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07.06.2007

La culture et les arts, c’est aussi l’affaire des enfants!

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«La culture, dit-on, c’est ce qui reste lorsqu’on a tout perdu.» Mais dans une Afrique où on ne sait pas jusqu’à quand et par quels moyens on arrivera à préserver «ce qui nous reste», la transmission de la culture et des arts aux générations présentes et futures n’est pas toujours la priorité des acteurs et des opérateurs culturels. Happés que sont la plupart par les espèces sonnantes et trébuchantes du show-biz, ils ont rarement le temps de songer à la relève. Lorsqu’ils parlent des enfants, c’est souvent pour en faire des objets ou des adjuvants de leurs projets. Rarement les enfants ont été au centre des préoccupations des politiques et malheureusement des artistes. Et pourtant, ils sont de plus en plus victimes des grandes catastrophes contemporaines, des inconséquences et des mauvais choix que les adultes leur imposent.

 

Histoire terrifiante des enfants soldats

L’histoire rocambolesque et révoltante des enfants soldats dont un pan fabuleux nous a été magnifié au dernier Fespaco à travers le film Ezra du Nigérian Newton Aduaka appelle judicieusement que la situation de l’enfance africaine puisse être exploitée dans les arts pour redonner à l’enfant la place qui doit être la sienne dans un monde inquiétant où les points et les valeurs cardinaux sont de plus en plus brouillés.

Il n’est jamais trop tard pour prendre le train en marche. En décidant de consacrer Fêt’Arts 2007 au thème «Culture et Education», les initiateurs de ce festival dont les échos dépassent largement les frontières du Burkina Faso jettent plus qu’un pavé dans la mare. Du reste, ils lancent un véritable défi aux artistes d’ici et d’ailleurs ainsi qu’aux autorités en charge de la Culture et de l’Education en vue de la prise en compte de cette exigence fondamentale qu’est de «faire de la culture le moteur de l’éducation». 

 

Fêt’Arts dans les école set orphelinats

Courant la semaine du 28 mai au 2 juin que durera la 6e édition de Fêt’Arts, il ne faut pas s’attendre à des miracles, encore moins à des conversions spectaculaires. Les enfants qui auront la chance ou l’occasion de partager un bout de cette fête des arts bénéficieront tout au plus de quelques spectacles de conte, de théâtre, de marionnettes, de musique et de danse concoctés pour eux et rien que pour eux. Le festival a le mérite de se déployer dans des établissements scolaires de la ville de Ouagadougou ainsi que dans des orphelinats des localités de Ziniaré et de Loumbila.

Mais que restera-t-il lorsque Fêt’Arts aura rangé ses instruments de musique et que les  marionnettistes seront repartis chez eux ? Certainement des souvenirs vagues des émotions vécues et des cadeaux reçus pour ce qui est des orphelins. Ce n’est pas rien. Mais pour ne pas s’arrêter en si beau chemin, il va falloir aller jusqu’au bout du défi lancé par Fêt’Art 2007.

 

Les enfants ne sont pas seulement l’avenir

Il faut que les enfants du Burkina et de toute l’Afrique ne soient pas seulement considérés comme les sources des problèmes des adultes, mais leurs ressources; pas seulement des dépenses, mais aussi des investissements; pas juste des enfants, mais aussi des citoyens; pas uniquement l’avenir, mais aussi le présent. Ainsi, la culture et les arts seront aussi leur affaire et pas seulement celle des artistes et des opérateurs culturels.

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