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31.07.2006

Mots et maux de presse

medium_7media.jpgDepuis le fameux printemps de la presse qui a fait naître plusieurs titres dits indépendants et des ondes ‘’libres’’ sur la bande FM, le Burkina, comme plusieurs pays d’Afrique, rêve d’une ‘’vraie’’ presse qui comble enfin sa soif d’information indépendante. Une presse “où la critique constructive permet de chasser les médiocres, valoriser les compétences et faire la place à l’imagination créatrice”, selon le vœu émis par le professeur Serge Théophile Balima, dans une interview accordée à notre confrère Sidwaya dans sa livraison n°5652 du 18 juillet dernier. Lui-même journaliste, enseignant à l’Université de Ouagadougou et directeur du Centre d’expertise et de recherche africain sur les médias (Ceram), il n’a pas résisté à la tentation de montrer le chemin à suivre.

Ainsi, pour lui, “La presse (ndlr: la véritable) doit impliquer les autres composantes de la société. Pas seulement les acteurs politiques mais aussi les acteurs économiques, les communautés villageoises et toutes les couches sociales. C’est à ce prix que les gouvernants sauront ce que pensent les uns et les autres afin d’apporter les ajustements nécessaires à la quête du développement”. Et blablabla...

Pour paraphraser une expression poétique de la vedette canadienne Céline Dion, on a bien envie de dire que “s’il suffisait... qu’on théorise sur ce que la presse devrait être ou faire”, le rêve évoqué plus haut ne tiendrait qu’à un coup de bâton magique. Mais hélas! Entre le rêve, les vœux et la réalité, les contradictions, les compromissions et les trahisons sont telles que la médiocrité semble une fatalité pour la presse burkinabè. Tout le monde connaît les maux dont elle souffre, certains se vantent même de détenir le remède miracle, mais personne n’ose se salir les mains. Comme on doit s’en douter, le diagnostic et les critiques sont plus aisés.

Pour marquer une halte aux sempiternelles palabres sur le problème de la “convention collective”, tout le monde - y compris le Pr Balima - s’accorde à reconnaître qu’il s’agit d’“une bonne chose en soi”. Mieux, il en identifie même les goulots d’étranglement. Mais le pessimisme avec lequel il conclut ses analyses semble la chose la mieux partagée par la plupart des samaritains qui sont supposés secourir la presse burkinabè. Difficile de trouver un bon samaritain, quelqu’un de suffisamment compatissant pour sauver ce qui peut encore l’être. Les enseignants, chercheurs, bailleurs de fonds, organisations professionnelles et journalistes ne sont d’accord que sur une seule chose: leur désaccord.

Á l’instar des politiciens, chacun préfère être la tête d’un rat que la queue d’un lion.

Or, aussi longtemps que chacun prêchera pour sa chapelle et que la guerre des intérêts particuliers prendra le pas sur celle de l’intérêt général, il est évident que la cacophonie des mots finira pas lasser. Le pire sera certainement d’arriver à banaliser les maux qui plombent une presse dont le rôle incontournable ne souffre pourtant pas de débat.

Entre les mots et les maux de presse, on veut visiblement une chose et son contraire. Ou bien il y a de la mauvaise foi quelque part.

En attendant la Télénovela made in Africa

Contrairement au proverbe qui veut que la charité bien ordonnée commence par soi-même, les télévisions africaines en général et burkinabè en particulier ont fait la part belle aux télénovélas importées. Les écrans noirs sont littéralement envahis par ces romans télés à la sauce hispanophone et lusophone dont les téléspectateurs, particulièrement la gent féminine, ont désormais du mal à se passer. A partir de 13 h 30, 19 h 30, 22 h 30 quand commence la diffusion de Rubi, Sublime mensonge et Muneca Brava, la vie s’arrête dans les ménages. Lorsque l’heure des fameux feuilletons coïncide avec un événement important ou même une célébration religieuse, certains accrocs n’hésitent pas à tout sacrifier pour ne rater aucun épisode. Les plus nantis se le font enregistrer, lorsqu’ils n’ont pas le moyen de faire autrement.

Comme on peut le voir, le phénomène des télénovélas brésiliennes, mexicaines et vénézueliennes ont tellement envahi nos écrans qu’il semblait impossible d’avoir et de voir autre chose à leur place. Ceux qui l’ont inventé, il y a environ 40 ans au Brésil, sont agréablement surpris par le raz-de-marée non seulement dans toute l’Amérique latine, mais également en Europe, en Asie et en Afrique.

Mais s’il est vrai que rien ne résiste au charme ravageur de la télénovéla, doit-on conclure qu’il n’y a plus de place pour les séries télévisées made in Africa ou que les téléspectateurs africains ne sont plus capables d’aimer et de vivre avec la même intensité les émotions d’acteurs locaux, mis en scène par des réalisateurs de leur terroir? Pour parler plus localement, les acteurs du cinéma burkinabè ont-ils l’audace de rivaliser avec leurs confrères sud-américains qui inondent leur marché par TV-Globo interposés? Enfin, jusqu’où la télévision nationale du Burkina peut-elle aller dans l’ouverture à des séries made in Burkina tout en maintenant son propre équilibre financier?

Ce sont là autant d’interrogations qui méritent d’être soulevées au moment où des réalisateurs et producteurs burkinabè pointent sérieusement le nez dans un secteur qui semblait jusque-là une chasse gardée ou un domaine réservé (c’est selon). Rien qu’en cette année 2006 on a vu poindre deux téléfilms à la sauce burkinabè: “Commissariat de Tampy”, réalisé et produit par Missa Hébié et “3 hommes 1 village” réalisé par le tandem Issa Traoré de Brahima et Idrissa Ouédraogo et produit par Aminata Diallo-Glez.

Alors que le premier se fait toujours attendre par les téléspectateurs, le second a livré ses prémices jeudi dernier. Les deux ont frappé à la porte de la TéNéBreuse et espèrent apporter un peu plus de couleurs locales au petit écran. Lentement mais sûrement, les professionnels se mettent au diapason et affichent leurs ambitions. Peut-être qu’avec un peu plus de mécénat, le “carrefour du cinéma africain” deviendra aussi le creuset de la télénovela africaine.

 

13.07.2006

Immigration? Rien à foot moi!

J’aurais voulu naître footballeur que de finir godeur dans un foutu bled où le soleil n’arrête pas de me chicoter le crâne. En tant que francophile et fils de colonisés, j’aurais pu, avec un peu de baraka, échouer en équipe de France comme Zidane, Makélélé, Viera, ou Govou,… Je suis vraiment jaloux de ces garçons qui ont fait rêver la France d’une deuxième coupe du monde. Eux au moins ils ont eu la chance d’être au bon endroit au bon moment et d’avoir surtout du talent à revendre. Avant que Pasqua,… et Sarkozy ne passent par-là.

Ah, Abengué! Quand je pense que le "Pays de Blancs" fait toujours rêver au point que certains continuent d’aller se jeter dans les grillages de 6 mètres de haut, j’ai vraiment mal au cœur. Mais après une bonne Guigui, je me rends bien compte qu’ils n’ont pas tort de partir. Ne serait-ce que pour échapper à toutes les megd qui nous tracassent ici. Même dans des embarcations de fortune, entassés comme des sardines.

Ces gros cons sans foi ni loi qui pillent, volent et violent ce continent à la croisée de tous les espoirs sont aussi pires que les requins de la Méditerranée. Ils ont raison de fuir le fossé qui s’élargit de jour en jour entre les moisis et les gros porcs sur l’échelle du Centre pour la Gouvernance Démocratique. Comment ne pas décamper si des fraudeurs continuent de déverser sur nous des produits de megd, alors que nous n’avons même pas les moyens d’honorer les ordonnances de médecins?! Même lorsque l’aventure s’achève dans les nasses des gardes-côtes italiens ou espagnols, ceux qui sont partis ont peut-être le mérite de vouloir un autre monde. J’aurai voulu les suivre, si j’en avais le courage.

Mais bon sang de megd, je n’aurai jamais les 1 000 euros qu’exigent les passeurs, ni les couilles pour oser braver les requins. Qui va m’aider à avoir tout ce pognon? Avec un salaire payé au lance-pierres, je ne réussirai jamais à convaincre un banquier de me faire un quelconque crédit. J’ai laissé tellement d’ardoises sales dans les maquis où je traîne ma bosse que plus personne ne me fait confiance. Même pas mes compagnons de godets. Inutile de demander à ces enfoirés de faire une cotisation de solidarité pour moi pour que je les rembourse une fois de l’autre côté. Ils sont aussi paumés que des rats d’église.

Il ne me reste plus qu’à continuer à végéter dans cette megd. Faut pas rêver! Après tout, c’est toujours mieux de rester vivant, même sur une terre de megd, que de finir au fond d’un océan, à la recherche de l’eldorado.

Ces films qui ne nous regardent pas assez!

Du 13 au 16 juillet, l’association Semfilms installe, pour la deuxième fois consécutive, ses quartiers du "Ciné Droit Libre" à Ouagadougou. Ce festival, axé cette année sur le thème "Médias et conflits en Afrique", tire son originalité du fait qu’il se consacre aux films documentaires traitant des problèmes de droits humains et de liberté de la presse. Il se particularise également par le fait qu’il fait la part belle aux œuvres frappées d’une manière ou d’une autre d’anathème dans le pays d’origine de leurs réalisateurs.

Fidèle à la tradition, la 2e édition du "Ciné Droit Libre" va décerner, cette année encore, au "meilleur projet de film documentaire sur les droits humains et la liberté de la presse" un prix d’une valeur de 2 millions de F CFA. Une manière pour Semfilms de donner un coup de fouet à ce genre cinématographique très peu pratiqué sous les tropiques.

Les cinéphiles de Ouagadougou auront droit à des films dont les titres sont aussi agitateurs qu’interrogateurs. Mieux, Kim Longinotto a fait le déplacement avec son "Sisters in law", Djamel Tahi sera là pour répondre des interrogations des cinéphiles sur "Sida le doute!", on reparlera avec Joseph Gaye Ramaka de "Et si Latif avait raison" et avec Thierry Michel de "Mobutu, roi du Zaïre", etc. Pendant 4 jours le public ouagalais aura plein les yeux des films qui décrivent, explicitent et documentent les réalités africaines de non droit, de bafouement de la dignité humaine, de musellement de la presse et de piétinement de la liberté d’expression. Bref, la liberté reprend ses droits grâce au 7e art, il n’y aura pas de sujet tabou à Ouagadougou.

Mais les organisateurs du festival "Ciné Droit Libre" ne devraient pas perdre de vue la question essentielle: faire en sorte que le genre documentaire axé sur les droits humains et la liberté de la presse s’impose sur les grands et petits écrans en Afrique. Il n’est un secret pour personne que le cinéma, tel qu’il se fait aujourd’hui, se contente de produire des films qui sont assez étrangers au vécu des populations, ne reflète pas assez leur monde. En somme, le cinéma africain n’est pas assez documenté sur notre époque, nos rêves brisés, nos espoirs assassinés et sur les idéologies qui font et défont le continent. Des films qui permettent aux populations de s’informer et d’ouvrir des discussions sur la réalité qu’elles subissent, voilà ce qui manque le plus sur les écrans noirs. 

"Ciné Droit Libre" a sans doute le mérite de poser les jalons de ce qui pourrait au fil des années devenir la tribune par excellence des œuvres qui naissent envers et contre tous, des films qui redonnent vie à la parole et à la réflexion, malgré les frustrations ambiantes. Pour ce faire, la production de documentaires thématiques doit devenir un pari sur l’avenir, un défi aussi bien pour les réalisateurs du grand écran que de la télévision.

Au-delà des débats et des ébats d’un festival, c’est un déficit du cinéma africain que l’association Semfilms tente de combler. Mais pour que le film documentaire devienne un acte de résistance et donc de combat pour les droits humains et la liberté de la presse, il faut encore que les producteurs, les distributeurs sortent des sentiers battus de la conception, de la réalisation… et du financement. Il faut que nos grands et petits écrans se libèrent tôt ou tard des chaînes et schémas lénifiants qui font que les héros les plus adulés des enfants d’Afrique sont encore des hommes et des femmes blonds aux yeux bleus ou verts au lieu d’être Mandela, Lumumba, N’Krumah, Sankara ou Norbert Zongo. Ainsi, grâce à la magie et à la machine du 7e art, une autre Afrique peut naître dans l’esprit des Africains,…et un "autre monde est possible" selon le vœu ardent des organisateurs du festival "Ciné Droit Libre".

10.07.2006

Les renseignements payants font recette au Burkina

En enseignant que le “temps, c’est de l’argent”, la maxime anglaise “Time is money” est, sans doute, la meilleure conception libérale du temps. En effet, s’il est vrai que le temps bien employé est un profit, il n’en est pas moins que le temps que l’on fait gagner à quelqu’un doit être rentabilisé. Des opérateurs de téléphonie ont tellement bien appris la british lesson qu’ils ont créé le deal des renseignements payants. Et ça semble marcher, avec des fortunes diverses.

Depuis le début de l’année 2006, le Faso aussi décolle lentement mais sûrement de l’ère des renseignements gratuits pour celle des renseignements facturés. La première expérience a été officiellement lancée fin mars dernier par le consulat de France.

Plus question d’aller au 33 Avenue du Trésor pour un hypothétique rendez-vous de demande de visa. Au lieu de se déplacer, comme ils le faisaient auparavant pour rien, les demandeurs détenteurs d’un passeport ordinaire peuvent téléphoner au n° 3006 pour fixer un rendez-vous avec le consul. Mais le temps ainsi gagné est payé à 354 F Cfa la minute de communication avec le serveur vocal du consulat.

En plus de connecter l’ambassade gauloise sur l’orbite des nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic), l’opérateur téléphonique qui gère le deal vient d’élargir sa gamme de service à l’ensemble des consommateurs. Pour avoir les contacts de la pharmacie de garde, l’adresse du restaurant où déjeuner avec son prince charmant ou les horaires des “oiseaux de fer”, plus besoin d’angoisser son épouse ou sa maman. Il suffit de taper le 3003 pour débloquer la situation.

La nouvelle trouvaille a l’avantage de faire gagner du temps, mais la facture de téléphone devient un petit peu plus salée. C’est désormais le prix à payer pour être de plain-pied dans le vent de la société de consommation sur-rhytmée par les Ntic. C’est là où ça fait grincer les dents. En revanche, force est de reconnaître que lorsqu’un service est efficace, il n’y a pas de raison que le consommateur n’y trouve pas son compte, quel que soit le prix à payer. S’il est vrai que le n°120 du service des renseignements de la nationale des télécommunications est gratuit, il n’en demeure pas moins qu’on perd parfois un temps fou pour y accéder. L’attente est généralement très longue et le refrain: “Vous êtes bien au service des renseignements, veuillez patienter, s’il vous plaît” ne contribue qu’à agacer davantage.

Dans une société où l’écrasante majorité est habituée à la gratuité au point de l’exiger comme un droit, le nouvel opérateur de renseignements a besoin d’une bonne dose de campagne publicitaire et médiatique pour imposer le new deal. L’axiome “Time is money” n’est pas encore la chose la mieux partagée au Faso, et tous ceux qui veulent leur beurre dans les renseignements payants doivent se le faire dire.

Au-delà des péripéties inhérentes à toute nouvelle entreprise, le principal défi reste celui de la qualité du service. Africom, puisque c’est de lui qu’il s’agit, doit batailler dur et honnêtement pour que le nouveau service soit à la hauteur des attentes du public. Et que, surtout, les informations fournies ne souffrent pas d’imprécision. Ainsi tout le monde sortira gagnant du new deal des renseignements payants.

Et la Télé ne servait qu'à ... tout vendre

Parmi les réclames qui sont distillées en ce moment sur la TéNéBreuse, il y en a de toutes les couleurs: des grises, des vertes et des pas mûres. C’est vrai qu’ici au Faso on n’est pas encore au niveau où la publicité intempestive interrompt les programmes de la télévision. Mais ici comme là-bas, les résultats sont les mêmes. Ce que vend la télé aux annonceurs, c’est “du temps de cerveau humain disponible” pour reprendre la très célèbre formule de Patrick Le Lay, ancien P-DG de la télévision française TF1. Avec des fortunes diverses, les faiseurs d’images y arrivent plus ou moins.

Ce qui est frappant, c’est surtout le sens de l’humour qui transparaît de plus en plus dans les pubs. Ainsi, lorsque des parents feintent leurs propres enfants pour se régaler de pâtes alimentaires, c’est chercher des poux sur un crane rasé que de dénoncer l’immoralité de cet acte qui n’a d’autre but que de montrer que le produit est si intéressant qu’on a bien envie de le garder pour soi tout seul. Ce qui compte, ce sont les utopies qui accrochent et les conceptions inventives qui déroutent même. Ainsi, même si les téléspectateurs ont pu être déboussolés par cette annonce qui se joue d’une moto comme d’un ballon de foot sur une pelouse, il n’en demeure pas moins que celle-ci ne laisse personne indifférent. On l’aime ou on ne l’aime pas. Mais l’essentiel est qu’elle a réussi à retenir pendant un temps le cerveau de celui qui l’a vue. Que dire de cette pub de Coca-Cola qui associe les contraires naturels pour célébrer la joie que procure le foot? Comme on devrait le savoir, le but du jeu est de pousser le bouchon le plus loin possible pour “faire vendre”. Peu importe la morale ou les valeurs sociales.

Ainsi, dans le collimateur des téléspectateurs se trouvent en premières lignes les annonces pour les produits éclaircissants de la peau. Dieu sait qu’elles sont légion, les belles-de-nuit qui enduisent leurs corps de ces pommades sous les tropiques; mais de là à vouloir élargir le cercle des femmes “multicolores”, il y a un pas indécent qu’une main invisible tente de franchir. Dans ce marché de dupes, la télévision constitue un puissant véhicule. Du moins, les images des pubs sont choisies à dessein. Les femmes ne sont-elles pas prêtes à tout essayer pour la reconquête de la beauté fânée?  Des don Juan qui dévorent des yeux des femmes teint clair jusqu’à se cogner le nez au poteau téléphonique, n’en connaît-on pas également au Burkina?

Au-delà des clichés jugés - à tort ou à raison - dégradants pour la dignité et l’intégrité de la femme à la peau d’ébène, les pubs incriminées ne sont pas moins étrangères aux faits et gestes des hommes et femmes de chez nous. En cela, les publicistes ne font que profiter d’une situation dans l’espoir d’en tirer le meilleur bénéfice pour leurs clients. On devrait plutôt se demander pourquoi ces publicités peu glorieuses font les choux gras de la télévision nationale. A qui profitent ces réclames qui dévoient la beauté de la “femme noire” au propre comme au figuré?

Il n’est un secret pour personne que les multinationales tiennent nos télévisions par la bourse. Et la TéNéBreuse n’échappe pas au piège de ce cercle vicieux où le business, le fric, les sous, le blé et la thune prennent le pas sur tout le reste, y compris moral ou ce qui en reste. Ce qui est plus regrettable, c’est qu’au Faso les héros sont fatigués. Il ne faut pas s’étonner que la télévision ne serve qu’à faire vendre. De la diffusion du Mondial à la télé en passant par les multiples télénovélas, les coupes de députés, les installations de maires, les émissions spéciales sur les voyages du PF, du PM ou du PAN... tout cela ne vise qu’un seul et même objectif: faire vendre un produit, un homme politique, de la téléphonie, ou un programme politique. Tous ceux qui grillent leurs cerveaux à longueur de journée devant la télé n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.

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