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  • Ouagadougou a perdu la tête, la République le coeur

    Décidément, la ville de Ouagadougou semble être devenu un Far West où la vendetta et le règlement de comptes sont les vices les mieux partagés. Les autorités semblent avoir opté pour un jeu de «laisse guidon» qui inquiète sérieusement, pour peu qu’on se flatte d’être dans un Etat de droit. On n’a pas besoin d’être un analyste sécuritaire pour se rendre compte que la sécurité des biens et des personnes apparaît de plus en plus comme le ventre mou du système. On ne dirait même pas que ce pays a vécu une révolution au cours de laquelle, il n’y a pas si longtemps que ça, n’importe qui pouvait faire presque n’importe quoi et «il n’y avait rien». Autres temps, autres mœurs, diront les fatalistes. Mais tout de même. 

    Pour la troisième fois consécutive, la puissance publique a mouillé, l’Etat de droit a reculé devant le désordre. Hier, c’étaient les sans-casques qui ont renvoyé les policiers dans leur tanière comme de vulgaires saprophytes. C’était aussi tout l’appareil sécuritaire de l’Etat qui s’est terré face à des militaires en colère. Aujourd’hui, ce sont des civils qui se rendent justice parce qu’ils n’ont ni confiance en la diligence de la police, encore moins en l’appareil judiciaire. A côté de cela, ce sont des travailleurs qui sortent la machette pour entrer en possession de leur paie à la SN SOSUCO. Quelle sera la prochaine escalade? La question est si évidente qu’on n’a pas besoin d’états généraux ou de séminaire international pour la résoudre. Mais, ici au Faso, tout le monde préfère curieusement la politique de l’autruche.     

     

    Le film des événements

     

    A en croire le point commun des différentes versions qu’on se conte en ville, cette rocambolesque affaire de meurtres, de disparition de têtes et d’incendies serait partie d’un achat de véhicule qui s’est retrouvé être un guet-apens. Les faits remonteraient au mercredi 14 mars.

     

    Vente de voiture ou guet-apens?

    Ce jour-là, un certain Sampana Bansé et son «parent» Oumarou Maré connu sous le surnom de Bambo devaient conclure un achat de camion avec Modibo Maïga, alias Koko. Selon des sources proches du dossier, Sampana Bansé aurait déjà versé une partie de la somme due à Koko. Au lieu de lui livrer le véhicule qu’il avait choisi, ce dernier lui aurait fait savoir qu’il avait reçu, entre-temps, une offre plus alléchante et qu’il aurait vendu le véhicule à quelqu’un d’autre. Sur ces entrefaites, il se serait proposé de lui présenter un autre camion. Dans un premier temps, ses clients n’auraient pas voulu de cela. Ils auraient préféré qu’il leur restitue leur avance. Ce que Koko aurait refusé, sous prétexte qu’il aurait déjà dépensé 150 000 F de la somme et qu’il n’était pas possible de procéder à un remboursement systématique. Malgré tout, ils auraient accepté d’aller voir le nouveau véhicule en question. Ils seraient partis sur le premier lieu de rendez-vous avec une moto. Modibo Maïga, lui, serait venu en voiture, une 4x4 à bord de laquelle il aurait invité ses «clients» à monter pour aller «visiter» sa nouvelle proposition de véhicule. Et ce qui devait arriver arriva.

     

    Liquidés et découpés dans la zone de Saaba

    En fait de visite de véhicule, Oumarou Maré et Sampana Bansé auraient été conduits à l’abattoir. Ils n’auraient d’ailleurs pas mis trop de temps à douter du manège savamment orchestré par Koko. Voyant que celui-ci les amenait au-delà du village de Saaba, Bambo aurait sorti son portable pour informer le propriétaire de la moto avec laquelle ils étaient partis au premier lieu de rendez-vous que son retour risquait d’être retardé. Il aurait ajouté qu’on les conduisait dans une zone qui lui paraissait suspecte. C’est alors qu’il aurait vu son téléphone arraché. Suite à cette coupure de communication brusque, celui qui était à l’autre bout de la ligne aurait tenté de le rappeler, mais en vain: le portable avait été éteint. C’est à ce moment que Bambo aurait tenté de s’échapper de la 4x4, mais ses bourreaux (des complices de Modibo) auraient vite fait de tirer sur lui avec un pistolet avant de l’achever. Son compagnon Sampana Bansé, handicapé d’un membre inférieur, n’avait pas les moyens physiques pour tenter une quelconque résistance. Il aurait été également liquidé.

     

    Les corps dépécés et dispersés

    Après avoir trucidé Oumarou Maré et Sampana Bansé, Modibo Maïga et ses hommes auraient ensuite méticuleusement dépécé les corps et seraient allés les disperser à différentes sorties de la ville de Ouagadougou. C’est ainsi que le jeudi 15 mars, des riverains ont retrouvé les sachets de morceaux de corps sans têtes dans le barrage de Boulmiougou, à l’ouest de la ville, puis sur la route de Pô, au sud. La police a été mise sur la piste, et le lendemain vendredi 16 mars, les parents des victimes, qui étaient à leur recherche, ont fini par reconnaître les corps sans leurs têtes. C’est au barrage n° 2 de Tanghin qu’on a finalement retrouvé les têtes, mais certaines parties des corps seraient toujours introuvables. La colère des parents et sympathisants n’a pas attendu les résultats de l’enquête de la police qui semble se hâter lentement pour apporter des réponses à leurs interrogations.

    Des suspects, dont le fameux Modibo Maïga, sont aux arrêts. Mais le mystère de la mise à sac des maquis de la chaîne des Kundé reste entier. Quel est le lien entre les meurtres orchestrés par le sieur Maïga, que les patrons des Kundé disent «ne pas connaître», et la furia incendiaire que Ouagadougou a vécue vendredi et samedi derniers? La question est aussi lourde que l’ambiance que cette affaire fait peser sur Ouagadougou. Tous les regards sont tournés vers les autorités policières et judiciaires. Auront-elles, cette fois-ci, le sursaut d’orgueil nécessaire pour dissiper le mystère? On attend toujours de voir.  

     

     

    Modibo Maïga, la clé du mystère ?

    Selon des sources proches du dossier, toute l'affaire tournerait autour du personnage de Modibo Maïga, alias Koko. Il serait le fils d'un douanier à la retraite qui a géré l'actuel maquis le Kundé de la Cité An II, alors appelé «La Paillote». Le coin n'ayant pas beaucoup marché sous la gérance du vieux Maïga, il a changé de nom, en devenant successivement «Le new Rococo», puis «Le Tokyo». Les derniers gérants avant les Kundé étaient des Japonais, qui ont également fait long feu. Mais, à ce qu'on dit, le jeune Maïga serait resté très proche de tous les gérants qui ont succédé à son pater. Ce qui expliquerait, sans doute, que certains croient que sa famille fait toujours partie des «patrons» du coin.

    Connu comme un jeune qui aime «croquer la vie à belles dents», Modibo a plutôt l'étiquette d'un «dealer» qui fait dans la vente de véhicules d'occasion que certains de ses parents lui enverraient d'Allemagne. Pour dénicher des clients, il n'aurait pas trouvé mieux que de s'établir au Kundé de la Cité, devenu un lieu célèbre de rencontres. La plupart des personnes qui le croisent régulièrement sur les lieux n'hésitent pas à dire qu'il «travaille là-bas». D'où l'étonnement d'apprendre qu'il n'est pas connu des «4 copropriétaires des Kundé», selon leur propre déclaration publiée par notre confrère Sidwaya du lundi 19 mars dernier. «On ne l'a jamais vu», peut-on lire. Une réaction somme toute compréhensible. Car, sans être «un des patrons des Kundé» comme l'a fait croire la rumeur, Modibo Maïga, alias Koko, est le fil par lequel on peut tisser un lien entre le meurtre et la présumée suspicion qui semble peser sur les propriétaires des Kundé. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'affaire est corsée.

     

    Vous avez dit «wack» ?

    S'il y a un fil rouge qui semble nouer cette rocambolesque affaire de meurtre, de «perte de têtes» et de vandalisme contre la chaîne des maquis les Kundé, c'est bien celui du wack, ou de magie noire si vous préférez. Selon toute vraisemblance, si les manifestants s'en sont pris à ces bars et maquis, c'est surtout parce que ceux qui alimentent les rumeurs incendiaires croient que c'est aux propriétaires que profiteraient les meurtres qui ont été perpétrés. Du moins, ils se disent que le succès fulgurant que connaît ce groupe serait dû à des pratiques magiques alimentées par un trafic d'organes humains. Dans la foulée, certains manifestants n'ont pas hésité à franchir le rubicond en distillant à qui voulait les entendre que «c'est grâce aux sacrifices humains que les Kundé prospèrent». Vrai ou faux? La question mérite d'être soulevée. Car, si les proprios et associés des Kundé ont, jusque-là, observé une certaine discrétion autour de leurs «secrets», il n'en demeure pas moins que ce vide a été vite comblé par la force foudroyante de la rumeur. La nature a horreur du vide. En affaires comme en politique d'ailleurs, il vaut toujours mieux communiquer sur ce qu'on fait et comment on le fait. Autrement, on ne fait qu'apporter de l'eau au moulin de la rumeur. Lorsque les choses se gâtent, il est périlleux de vouloir recoller les morceaux. On ne le dira jamais assez, la communication ne coûte rien, mais elle permet toujours de prévenir le pire. Et la leçon est aussi valable pour l'appareil d'Etat qui, malgré son armada de médias, adore curieusement faire le lit de la rumeur.

  • Revoilà le diable dans la maison des Etalons!

    medium_Etalons.jpgRevoilà les guéguerres sibyllines, les feintes et les peaux de banane autour des Etalons. Au Faso, la passion du ballon rond semble rimer également avec des empoignades qui n’ont rien à voir avec le tapis vert. Une sombre tradition assombrit l’image des acteurs du Fasofoot. En effet, depuis quelques semaines, une sourde bagarre couve entre la Fédération burkinabè de football (FBF) et l’entraîneur national à propos de la gestion des joueurs de l’équipe nationale senior. Comme de coutume, le linge sale a été étalé sur la place publique par le biais de la presse qui a lavé, séché et repassé des rumeurs très tendancieuses. «Saboteur sur une pente raide», «Le torchon brûle entre Saboteur et la FBF», pouvait-on lire dans les journaux de la place. Plus subtilement, certains avaient annoncé un changement imminent d’entraîneur. Et patati, et patata.

    Pendant ce temps, aucune des parties incriminées n’a osé affronter l’opinion pour donner une version officielle des faits. Elles ont préféré les médias et autres chroniqueurs de maquis et de gargottes pour se délecter de rumeurs, même les plus folles. Même si elle se targue de disposer d’une direction de la communication, la FBF préfère observer un silence qui ne la dédouane pas pour autant. Bien au contraire. Il était difficile de croire que Seydou Diakité et son équipe étaient indifférents au jeu de passe-passe qui se faisait par journaux interposés. Ailleurs, on aurait convoqué une conférence de presse pour crever définitivement l’abcès. Mais hélas.

    Au Faso, les acteurs du foot adorent se haïr cordialement et s’envoyer des flèches par l’intermédiaire des journalistes acquis à leurs causes. Et cette forme de règlement de comptes ne fait que pourrir l’atmosphère autour de l’équipe nationale. Apparemment, personne ne fait rien ou pas grand-chose pour chasser ce diable de la maison. Même pas le ministre des Sports qui, malgré le franc-parler qu’on lui reconnaît, n’a réagi au problème qu’à l’initiative de nos confrères du journal «Le Pays» dans une interview publiée lundi 12 mars dernier.

    On veut donc bien croire que «tous les problèmes sont effectivement réglés» entre la FBF et l’entraîneur Drissa Traoré, alias Saboteur. Mais lorsqu’il ajoute qu’un «employé ne peut pas vouloir tenir tête à son employeur», et qu’un entraîneur devrait «la fermer ou démissionner», on voit bien que le Gendarmator Jean-Pierre Palm a peut-être fait baisser la fièvre, sans pour autant soigner définitivement le mal. Mais force est de constater que les vieux démons ne semblent pas pour autant exorcisés de la maison. Il suffira qu’un autre malentendu survienne pour que le cessez-le-feu soit rompu. Il faut donc crever définitivement l’abcès. Sinon, bonjour les éternels recommencements.

     

    Les étalons, otages d’intérêts

    contradictoires

     

    La FBF reprocherait à son «employé» Drissa Traoré, alias Saboteur, de vouloir reconstruire l’ossature de l’équipe nationale au lieu de se contenter de qualifier l’équipe pour la phase finale de la CAN Ghana 2008. L’entraîneur pense, quant à lui, que pour arriver à la qualification il faut du «sang neuf». Ce qui suppose la mise à l’écart de certains anciens. Voilà la raison du bras de fer. Apparemment très avancé dans son projet, Saboteur acceptera-t-il de mettre de l’eau dans sa nouvelle mixture? Maintenant que l’étau du ministère des Sports et de la Fédé s’est resserré sur lui, il n’a probablement pas le choix. A moins qu’il ne décide de jouer son va-tout en en faisant à sa tête, c’est-à-dire en présentant «son équipe» le 24 mars prochain contre le Mozambique. Dans ce cas, s’il venait à échouer, la Fédé aurait tous les arguments pour le remercier. Mais en cas de victoire, il reprendra du poil de la bête et c’est la Fédé et le ministère qui seront bien embarrassés. Comme on peut le voir, il y aura match dans le prochain match des Etalons contre le Mozambique. Ça passera ou ça cassera.

     

    Personne ne veut parler

    Face aux rumeurs persistantes dans la presse, il a été inutile de faire parler les principaux protagonistes. Au niveau de la Fédé, le colonel Jean-Baptiste Parkouda, vice-président chargé des équipes nationales, a décliné tout commentaire en déclarant simplement qu’«il n’a aucun problème avec l’entraîneur national». Quant à Saboteur, il a dit ne pas répondre à des «rumeurs». Aujourd’hui, les rumeurs ont fini par les rattraper tous. A force de vouloir cultiver un mystère qui n’en est pas vraiment un, on finit par devenir ridicule aux yeux de l’opinion. Et pourtant, la communication ne coûte rien. Surtout s’il s’agit de défendre l’image d’une institution dont le sort concerne tout le monde.

    Une presse brouette

     

    Dans ce qu’il convient d’appeler «les problèmes entre la FBF et Saboteur», la presse n’a pas moins servi de ring pour des protagonistes cagoulés. Pour des intérêts généralement occultes, des confrères ont prêté leurs plumes pour alimenter cette guéguerre. C’est apparemment le sport favori non seulement de certains journalistes, mais aussi des acteurs du foot (fédéralistes et entraîneurs) qui ne ménagent aucune manœuvre pour se servir de la presse comme on le fait d’une brouette pour aller jeter des ordures sur un dépotoir. Ainsi, il arrive même que des comptes rendus de réunions confidentielles se retrouvent sur la place du marché. C’est là aussi une vilaine plaie de la gestion du Fasofoot qui mérite d’être soignée et bien soignée.

    Vous avez dit entraîneurs locaux? 

    Après l’épisode peu honorable de l’évasion de l’entraîneur Bernard Simondi, prédécesseur de Saboteur, la Fédé va-t-elle recourir une fois encore à un entraîneur expatrié? Selon des indiscrétions, la Fédé et le ministère auraient été obligés de jouer la carte des locaux pour des problèmes budgétaires. La plupart des CV reçus de l’extérieur demanderaient un salaire mensuel d’environ 10 millions de cfa. Pour la première fois, ce sont des entraîneurs nationaux qui encadrent les Etalons à tous les niveaux. Mais les couacs entre la Fédé et Saboteur, c’est le naturel qui a été chassé en «temps de famine» et qui risque de revenir au galop.

  • De la musique au service des morts et des vivants

    Lmedium_Smockey.jpges musiciens burkinabè n’ont pas seulement des talents. Ils ont aussi la mémoire des grands hommes qui ont fait et qui font l’histoire de leur pays. En février dernier, c’est le «pape» du mouvement Hip-Hop local qui a donné le ton par un hommage à Thom Sank dans son album intempestif et trublion Code noir. Ce «Bissa teint clair» qui n’a pas sa langue dans la poche a fait de la musique une arme d’engagement social et politique qui ne laisse personne indifférent. Il ne s’embarrasse visiblement pas de salamalecks et chantent ouvertement ce qu’il pense. En faisant un clin d’œil musical au «père» de la révolution d’août 83, il ramène au devant de la scène cette figure historique burkinabè dont l’aura toujours vivace a été prouvé au cours de la dernière édition du Fespaco par l’engouement autour du documentaire «Sankara, l’homme intègre» du réalisateur franco-belge Robin Shuffield.

    Dans la mouvance des hommages, Sonia Carré d’As a circonscrit le sien dans le cocon familial. medium_Sonia.jpgLa chanteuse n’a pas trouvé figure à mettre en valeur que celle de son pater, Drissa Traoré alias Saboteur, l’actuel entraîneur national des Etalons senior. Pour montrer que la musique adoucit les mœurs d’un foot national, elle a fait quelques pas de Tak-borsé sur le tapis vert en compagnie d’Hamed Smany. Ce n’est pas la première fois qu’elle intègre les acteurs du ballon rond dans son répertoire. Son premier album qui a parlé de la compétition au sommet du championnat national ivoirien lui a valu le nom de «Carré d’As» qui colle désormais à sa carrière. La charité bien ordonnée commence par la maison. Et Sonia a bien rendu la monnaie à son papa dont les conseils avisés ont pesé positivement dans sa formation au métier de musicien. Apparemment, ça marche pour elle puisque le 10 mars dernier, elle a sorti son 3e album intitulé «N’Kanu» qui signifie en langue dioula «Aime-moi». Un message adressé certainement à l’élu de son cœur.

    medium_Adji.jpgPlus sentimental, l’hommage de l’artiste Adji est dévolu à la mémoire de Black So man, le regretté  chouchou de la musique burkinabè, tragiquement disparu il y a déjà 5 ans. Après son atterrissage réussi dans la musique, l’artiste dont le charme avait ensorcelé Black So man a voulu marquer une halte pour honorer la mémoire du «père de son bébé». Sa prestation n’a pas été la hauteur de celle de celui qui aurait pu devenir son mari, mais le coup valait la chandelle. Pour un amour prématurément éteint, la commémoration valait bien un maxi. Si tous les artistes se donnaient le temps et les moyens de rendre hommage aux personnages qui les ont marqués, notre histoire commune gagnerait en notes plus gaies et dansantes. La musique n’adoucit pas seulement les mœurs, elle peut aussi ressusciter les morts.