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28.02.2007

Le 20e Fespaco en instantanés

Samedi prochain, les lampions seront éteints sur la 20e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) et les réalisateurs en compétition sauront à quelle sauce ils seront mangés. 

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Blaiso retrouve le plateau

Mis en bouteille à l’issue de l’élection présidentielle de novembre 2005, le Blaiso nouveau a retrouvé le plateau du Festival à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 20e édition. Depuis 1999, l’enfant terrible de Ziniaré semblait bouder les cérémonies d’ouverture du Fespaco après l’épisode malencontreux de la chanson d’Alpha Blondy. Finie la fâcherie du PF. Et les organisateurs le lui ont bien rendu en lui rendant un hommage sur écran géant.

 

Un hommage partisan ?

Dans l’hommage rendu aux personnalités qui ont donné ses lettres de noblesse au Fespaco, il y avait de quoi regretter l’absence de figures tels Thom’Sank, le «père de la Révolution d’août 83» et Moustapha Laabli Thombiano, à qui l’on doit, au moins, la rue marchande et donc le côté festif et populaire de la manif’. On ne peut sans doute pas rendre hommage à tous ceux qui se réclament d’être les géniteurs du Fespaco, mais les images projetées samedi dernier avaient un goût de non-dit.

 

Le Fespaco dans la cour des grands

L’histoire retiendra qu’après les festivals de Cannes en France et de Marrakech au Maroc, le Fespaco a reçu la médaille Frederico Fellini de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) en signe de reconnaissance de l’institution onusienne pour sa contribution au rayonnement du cinéma et de la culture africaine.  

 

Une cérémonie aux goûts divers

La cérémonie d’ouverture aura été d’une longueur déconcertante pour les uns et riche en couleurs pour les autres. Avec une sono qui a lâché un moment et un podium trop loin de la grande masse des nombreux spectateurs de la cuvette du 4-Août, le plaisir n’a pas été le même pour tous. Le groupe Yeelen aura gagné le pari d’exécuter «Dar es-salaam», son morceau fétiche, en live et en direct devant Blaise Compaoré. Quant à Manu Dibanga, parrain ou président d’honneur (c’est selon) du festival, il n’a pas goûté au plaisir de donner le clap de la 20e édition. Visiblement embrouillés, les organisateurs de la cérémonie ont laissé le Blaiso s’emmêler les pinceaux. 

 

Fespaco-off aussi croustillant que varié

Le 20e Fespaco ne déroge pas à la règle du off. En plus des cadres et espaces officiels, les festivaliers ont la possibilité de déguster gratuitement d’autres films enrôlés ou non par la sélection officielle. Vendredi dernier, la Brigade verte de la commune de Ouagadougou, encore appelée «Les femmes de Simon», a fait son Fespaco à la Maison des jeunes et de la culture à travers la projection du court-métrage «Poussière de femmes». Ce fut au tour de «Thomas Sankara, l’Homme intègre» mardi au Centre national de presse Norbert-Zongo (CNP-NZ) et ce soir à l’Atelier théâtre burkinabè (ATB). Durant toute la période du Fespaco, Cinomade a implanté sa tente à l’hôtel mercure Silmandé, pour une Semaine de cinéma africain à ciel ouvert. Sans compter les autres initiatives ouvertes à gauche et à droite.

Voir Bamako et mourir

Sans être dans la compétition officielle, le long-métrage «Bamako» du Malien Abderrahmane Sissako a drainé un monde fou dimanche dernier au centre culturel français. La salle s’est révélée trop petite pour contenir tous les festivaliers dont plus de la moitié est repartie très déçue de ne pas voir Bamako. Sissako est désormais averti que la demande de Bamako est très forte au Faso.   

Un lobbying qui tombe APIC

Présent au 20e Fespaco pour présenter son sitcom «3 filles 2 garçons», le réalisateur et producteur camerounais Lambert Ndzana fait d’une pierre deux coups. Il est également à la tête d’une délégation de 3 membres de l’Association des producteurs indépendants du Cameroun (APIC) créée le 6 janvier 2007. Pour son 1er Fespaco, l’APIC est venue sensibiliser réalisateurs et producteurs du continent sur la nécessité de se coaliser pour rendre possible la coopération Sud-Sud, gage d’une prise en charge des Africains par les Africains et de l’assainissement de l’environnement des affaires cinématographiques et télévisuelles.

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