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02.07.2007

La galère des animateurs télé du Faso

Ici au Faso, les môgô puissants et tous ceux qui gravitent autour d’eux adorent se voir ou qu’on voie leurs tronches sur le petit écran. Mais si le manège semble marcher à merveille pour les uns, il n’est pas évident que tout le monde en profite. Les faiseurs de stars ne sont pas toujours eux-mêmes des étoiles. Du moins, travailler comme animateur à la télé et pouvoir tirer son épingle des jeux d’ombres et lumières dont on est le chef d’orchestre relève parfois d’un parcours de combattant.

Il ne faut surtout pas confondre les animateurs télé avec les journalistes qui n’ont pas les mêmes problèmes parce qu’ils ne jouent pas dans la même ligue. Les fortunes sont diverses. Le journalisme de télévision a mené très loin plus d’un. Et les exemples sont légion. On peut même affirmer, sans risque de se tromper, que le succès ou l’atterrissage réussi de certaines personnalités de ce pays, et pas des moins, est en partie dû à leurs prestations sur la télé nationale. La TéNéBreuse, pour ne pas la nommer, a apporté pas mal de lumière dans la carrière et le parcours de journalistes qui sont devenus collaborateurs de président du Faso, ministres, ambassadeurs, fonctionnaires internationaux, etc.

Si ailleurs l’animation télé nourrit son homme, mène au firmament de la gloire sociale et même politique, ce ne semble pas le cas au Faso. Les stars qui sont sorties des quelques maisons de télé qu’on dénombre au Burkina se comptent sur les doigts d’une main. Apparemment, ça réussit plus aux dames qu’aux hommes. Honni soit qui mal y pense.

Le constat général est que ce métier, qui ennoblit sous d’autres cieux, n’a pas encore réussi à s’imposer chez nous. Aussi, si l’animateur ou l’animatrice télé a toutes les raisons de se prendre pour une star, son statut hybride et parfois même incongru le met en porte-à-faux avec ses autres collègues journalistes. Dans le meilleur des cas, il n’est qu’un simple pigiste obligé de se remettre dans ses petits souliers lorsqu’il se trouve parmi les journalistes, alors qu’il est considéré, à tort ou à raison, comme un «demi-dieu» par ses fans en ville. Ils ne se trouvent pas non plus aisément une place au soleil en dehors du petit écran.

Le comble de cette galère est que la plupart de ces personnages adulés par des téléspectateurs ne sont pas toujours payés au juste prix de l’audience qu’ils font gagner à la télé. Naturellement, lorsque le gombo n’est pas suffisamment gluant pour faire glisser des appétits légitimes, ce sont les deals et autres ‘’off’’ qui s’en mêlent. Et parfois les dérives sont telles qu’il devient difficile, voire impossible, de redresser quoi que ce soit. À qui la faute?

Il peut paraître, de prime abord, logique de faire porter le chapeau de l’éthique et de la déontologie bafouées aux animateurs. Mais comme on peut le voir, les torts sont partagés. La cause de certaines situations délicates est aussi à rechercher dans le laxisme de certains gourous - ne mangez surtout pas votre piment dans ma bouche - qui préfèrent laisser faire plutôt que de voir la réalité en face ou d’attaquer les problèmes à la racine.

 

Commentaires

Je viens de decouvrir votre blog ce matin. j'en ai lu qq ariticles. Les sujets sont interressants. Je vous en félicite. Je serais plus ravis si, avec toute la liberté que vous offre le blog, vous aviez plus de cran en donnant des exemples et des faits avérés. Je sens un grand poids de l'auto censure ce qui est for regrettable. Mais je vous encourage et vous félicite.

Ecrit par : TOU | 24.07.2007

Venant tout juste de prendre connaissance de votre blog,il m'etait impossible de ne laisser aucunes traces.Continuer dans cet elan et bon courage!!!

Ecrit par : zina | 26.07.2007