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10.01.2007

La libre circulation est toujours un leurre!

Vous est-il arrivé de croire qu’au fil des années les choses iraient pour le mieux? Sûrement. Dans ce foutu pays où l’on vous fait croire que Dieu finira par régler vos multiples emmerdes, on ne peut pas échapper à cette espérance débile. Mais plus le temps passe, plus on se rend compte que nos galères sont les mêmes. Rien ne change. Seuls les imbéciles croient que les babioles du genre “intégration régionale” peuvent nous sortir du tunnel. Erreur!

Il suffit de vouloir franchir les frontières qui mènent chez nos voisins togolais et béninois pour se rendre compte que la libre circulation des personnes et des biens n’est qu’un leurre. Ce n’est qu’un véritable appât pour attirer des voyageurs non avertis dans le piège de forces de sécurité racketteuses. Pour ces garde-côtes sans vergogne, les recommandations de l’UEMOA ne sont que du vent. Ils n’ont rien à foutre avec toutes ces décisions que même les commissaires ventrus qui les concoctent ne veulent pas faire appliquer. Aussi longtemps que les voyageurs originaires de cette foutue organisation d’intégration sous-régionale ne sauront pas qu’avec leur carte d’identité nationale ils peuvent franchir les frontières togolaise et béninoise sans débourser le moindre sous, ce sont les policiers et gendarmes de ces deux pays dits “frères” qui en profiteront pour s’engraisser impunément.

Dieu seul sait combien de fois on nous casse les oreilles ici avec toutes les foutaises de “suppression des postes de contrôle routiers”. A quoi ça sert d’appliquer cette mesure chez nous alors que de l’autre côté la flicaille continue de racketter sans vergogne? Rien n’est pire que cette libre circulation à deux vitesses qui nous fait faire un pas en avant et deux pas en arrière. Déjà qu’il faut parfois deux jours et une nuit pour rallier ces pays côtiers au péril de sa vie et dans des cercueils roulants, s’il faut encore jeter le peu de jetons que l’on a dans la poche d’un policier qui nous prend pour un idiot, je dis un gros à l’UEMOA, au président de sa commission et à tous ses commissaires.

J’ai honte de savoir qu’alors qu’ils se tournent les pouces et tournent en rond dans des conférences et colloques insipides ici à Ouagadougou, les autorités togolaises et béninoises - pour ne citer que les cas que j’ai vécus - se foutent rondement de la suppression des barrières policières et rackettent allègrement les pauvres voyageurs. Je n’ai pas commis la bêtise de mouiller la gorge d’un quelconque policier. J’ai conservé jalousement mes sous pour siroter la précieuse Guigui lors de mon séjour à la côte. Moi, je connais mes droits. A tous les gaous qui succombent encore à la tentation, je demande de dire un «merde» courageux à tous ces racketteurs et à tous ceux qui les laissent faire.

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