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  • Et la Toile relia le Burkina à sa diaspora!

    Ce n'est pas encore le “haut débit”, mais la connexion s'établit lentement et sûrement entre le Burkina et la diaspora via Internet. Grâce aux formidables possibilités qu'offrent les Technologies de l'information et de la communication (TIC), les Burkinabè de l'extérieur peuvent s'informer, en temps réel, sur ce qui se passe dans leur pays d'origine. Considérée hier seulement comme un rêve impossible, la reconstruction de nouveaux liens entre les deux entités a poussé de grandes et prometteuses ailes. Au fil des années, plusieurs portails, fenêtres et boîtes aux lettres se sont ouverts sur la Toile mondiale; un voyage virtuel à moindre clic de souris suffit désormais pour fouler la terre des Hommes intègres. Il s'agit, sans conteste, d'une magnifique avancée technologique qui a considérablement réduit les distances.

    Force est de reconnaître les mérites des pionniers de cette nouvelle culture et de rendre hommage à nos compatriotes qui cultivent le jardin du Burkina sur cette nouvelle planète où le rêve de l'abolition des frontières est une réalité et où le monde apparaît véritablement comme un village. Sans froisser sa modestie et celle de tous ceux qui œuvrent dans l'ombre, il convient de reconnaître que notre confrère Cyriaque Paré offre à la presse et à l'information faite par les Burkinabè une visibilité inestimable sur le site www.lefaso.net depuis 2003.

    Passionné de TIC, auteur de plusieurs recherches sur le rapport entre les TIC et les médias, il s'illustre comme un butineur exemplaire qui a su dresser un formidable pont d'échanges, de rencontres et de débats entre le Burkina et sa diaspora par le biais de l'information. Chargé de communication à l'ambassade du Burkina à Paris, il est également ce modèle de Burkinabè de l'extérieur qui garde un lien permanent et vivant avec son pays natal grâce au cordon de l'Internet. Non moins illustre, Youn Sanfo, ingénieur informaticien résident à Caen, fait également les beaux jours de la Burkinafasoconnexion à travers la conception de portails et de logiciels libres qui ont permis à de nombreux Burkinabè de l'extérieur et de l'intérieur de se trouver un “point de rencontre” sur la Toile.

    Ces valeureux éclaireurs ont certainement défriché le terrain à tous les sites web qui se proposent de retisser les liens de parenté, de solidarité et de coopération entre le Burkina et sa diaspora. En effet, depuis le 28 mars 2006, le gouvernement a établi, en collaboration avec l'Organisation internationale pour la migration (OIM), un pont officiel de communication avec les Burkinabè de l'extérieur via le portail: www.burkinadiaspora.bf. A travers le programme Mida (Migration pour le développement en Afrique), le Burkina, à l'instar d'autres pays africains, s'engage désormais à reconquérir ses fils dispersés dans le monde en leur fournissant “de manière concise et opportune des données utiles et appropriées”. S'appuyant sur l'aubaine de l'Internet, l'initiative ambitionne de donner à la diaspora burkinabè des informations utiles et appropriées sur les besoins de leur pays en ressources humaines et financières, sur les opportunités d'emploi ainsi que sur les possibilités et créneaux d'investissement. En somme, il s'agit d'une traque de cerveaux et capitaux dans laquelle Internet devra jouer le rôle de cheval de Troie.

    En attendant, notre confrère Fasozine aura réussi le tour de force d'enrichir le paysage médiatique, depuis décembre 2005, par un magazine ouvert sur “ces Burkinabè, souvent méconnus ou oubliés, qui font des merveilles à l'extérieur”. Il n'est jamais trop tard pour reconstituer le puzzle d'un Burkina qui cherche ses marques dans le tic-tac des TIC.