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29.11.2006
Peut-on tomber les "masques blancs"?
Ouagadougou, carrefour des rencontres culturelles et des festivals, réclame aussi la paternité des Universités africaines de la communication (UACO). Placé sous l’égide conjoint du ministère de l’Information et du Conseil supérieur de la communication (CSC) avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ce 3e “rendez-vous du donner et du recevoir” s’est déroulé les 23 et les 24 novembre derniers sous le thème “Savoirs locaux dans la société de l’information: espace d’émergence ou espace d’uniformisation”. Un sujet qui pose la problématique de la promotion de ce qu’on peut considérer comme “la sagesse traditionnelle” dans un contexte où les particularités sont mises à rude épreuve par le rouleau compresseur de la mondialisation.
Plus que les autres, l’Afrique n’est-elle pas ce vaste champ d’expérimentation de cette épreuve, un continent quasiment en marge de la société de l’information où les populations semblent avoir désespérément perdu l’initiative historique? En s’appuyant sur des titres interpellateurs de Frantz Fanon comme: “Les damnés de la terre” et “Peau noire, masques blancs” ou “Et si l’Afrique refusait le développement?”, ou encore “L’Afrique noire est mal partie” de René Dumont, force est de constater que l’interrogation sur le destin du continent noir n’est pas nouvelle. Les UACO ont le mérite de reposer le problème sous l’angle des Technologies de l’information et de la communication (TIC) qui semblent offrir à toutes les sociétés qui font l’effort de se les approprier, de nouvelles chances de décollage économique, scientifique et culturel.
En d’autres termes, il est théoriquement possible, grâce à l’effet démultiplicateur des TIC, que l’Afrique parte d’un bon pied. Mais la condition sine qua non de cette renaissance serait un retour aux savoirs locaux. A priori, il s’agit là d’un réalisme qui n’est pas étranger à la sagesse africaine. “Si tu as perdu ton chemin, il ne faut pas courir en avant, mais revenir au point que tu connais”, enseigne un proverbe. Mais combien sont-ils aujourd’hui les Africains qui sont capables d’opérer ce retour aux sources? Telle est la question.
Il est évident que pour promouvoir les savoirs locaux il faut d’abord que l’intelligentsia africaine y croie. Que valent encore les savoirs locaux dans une Afrique qui est devenue la poubelle des trouvailles les plus saugrenues? Et c’est là où le bât blesse le plus souvent. Une chose est de faire de belles communications sur les plus grandes tribunes du monde, une autre est de transformer ces théories dans le champ du concret. Cette Afrique-là a marre du mimétisme stérile et a besoin de retrouver l’initiative historique si nécessaire à son décollage. Le plus dur n’est pas de le dire mais d’y croire. Or, les masques ont la peau dure.
09:45 Publié dans Politique africaine | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Et voici les "3B" dans le cinéma burkinabè!
Loin de se réduire à cette seule histoire, le film est une séquence d’amours fous où le chef du village, le vétérinaire et un paysan s’emballent éperdument pour Thérèse la dolotière alors que celle-ci n’a d’yeux que pour Doudou, un tenancier de buvette. A l’instar de tous les perdants en amour, les 3 malheureux prétendants n’en démordront pas. De leurs frustrations naissent des conflits souterrains qui plongent le petit village tranquille de Koulbi dans une série noire de meurtres.
En attendant le lancement sur le petit écran de la TéNéBreuse du feuilleton “Série noire à Koulbi” à partir de janvier 2007, les Films du Dromadaire ont concocté pour les cinéphiles burkinabè toutes les histoires d’amour du feuilleton en un vrai et unique film: “La Belle, la Brute et le Berger”. C’est “une nouvelle logique de production” à travers laquelle Boubakar Diallo, le boss des Films du Dromadaire, et son équipe ont voulu adapter le feuilleton télévisé pour le cinéma.
Contrairement à la série policière burkinabè “Le commissariat de Tampy” qui est diffusée sur le petit et le grand écran avec les mêmes épisodes, “Les 3 B” est un trié à part des images de “Série noire à Koulbi” qui traitent de la même thématique: celle de l’amour. L’originalité de l’innovation consiste à offrir aux cinéphiles et aux téléspectateurs les mêmes images dans des contextes différents. Dans le long métrage, les premiers pourront suivre un film réellement entier et complet tandis que les seconds auront droit à des épisodes différents les uns des autres avec toute la dose de suspense qui caractérise les télénovélas.
Parti pour réaliser un feuilleton policier à la sauce africaine, “Série noire à Koulbi” - qui comprend 30 épisodes de 30 minutes -, les Films du Dromadaire viennent ainsi de faire d’une pierre deux coups. Ainsi, en plus de “Traque à Ouaga”, “Sofia”, “Dossier brûlant”, “Code phoenix” et “L’Or des Younga”, ils viennent d’offrir aux cinéphiles leurs “3 B”. Espérons qu’ils sauront en raffoler comme la légendaire et très burkinabè trilogie de “La Bière, les Brochettes et la B... ”.
09:44 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L’argent a pollué les relations de presse
En effet, en plus du classique publi-reportage qui permet à toute entreprise ou institution d’acheter un espace dans un journal et un temps d’antenne sur une radio ou une télévision, des animateurs des médias ont eu l’ingénieuse idée d’inventer le “reportage facturé”. Il s’agit d’un deal cordial qui permet à l’organisateur d’une manifestation de payer ce qu’il convient d’appeler les frais de couverture médiatique. En contrepartie, l’organe de presse fait l’écho de la manif’ en l’enrobant sous la forme d’une information ordinaire; alors que ceci est commandité. La pratique est si répandue qu’elle semble être la règle, même dans les médias qui sont supposés être “indépendants” de toutes les puissances d’argent. Le hic, c’est que dans le flot de nouvelles qui sont données au public, on ne prend même plus le soin de distinguer les reportages payés de l’information.
Par la force des choses, le “reportage facturé” est devenu un véritable business. Dans certains organes de presse, le plus gros lot des journalistes s’est quotidiennement mobilisé pour cette tâche, qui semble rapporter gros à la caisse de leurs boîtes et de temps en temps à leurs poches.
Seulement voilà, les bailleurs de fonds rechignent de plus en plus à financer ce type de dépense qu’ils considèrent à raison comme un service qui devrait être désintéressé. Aussi, de restriction budgétaire en restriction, les institutions, les associations et les partis politiques ne sont plus prompts à honorer les factures de couvertures médiatiques et de “prise en charge de journalistes”. Conséquences: il y a des grincements de dents.
La dernière illustration a été donnée à l’occasion du dernier congrès du CDP. Contrairement à leurs habitudes, les organisateurs de cette grand-messe ont décidé de décliner les factures proforma de couverture médiatique que certains confrères ont voulu leur envoyer. En lieu et place de la traditionnelle demande de couverture médiatique, rien. Mais cela n’a pas empêché les organes de presse de glaner des bribes par-ci par-là.
Comme on devait s’y attendre, cette dribble astucieuse n’a pas manqué de faire jaser. Même s’il n’y a pas eu officiellement de boycott du congrès du méga parti, le “manque à gagner” est resté en travers de la gorge de plus d’un. La facturation des reportages étant devenue une manne financière, certains organes de presse ne s’imaginent pas de la voir en déperdition ou, au pire, disparaître. Du moins, ils ne sont pas disposés à y renoncer à tous les coups.
Alors, questions: que deviendront les entreprises de presse si la source de leurs ressources officieuses venait à tarir? D’autre part, les institutions, les associations et les partis politiques qui ont jusque-là habitué les médias à s’abreuver à la source de ce gombo non négligeable seront-elles capables de créer de nouvelles relations de presse plus saines et plus désintéressées? Rien n’est moins sûr. Incontestablement, l’argent a pollué l’atmosphère. Il va falloir repartir sur de nouvelles bases. Mais le plus dur sera de savoir d’où viendra l’initiative de ce délicat mais nécessaire changement de cap au pays des Hommes intègres.
09:43 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les tâches noires du SIAO
Les rideaux et les pailles sont tombés sur la 10e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). Plus de peur que de mal, la fête a tenu son pari; organisateurs et convives peuvent globalement se satisfaire d’avoir réussi une biennale sans accrocs majeurs. Mais sur le plan de la communication, l’image du Salon n’en a pas moins pris un sale coup avec les bagarres pour le contrôle de l’espace publicitaire par des brasseries. Le bras de fer qui couvait depuis la 9e édition du Salon a fini par s’étaler sur la place publique en pleine préparation de la manifestation. On retiendra également que l’agence de publicité DEFICOM a traîné en justice le Commissariat général du SIAO pour avoir, unilatéralement, rompu le contrat de “régie publicitaire” qui les liait. Mais si le premier a eu gain de cause contre le second, les Brasseries du Faso (Brafaso) -la société qui s’estime lésée dans l’octroi de la qualité de sponsor- n’a pas pu entrer dans ses droits; du moins pas à la dernière édition du SIAO.
Ainsi, avant et pendant la fête de l’artisanat africain, on a assisté à des passes d’armes par médias interposés entre le Commissariat général du SIAO et l’agence DEFICOM et son client Brafaso. A coups de conférences, de points de presse ou d’interviews, chaque partie ne s’est pas privée de l’occasion d’envoyer une réponse du berger à la bergère. Jean-Claude Bouda, le tonitruant Commissaire général du SIAO a beau clamer qu’il n’a pas “de problème avec Brafaso”, les journalistes ne lui ont pas moins tiré les vers du nez au point qu’il a même failli craquer. A la question de savoir pourquoi Brafaso ne fait pas partie des sponsors officiels du Salon, sa réponse trahit son agacement. “Brafaso n’est pas la seule entreprise du Burkina Faso. Et Deficom n’avait pas pour mission de prospecter cette société, mais plutôt de le faire vis-à-vis d’un certain nombre d’annonceurs. Pourquoi les gens se focalisent-ils sur le seul cas de Brafaso?” peut-on lire dans L’Observateur n°6758 du vendredi 3 novembre.
Comme on peut le voir, les germes de la guéguerre se trouvent dans le flou artistique qui entoure l’interprétation du contrat qui a été scellé entre le Commissariat du SIAO et l’agence de publicité DEFICOM. Chacun s’étant fait son idée des clients à prospecter, il va sans dire que la guerre des interprétations était inévitable. Et lorsque des intérêts souterrains s’en mêlent, bonjour les amalgames.
Le bon sens aurait voulu que le SIAO joue la carte de la transparence sur les critères d’attribution de la qualité de sponsor et de tous les droits d’exclusivité qui y sont afférents. Ce qui aura pour avantage d’être clair pour tous les postulants et d’éviter ainsi cette guéguerre d’interprétation qui montre malheureusement qu’après 20 ans d’existence, la “Vitrine de l’artisanat” traîne des taches noires qu’on gagnerait à nettoyer avant qu’il ne soit trop tard.09:40 Publié dans Politique africaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.11.2006
A quoi sert la Constitution en Côte d'Ivoire?
La preuve que la plupart des pseudos Etats fabriqués de toute pièce pour gérer l'Afrique n'est-elle pas en train d'être donnée par l'imbroglio ivoirien? Tout le monde semble s'accrocher sur l'instrument juridique qui devrait avoir force de loi dans ce pays plongé, depuis 5 ans maintenant, dans les pires contradictions de son histoire. La solution est-elle dans les résolutions de l'ONU ou dans la Constitution ivoirienne?
A cette question embarassante, chaque clan et groupes d'intérêt (y compris la France de Chirac) préfèrent se réfugier dans les interprétations. A la vérité, tous savent que la conduite des affaires de la Côte d'Ivoire, comme plusieurs autres Etats d'Afrique noirs n'ont jamais été réglée par une quelconque loi acceptée par tous. Qu'on arrête de nous distraire avec des résolutions et des constitutions qui ne servent qu'à orner les armoires des institutions nationales et internationales.09:31 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Quelle éducation pour quel homme?
Que peuvent les éducateurs dans la recherche de solution à la crise des valeurs qui secouent nos sociétés? Le frère Michel Perron de l'Institut des Frères du Sacré-Coeur propose des pistes de réflexion qui ne manquent pas de me séduire:
«La vocation historique de l’homme c’est ÊTRE PLUS.... ». L’objectif de tout processus d’éducation est de rendre le «petit d’homme» AUTONÔME. Faire en sorte que sa participation active aux différentes activités de son environnement favorise cette maturité, cette marche, jamais terminée, vers l’autonomie, autonomie qui n’est ni le JE, ni le TU, mais l’apprentissage du NOUS.
Connaît-on geste plus grand de liberté ? Dieu n’a pas voulu être un objet de prières, mais bien une chance de liberté créatrice pour chacun de nous, ses enfants.
Pour être valable, la vraie pédagogie –au sens de l’accompagnement de l’enfant- doit être axée sur les deux piliers: FOI en la VIE...............FOI en l’ÊTRE.....................
Avoir foi en soi et foi dans les relations humaines. Il est important pour l’enfant de bien sous-peser la fonction sociale de chacune de nos actions/réflexions. Les questions essentielles de l’éducation sont: Développer les intelligences, oui, mais pourquoi ? Quel citoyen formons-nous ? Quel acteur du développement ?
En effet, l’important de nos vies est l’esprit, la mentalité qui habite toutes nos actions. Il est fondamental de travailler le VOULOIR et non pas seulement le devoir. Chaque enfant était donc invité à VOULOIR.....mieux faire et mieux être.......donner le maximum de lui-même.......se discipliner.....se dépasser......grandir......et surtout vouloir devenir RESPONSABLE de lui-même et de la société. La finalité de l’éducation est de former des hommes et des femmes DEBOUT.
L’être humain est plus grand que tous les mécanismes qui cherchent à le diminuer...........et l’élève est plus grand que son bulletin...............chacun étant créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, libre.
Bien sûr dans le processus d’autodiscipline, d’apprentissage de sa liberté et de sa responsabilité, il y a eu des erreurs, des glissements ! Certains ont confondu liberté et libertinage.........Mais nous sommes convaincus que la liberté vient à maturité dans la confrontation avec la liberté des autres, dans la lutte pour la défense de ses droits et dans le respect de ses devoirs.
Il n’y a pas de pédagogie qui peut forcer la porte de l’être humain, elle ne fait que l’y aider, mais l’effort principal demeure celui de l’élève premier responsable de sa formation. La porte du changement et de la transformation ne peut s’ouvrir que de l’intérieur de chacun. Le choix du comment vivre sa vie appartient à chacun.
Le vrai SUCCÈS est le SUCCÈS INTÉRIEUR. Il ne se rencontre pas dans la possession matérielle de choses, même un diplôme, mais plutôt dans la possession de soi-même. Le véritable succès est le succès partagé : être heureux en aidant les autres à l’être aussi.
Fr.Michel Perron s.c. ......depuis le Brésil
09:02 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.11.2006
Des RIPO pour sortir la peinture de l’ombre
RIPO (Rencontres internationales de peinture de Ouagadougou), c’est la nouvelle rampe de lancement que s’offrent, du 2 au 8 novembre, une cinquantaine de plasticiens de 14 pays d’Afri
que et d’Europe, désireux de prendre leur envol en main. Conçue et pétrie par l’Association pour la promotion des arts plastiques (Apap) créée en février 2000, l’initiative se veut “un cadre de formation professionnelle, d’expression et de rencontres”. Tout en venant compléter la galerie des festivals dont la capitale burkinabè a le secret, les RIPO se positionnent sans doute avec l’originalité de leur attachement à la seule discipline qu’est la peinture.
En effet, Suzanne Ouédraogo, une des chevilles ouvrières des RIPO, peut se gargariser du fait que la peinture “constitue, au même titre que la culture, le médium privilégié des artistes contemporains burkinabè”. Il n’en demeure pas moins que cet art est peu reconnu et soutenu par les Africains en général. Ses plus grands amateurs - et donc ses acheteurs - sont ailleurs ou viennent d’ailleurs. Or, aussi longtemps que les arts plastiques n’auront d’autres marchés qu’étrangers à leurs lieux de création et de production, il ne faut pas s’étonner que les peintres africains n’aient d’autre choix que de s’exiler pour vivre de leur métier. Or, à force de dormir sur “la natte des autres”, on risque d’avoir tôt ou tard un réveil douloureux. Les plasticiens africains se doivent de réinventer l’avenir ou périr.
C’est probablement pourquoi, en marge de l’exposition des œuvres créées par la cinquantaine de plasticiens conviés, les RIPO ont voulu joindre l’esthétique à la réflexion active en tenant les 3 et 4 novembre un séminaire international sur les problèmes et les perspectives du marché de l’art africain contemporain. Pour l’épanouissement des plasticiens africains désireux de vivre et de s’épanouir dans leur art, une chose est d’avoir des talents et des potentialités, une autre chose est de pouvoir les vendre. Telle est la question à laquelle aucun acteur culturel ne devrait se dérober. Les initiateurs des RIPO ont le mérite d’en poser les premiers jalons, pour que leur passion commune qu’est la peinture sorte enfin de l’ombre.
10:16 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Une autre culture urbaine est possible
Pour la 6e fois consécutive, l’association Umané Culture pilotée par notre jeune compeulhtriote Ali Diallo aura réussi le pari de faire du festival Ouaga hip-hop un cadre de promotion des “cultures urbaines”, qui n’ont plus de secret pour les jeunes des villes africaines. Avec déjà 6 éditions qui semblent bien adossées sur le dynamique réseau des Centres culturels français du Burkina, force est de constater que le hip-hop est devenu un véritable phénomène culturel avec lequel les autorités en charge de la culture doivent désormais compter.
C’est de notoriété publique que grâce à sa force de frappe artistique, le mouvement s’est sorti du ghetto qui lui collait à la peau pour s’imposer comme culture à part entière. Ainsi, au-delà des concerts qui leur permettent de donner à voir leurs talents, le festival Ouaga hip-hop a le mérite d’offrir aux jeunes Africains la possibilité de se former aux techniques de la danse, du graffiti, de l’écriture et du slam, de la chanson, du théâtre, du management et même du journalisme culturel.
Le moins que l’on puisse constater est que malgré l’indifférence d’une certaine frange de promoteurs aux bonnes graines semées par ce mouvement, les jeunes d’ici et d’ailleurs croient dur comme fer que l’avenir appartient à ceux qui se cultivent en RAPant. A regarder les merveilleuses fleurs dont le hip-hop a ennobli la musique burkinabè à travers Smokey, les groupes Yeleen, Faso Kombat, K-Ravane, pour ne parler que du pays des Hommes intègres, force est de reconnaître qu’à défaut de le transformer, les RAPeurs sont en passe de créer un autre monde. A l’instar de la compagnie française de danse, à travers un merveilleux spectacle livré jeudi dernier au CCF Georges-Méliès, le festival a démontré que le hip-hop n’est autre chose qu’une ouverture de l’esprit des jeunes à la tolérance, au respect et à l’acceptation de l’autre dans un mouvement où l’on danse CHOREAM - lire “corps et âme”. Quoi de plus normal que les RAPeurs croient peut-être naïvement qu’un autre monde soit possible!
10:14 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

