, est «Monsieur le Pourceaugnac». Elle a été mijotée de main de maître par Ildevert Méda.
Avec cette certaine effervescence à laquelle on assiste sur les planches du Centre culturel français, du théâtre de la Fraternité, de l’Atelier théâtre burkinabè où les différentes compagnies théâtrales rivalisent d’ardeur et de créativité, on peut dire que le théâtre prend sa revanche au Burkina. Et le public n’a que des œuvres de belle facture pour se laisser séduire par les planches.
15:02 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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