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13.07.2006
Immigration? Rien à foot moi!
J’aurais voulu naître footballeur que de finir godeur dans un foutu bled où le soleil n’arrête pas de me chicoter le crâne. En tant que francophile et fils de colonisés, j’aurais pu, avec un peu de baraka, échouer en équipe de France comme Zidane, Makélélé, Viera, ou Govou,… Je suis vraiment jaloux de ces garçons qui ont fait rêver la France d’une deuxième coupe du monde. Eux au moins ils ont eu la chance d’être au bon endroit au bon moment et d’avoir surtout du talent à revendre. Avant que Pasqua,… et Sarkozy ne passent par-là.
Ah, Abengué! Quand je pense que le "Pays de Blancs" fait toujours rêver au point que certains continuent d’aller se jeter dans les grillages de 6 mètres de haut, j’ai vraiment mal au cœur. Mais après une bonne Guigui, je me rends bien compte qu’ils n’ont pas tort de partir. Ne serait-ce que pour échapper à toutes les megd qui nous tracassent ici. Même dans des embarcations de fortune, entassés comme des sardines.
Ces gros cons sans foi ni loi qui pillent, volent et violent ce continent à la croisée de tous les espoirs sont aussi pires que les requins de la Méditerranée. Ils ont raison de fuir le fossé qui s’élargit de jour en jour entre les moisis et les gros porcs sur l’échelle du Centre pour la Gouvernance Démocratique. Comment ne pas décamper si des fraudeurs continuent de déverser sur nous des produits de megd, alors que nous n’avons même pas les moyens d’honorer les ordonnances de médecins?! Même lorsque l’aventure s’achève dans les nasses des gardes-côtes italiens ou espagnols, ceux qui sont partis ont peut-être le mérite de vouloir un autre monde. J’aurai voulu les suivre, si j’en avais le courage.
Mais bon sang de megd, je n’aurai jamais les 1 000 euros qu’exigent les passeurs, ni les couilles pour oser braver les requins. Qui va m’aider à avoir tout ce pognon? Avec un salaire payé au lance-pierres, je ne réussirai jamais à convaincre un banquier de me faire un quelconque crédit. J’ai laissé tellement d’ardoises sales dans les maquis où je traîne ma bosse que plus personne ne me fait confiance. Même pas mes compagnons de godets. Inutile de demander à ces enfoirés de faire une cotisation de solidarité pour moi pour que je les rembourse une fois de l’autre côté. Ils sont aussi paumés que des rats d’église.
Il ne me reste plus qu’à continuer à végéter dans cette megd. Faut pas rêver! Après tout, c’est toujours mieux de rester vivant, même sur une terre de megd, que de finir au fond d’un océan, à la recherche de l’eldorado.
08:41 Publié dans Information et relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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